Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2300358(TA93-2300358)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme C, agissant pour elle-même et ses trois enfants mineurs, d’une demande d’indemnisation de 20 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 9 octobre 2019. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence, mais uniquement à l’égard de la requérante, et non de ses enfants. La solution retenue est que l’État est condamné à verser 3 000 euros à Mme C pour le préjudice subi entre le 9 avril 2020 et le 22 septembre 2022, date de son relogement, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2300362(TA93-2300362)
Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 5 040 euros à M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 29 janvier 2021, en raison de l’absence de relogement de sa famille (cinq personnes dans un logement de 35,5 m²). La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, pour carence fautive à compter du 29 juillet 2021. Le préjudice a été évalué en fonction des troubles dans les conditions d’existence subis jusqu’au jugement du 22 janvier 2025.
N° TA93-2300368(TA93-2300368)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. D d’une demande d’indemnisation de 20 000 euros pour les troubles subis du fait de l’absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 8 janvier 2021 le reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité, mais uniquement à l’égard de M. D, et non de sa femme ou de ses enfants. Il a constaté que le logement de 34 m² était effectivement sur-occupé, mais que les allégations d’humidité et d’insalubrité n’étaient pas prouvées. La solution retenue est fondée sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA93-2300445(TA93-2300445)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 10 000 euros pour absence de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 18 avril 2018, n'a été relogée que le 21 juillet 2020. Le tribunal a estimé que la responsabilité de l'État était engagée en raison de la carence dans l'exécution de la décision de la commission, mais a rejeté la demande faute pour Mme A d'avoir produit le contrat de location initial, ne permettant pas d'apprécier la réalité du préjudice subi. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA93-2300464(TA93-2300464)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 4 000 euros à Mme C pour la carence fautive du préfet de la Seine-Saint-Denis à exécuter la décision de la commission de médiation du 5 mai 2021 la reconnaissant prioritaire pour un relogement d'urgence. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien de la situation de sur-occupation du logement de 42 m² pour un foyer de cinq personnes. Le tribunal a estimé le préjudice à 4 000 euros, tenant compte de la durée de la carence depuis le 5 novembre 2021 et des troubles dans les conditions d'existence, mais a rejeté la demande de 9 000 euros faute de preuve d'un loyer excessif.
N° TA93-2300484(TA93-2300484)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 4 600 euros à Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 21 octobre 2020, en raison de l'absence de relogement de sa famille (cinq enfants) dans un logement suroccupé de 21 m². La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive à compter du 21 avril 2021 jusqu'au relogement le 20 décembre 2023, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a également alloué 1 080 euros au conseil de la requérante au titre des frais de justice.
N° TA93-2300504(TA93-2300504)
Responsabilité de l'État pour carence dans le relogement d'une personne reconnue prioritaire (droit au logement opposable). Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la demande indemnitaire de Mme El Imam, qui sollicitait 40 000 euros pour absence de relogement depuis 2013. La requérante n'établit pas que son logement de 34 m², occupé avec son époux, est inadapté à ses besoins ou capacités financières, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État en cas de reconnaissance pour défaut de réponse à une demande de logement social. Application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA93-2300516(TA93-2300516)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 4 800 euros à M. A pour les troubles dans ses conditions d'existence, en raison de l'absence de relogement de sa famille (cinq personnes dans un logement de 40 m²) après sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 7 octobre 2020. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour la période du 7 avril 2021 au 22 janvier 2025. Le tribunal a également accordé 1 500 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA93-2300561(TA93-2300561)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 2 650 euros à Mme B pour les troubles dans ses conditions d’existence, faute de lui avoir proposé un logement après sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 24 juillet 2019. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation, la carence fautive ayant débuté le 24 janvier 2020. L’indemnisation a été limitée à la période du 24 janvier 2020 au 30 juillet 2023, date jusqu’à laquelle Mme B justifiait de la régularité de son séjour. La somme allouée inclut les intérêts au taux légal à compter de la demande préalable du 11 août 2022.
