Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
48 412 décisions disponibles — page 854/2421
N° TA93-2217094(TA93-2217094)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement de la société Multi Privilège Sécurité Privée, qui contestait plusieurs rappels fiscaux (TVA, taxe sur la formation professionnelle, taxe d'apprentissage, contribution sur les activités privées de sécurité, cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) et une amende pour l'année 2019 et la période 2020. La société n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance, rendue le 20 janvier 2025, donne acte de ce désistement et rejette implicitement les demandes de décharge.
N° TA93-2212619(TA93-2212619)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Aloxe, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) pour un montant total de 153 440 euros au titre de l’année 2019. La société propriétaire d’un terrain loué à la société Saperfe soutenait notamment que la procédure d’imposition par rôles particuliers était irrégulière et que le terrain, exploité comme carrière, relevait de la taxe foncière sur les propriétés non bâties. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi l’imposition établie sur le fondement des articles 1393 et 1406 du code général des impôts.
N° TA93-2212486(TA93-2212486)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, propriétaire d'un pavillon à Bondy, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 juillet 2022. Cet arrêté lui enjoignait de cesser la mise à disposition d'un local en sous-sol à des fins d'habitation, en raison de son caractère insalubre et impropre à l'habitation. Le tribunal a jugé que le local, présentant une hauteur sous plafond insuffisante, un éclairement naturel faible et un système de ventilation défaillant, relevait des dispositions des articles L. 1331-22 et L. 1331-23 du code de la santé publique. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, fondé sur le code de la construction et de l'habitation et le code de la santé publique.
N° TA93-2217487(TA93-2217487)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme B, reconnue prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 15 novembre 2017, mais qui n'a reçu aucune proposition de relogement. La juridiction a retenu la responsabilité pour faute de l'État, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de sa carence à exécuter la décision dans le délai imparti. Le tribunal a condamné l'État à verser à Mme B une somme de 15 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence et de ceux de ses deux enfants mineurs, pour la période allant du 15 mai 2018 au 13 janvier 2025.
N° TA93-2217513(TA93-2217513)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 8 juin 2016, pour n'avoir reçu aucune proposition de logement adapté. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a retenu un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence pour la période de carence, en raison du maintien dans un logement sur-occupé de 50 m² pour un foyer de cinq personnes.
N° TA93-2217337(TA93-2217337)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. D A pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 11 décembre 2019. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 12 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence, tenant compte de la durée de la carence et de la situation d'un couple avec deux enfants majeurs à charge vivant dans un logement de 26 m².
N° TA93-2215961(TA93-2215961)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme A pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 31 août 2018, qui l'avait reconnue prioritaire pour un logement d'urgence. Le tribunal a jugé que l'absence de proposition de logement suivie d'effet, malgré une injonction du 9 juillet 2019, engageait la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est une indemnisation pour les troubles dans les conditions d'existence subis du 1er mars 2019 au 13 janvier 2025.
N° TA93-2500813(TA93-2500813)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’une requête de M. A contestant un jugement du même tribunal, a constaté son incompétence pour connaître de ce recours. En application des articles R. 351-3, L. 211-2 et R. 322-1 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à la Cour administrative d’appel de Paris, seule compétente pour statuer sur un appel formé contre un jugement du tribunal administratif de Montreuil.
