Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2211477(TA93-2211477)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête indemnitaire de Mme B, agente contractuelle de droit public de l'établissement Plaine Commune. Celle-ci demandait réparation pour la transmission tardive de son contrat de travail, intervenue en mars 2022 pour un contrat débutant en janvier 2021. Le tribunal a jugé que, en tant qu'agente publique, elle relevait du décret n° 88-145 du 15 février 1988 et non du code du travail. Il a estimé que les articles L.1242-13 et L.1245-1 du code du travail, invoqués par la requérante, ne sont pas applicables aux agents contractuels de la fonction publique territoriale, et a donc écarté toute faute de nature à engager la responsabilité de l'établissement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2404543(TA93-2404543)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du 4 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a constaté qu'aucune décision de cette nature n'avait été prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis à cette date, rendant les conclusions irrecevables car dirigées contre une décision inexistante. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées, de même que la demande d'aide juridictionnelle provisoire.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA93-2212362(TA93-2212362)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, agent contractuel de la commune du Blanc-Mesnil, contestant son licenciement intervenu à l'issue de sa période d'essai. Le tribunal a jugé que la procédure de licenciement était régulière, l'agent ayant bénéficié d'un entretien préalable et de la possibilité de se faire assister, conformément à l'article 4 du décret n° 88-145 du 15 février 1988. Il a également estimé que la décision de mettre fin au contrat n'était entachée ni d'erreur manifeste d'appréciation ni de détournement de pouvoir. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. A, fondées sur l'absence de cause réelle et sérieuse de son licenciement, ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2413092(TA93-2413092)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction et une décision sur le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a justifié avoir délivré à l'intéressé une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2028. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, tout en rejetant le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2212642(TA93-2212642)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A, agente territoriale, contestant le refus de la commune d’Épinay-sur-Seine de reconnaître l’imputabilité au service de ses arrêts de travail pour une pathologie du genou, postérieurs au 12 décembre 2019, consécutive à un accident de service survenu le 28 octobre 2019. La requérante demandait l’annulation des décisions de refus et de placement en congé maladie ordinaire, ainsi que des indemnités. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme A, jugeant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, que la composition de la commission de réforme était régulière et que le lien direct et certain entre l’accident initial et la pathologie du genou n’était pas établi. La solution s’appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code des relations entre le public et l’administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2206934(TA93-2206934)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, agent contractuel de la commune de Saint-Denis, qui contestait le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée. La requérante soutenait que son contrat devait être requalifié en contrat à durée indéterminée et que la décision de non-renouvellement constituait un licenciement irrégulier. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était un simple refus de renouvellement et non un licenciement, et a écarté les moyens tirés du défaut de motivation, du vice de procédure et de l'absence d'entretien préalable. La solution retenue est fondée sur les dispositions de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et du décret n° 88-145 du 15 février 1988.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2406714(TA93-2406714)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi par Mme A, ressortissante sri-lankaise, pour demander la modification d'une précédente ordonnance du 15 avril 2024 qui enjoignait au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante sollicitait un délai de trois jours sous astreinte, en raison de l'inexécution de l'injonction initiale. Le préfet ayant finalement convoqué Mme A le 8 octobre 2024, celle-ci s'est désistée de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu de faire application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA93-2204459(TA93-2204459)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par l'Observatoire économique et sociale de la protection animale (OESPA) d'un recours en plein contentieux contre le refus implicite du groupe Hygiène action de lui communiquer divers documents relatifs à la gestion de sa fourrière (registres d'entrées et sorties, registres sanitaires, conventions, tarifs, etc.). Le tribunal a fait droit à la demande d'annulation de la décision de refus, en application des articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, combinés aux articles L. 211-24 et R. 214-30-3 du code rural et de la pêche maritime. Il a enjoint au groupe Hygiène action de communiquer les documents sollicités, sous réserve des occultations nécessaires pour protéger les données personnelles, et a mis à sa charge une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2216010(TA93-2216010)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme E et M. D d’une demande indemnitaire de 62 000 euros en raison de la carence de l’État à exécuter la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 13 février 2019, qui avait reconnu Mme E comme prioritaire pour un logement d’urgence. Le tribunal a jugé que la responsabilité pour faute de l’État était engagée, mais uniquement à l’égard de Mme E, et non de son époux ou de leurs enfants. Il a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation pour évaluer les troubles dans les conditions d’existence subis du fait du maintien de la situation de logement jusqu’en mars 2022. La solution retenue a donc limité la réparation potentielle à la seule requérante désignée par la commission de médiation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2215961(TA93-2215961)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme A pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 31 août 2018, qui l'avait reconnue prioritaire pour un logement d'urgence. Le tribunal a jugé que l'absence de proposition de logement suivie d'effet, malgré une injonction du 9 juillet 2019, engageait la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est une indemnisation pour les troubles dans les conditions d'existence subis du 1er mars 2019 au 13 janvier 2025.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2216038(TA93-2216038)

Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 6 000 euros à M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 14 février 2018, en raison de l'absence de relogement durant près de quatre ans. La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive à exécuter la décision de la commission, fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. L'indemnisation couvre la période du 2 août 2018 au 1er mars 2022, date du relogement effectif, et répare les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant et sa famille.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA93-2215876(TA93-2215876)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 6 500 euros à Mme C A pour carence fautive dans son obligation de relogement, après qu'elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 3 avril 2019. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence de proposition de logement durant la période du 3 octobre 2019 au 2 mai 2023. Le tribunal a évalué le préjudice subi par la requérante, vivant avec ses six enfants dans une situation précaire, à 6 500 euros, et a également accordé 1 500 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2417712(TA93-2417712)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de fixer un rendez-vous à Mme A pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, dont le titre de séjour avait expiré, justifiait d'une situation d'urgence et de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous malgré ses tentatives. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelant l'obligation de l'administration de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable. La mesure a été assortie d'une astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de quinze jours.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA93-2215468(TA93-2215468)

Le Tribunal administratif de Montreuil a donné acte du désistement de la société Panoramis.sm, qui contestait des rappels de TVA pour 2019 et des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés. La société n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant une demande fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article et de l’article R. 611-8-6, elle est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. L’ordonnance constate ce désistement sans examiner le fond du litige fiscal.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA93-2417186(TA93-2417186)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, met fin à l'injonction prononcée le 18 novembre 2024 qui ordonnait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction à M. B. Le préfet justifie avoir délivré ce document le 28 octobre 2024, élément nouveau non contesté par l'intéressé. La solution retenue est la cessation de la mesure d'injonction, en application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA93-2500242(TA93-2500242)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour suspendre le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de renouveler son titre de séjour. M. A s'est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 17 janvier 2025. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple et a radié l'affaire du rôle. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2414397(TA93-2414397)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B contestant la décision de la CPAM fixant son taux d'incapacité permanente à 5% suite à un accident du travail. Le juge constate que ce litige, relevant du contentieux de la sécurité sociale, ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de l'ordre judiciaire, en application des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. La requête est donc rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA93-2416031(TA93-2416031)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait la condamnation de la commune du Blanc-Mesnil pour des heures de travail non rémunérées, des préjudices, une indemnité pour dissimulation d'emploi, et sa réintégration. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute pour la requérante d'avoir produit, malgré une demande de régularisation, la décision de l'administration rejetant sa demande préalable, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Les conclusions à fin d'injonction de réintégration ont également été rejetées comme irrecevables, car présentées à titre principal sans conclusions à fin d'annulation. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA93-2203223(TA93-2203223)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de M. C et Mme D, qui demandaient la décharge partielle de suppléments d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2013 et 2014. Le tribunal a constaté que ces impositions avaient déjà été contestées et définitivement jugées par un précédent jugement du 6 juillet 2021, créant ainsi l'autorité de la chose jugée. En raison du caractère abusif du nouveau recours, les requérants ont été condamnés solidairement à une amende de 2 000 euros sur le fondement de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA93-2416418(TA93-2416418)

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par la société Packaging Food and Co pour contester un titre exécutoire émis par l'EPT Plaine Commune, visant à recouvrer une amende de 202,03 euros pour dépôt de déchets sur la voie publique. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que cette amende, fondée sur l'article R. 634-2 du code pénal, revêt un caractère pénal. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le litige relève exclusivement de la compétence de la juridiction judiciaire.

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