N° TA93-2409534(TA93-2409534)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait le traitement rapide de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions à fin d’annulation d’une décision administrative, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu’il ne peut ni adresser d’injonctions à l’administration ni se substituer à elle en dehors des cas prévus par la loi. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code, permettant de rejeter sans instruction les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA93-2401635(TA93-2401635)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 18 janvier 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et à l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation personnelle. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la même Convention a été écarté.
N° TA93-2407863(TA93-2407863)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a annulé l'arrêté du 29 avril 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant malien, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal estimant que le refus portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant. Le juge a relevé que M. A justifiait d'une présence quasi continue en France depuis 2016 sous couvert de titres de séjour ou récépissés, d'une insertion professionnelle stable avec un CDI et une autorisation de travail. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé.
N° TA93-2500469(TA93-2500469)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, a constaté que le requérant, initialement retenu au centre de rétention n°3 du Mesnil-Amelot, avait été remis en liberté et domicilié à Meaux. En application des articles R. 312-8 du code de justice administrative et R. 922-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a estimé que la compétence territoriale relevait désormais du tribunal administratif de Melun. Par ordonnance du 22 janvier 2025, il a transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA93-2413158(TA93-2413158)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus d’habilitation sans badge pour accéder à des sites sécurisés aéroportuaires. Le préfet avait motivé ce refus par l’incompatibilité du comportement de l’intéressé (condamnations pour stupéfiants, violences, etc.) avec les fonctions envisagées. Le requérant n’a soulevé qu’un moyen inopérant, relatif aux conséquences personnelles et professionnelles de la décision, sans contester la matérialité des faits ou leur incompatibilité. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, rejette la requête pour moyen inopérant.
N° TA93-2412818(TA93-2412818)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral d'expulsion du territoire français. La juridiction a estimé que la requête ne contenait que des moyens inopérants ou manifestement insuffisamment précis, sans production de mémoire complémentaire dans le délai légal. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes manifestement infondées.
N° TA93-2500480(TA93-2500480)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant malgache, afin d'obtenir un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour. Le juge a constaté une carence de l'administration, le préfet n'ayant pas répondu aux nombreuses demandes de rendez-vous de l'intéressé, ce qui menaçait son contrat de travail et ses ressources. Cette situation a été jugée constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'exercice d'une activité professionnelle, justifiant l'urgence. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. B dans un délai de cinq jours et a mis à la charge de l'État la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2500691(TA93-2500691)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Savigny-sur-Orge (Essonne) à la date de la décision attaquée, il a ordonné, sur le fondement des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA93-2500735(TA93-2500735)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis du 13 mars 2019. Le juge a constaté que le requérant disposait d'un délai de quatre mois à compter de l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission pour saisir le tribunal, conformément à l'article R. 778-2 du code de justice administrative. La requête, déposée le 15 janvier 2025, était tardive car le délai expirait le 14 janvier 2020. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans instruction contradictoire préalable.
N° TA93-2500467(TA93-2500467)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de le mettre en mesure de présenter une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le requérant était domicilié dans les Côtes-d'Armor et non en Seine-Saint-Denis, et a donc décliné sa compétence territoriale en application de l'article R. 312-8 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête comme manifestement irrecevable, sans examen de l'urgence ou du bien-fondé.
N° TA93-2500108(TA93-2500108)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par la société espagnole Kota Blue SL d’une demande de remboursement d’un crédit de TVA de 45 705,27 euros pour l’année 2022. La requête enregistrée le 4 janvier 2025 sous le n° 2500108 constituait un doublon d’une requête identique déposée le 2 juillet 2024 et enregistrée sous le n° 2409369. En application de l’article R. 413-5 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la radiation de la requête n° 2500108 et le versement des pièces dans le dossier initial, dont l’instruction se poursuit.