N° TA93-2215876(TA93-2215876)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 6 500 euros à Mme C A pour carence fautive dans son obligation de relogement, après qu'elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 3 avril 2019. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence de proposition de logement durant la période du 3 octobre 2019 au 2 mai 2023. Le tribunal a évalué le préjudice subi par la requérante, vivant avec ses six enfants dans une situation précaire, à 6 500 euros, et a également accordé 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2500249(TA93-2500249)
Cette requête, examinée par le Tribunal Administratif de Montreuil, concerne un ressortissant mauricien demandant, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de statuer sur sa demande ou de le convoquer pour un récépissé. Le juge des référés rappelle que le silence gardé pendant quatre mois sur une demande de titre de séjour fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'espèce, la demande ayant été déposée le 20 décembre 2022, une décision implicite de rejet est née, ce qui fait obstacle à ce que le juge des référés ordonne une mesure sur le fondement de l'article L. 521-3, sauf à prévenir un péril grave non démontré. Par conséquent, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA93-2417606(TA93-2417606)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de Mme A épouse B C, ressortissante bangladaise, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que cette demande, visant à obtenir une mesure définitive, excédait sa compétence, le référé ne pouvant ordonner que des mesures provisoires. De plus, une décision implicite de rejet étant née du silence gardé par l'administration sur sa demande de renouvellement, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2417567(TA93-2417567)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour pour raisons médicales. Le juge a constaté que l'urgence invoquée par le requérant, liée à son état de santé (hépatite B et surdité) et à l'impossibilité de percevoir une prestation handicap, n'était pas établie, car il ne justifiait pas de démarches récentes auprès de la préfecture compétente pour sa nouvelle adresse en Seine-Saint-Denis. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les arrêtés du 1er août et du 28 septembre 2023 relatifs aux demandes de titres de
N° TA93-2417448(TA93-2417448)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 29 août 2024 classant sans suite la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant introduit son recours plus de trois mois après la notification de la décision et ne justifiant pas de circonstances particulières. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité soulevés.
N° TA93-2417614(TA93-2417614)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, qui demandait d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de traiter sa demande de titre de séjour « salarié » déposée en septembre 2022. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, consistant à ordonner le traitement de la demande, ne présentait pas un caractère conservatoire ou provisoire et excédait ainsi sa compétence en référé. Il a également relevé que l’intéressé s’était vu délivrer un récépissé valable jusqu’au 10 janvier 2025. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA93-2204459(TA93-2204459)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par l'Observatoire économique et sociale de la protection animale (OESPA) d'un recours en plein contentieux contre le refus implicite du groupe Hygiène action de lui communiquer divers documents relatifs à la gestion de sa fourrière (registres d'entrées et sorties, registres sanitaires, conventions, tarifs, etc.). Le tribunal a fait droit à la demande d'annulation de la décision de refus, en application des articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, combinés aux articles L. 211-24 et R. 214-30-3 du code rural et de la pêche maritime. Il a enjoint au groupe Hygiène action de communiquer les documents sollicités, sous réserve des occultations nécessaires pour protéger les données personnelles, et a mis à sa charge une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2406714(TA93-2406714)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi par Mme A, ressortissante sri-lankaise, pour demander la modification d'une précédente ordonnance du 15 avril 2024 qui enjoignait au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante sollicitait un délai de trois jours sous astreinte, en raison de l'inexécution de l'injonction initiale. Le préfet ayant finalement convoqué Mme A le 8 octobre 2024, celle-ci s'est désistée de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu de faire application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2500229(TA93-2500229)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis rejetant la demande de renouvellement de carte de résident de M. A, ressortissant mauritanien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2216038(TA93-2216038)
Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 6 000 euros à M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 14 février 2018, en raison de l'absence de relogement durant près de quatre ans. La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive à exécuter la décision de la commission, fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. L'indemnisation couvre la période du 2 août 2018 au 1er mars 2022, date du relogement effectif, et répare les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant et sa famille.
N° TA93-2216010(TA93-2216010)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme E et M. D d’une demande indemnitaire de 62 000 euros en raison de la carence de l’État à exécuter la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 13 février 2019, qui avait reconnu Mme E comme prioritaire pour un logement d’urgence. Le tribunal a jugé que la responsabilité pour faute de l’État était engagée, mais uniquement à l’égard de Mme E, et non de son époux ou de leurs enfants. Il a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation pour évaluer les troubles dans les conditions d’existence subis du fait du maintien de la situation de logement jusqu’en mars 2022. La solution retenue a donc limité la réparation potentielle à la seule requérante désignée par la commission de médiation.
N° TA93-2215953(TA93-2215953)
Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme C pour carence fautive dans son obligation de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 20 novembre 2019, n'avait reçu aucune proposition de logement, engageant la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué le préjudice résultant des troubles dans les conditions d'existence, limitant l'indemnisation à la période allant du 20 mai 2020 à la date d'introduction de la requête, faute de renouvellement de la demande de logement social.