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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Nantes

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

57 985 décisions disponibles — page 353/2900

DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA44-2305021(TA44-2305021)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’une demande d’indemnisation par une famille somalienne, à la suite du refus illégal de visas de long séjour pour réunification familiale opposé par la commission de recours contre les décisions de refus de visa le 22 décembre 2021. Le ministre de l’intérieur a reconnu le caractère infondé de ce refus, les visas ayant finalement été délivrés le 2 novembre 2022. Le tribunal a jugé que cette illégalité constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’État, conformément au principe général de responsabilité pour faute. Il a condamné l’État à verser une indemnité de 3 000 euros à l’épouse et à chacun des cinq enfants pour leur préjudice moral et troubles dans les conditions d’existence, en application du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA44-2305593(TA44-2305593)

Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné l'État à indemniser les requérants pour le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence résultant du refus illégal d'un visa de long séjour pour réunification familiale. L'illégalité de la décision de la commission de recours du 8 juillet 2020, annulée par un précédent jugement, constitue une faute engageant la responsabilité de l'État. La période de responsabilité est fixée du 30 décembre 2019 au 11 janvier 2022, mais l'indemnisation est limitée à la période demandée par les requérants, soit jusqu'au 8 novembre 2021. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA44-2305835(TA44-2305835)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... B... contestant la décision implicite du ministre de l’intérieur confirmant l’ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l’insuffisance de motivation était inopérant, la décision expresse du 15 mai 2023 étant intervenue en cours d’instance. Sur le fond, il a jugé que l’administration pouvait légalement fonder son ajournement sur l’aide au séjour irrégulier du conjoint de la requérante, sans que les éléments d’intégration invoqués ne constituent une erreur manifeste d’appréciation au regard des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA44-2305983(TA44-2305983)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme C... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Seine-Saint-Denis ajournant à deux ans sa demande de naturalisation, confirmée par le ministre de l’intérieur. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de la décision ministérielle, un défaut de motivation, une méconnaissance du contradictoire et une erreur d’appréciation au regard des articles 21-23 et 21-27 du code civil. En cours d’instance, Mme C... s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 18 novembre 2025, mettant fin à la procédure sans examiner le fond du litige.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA44-2307080(TA44-2307080)

Le Tribunal Administratif de Nantes (3ème Chambre) a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante tunisienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 19 avril 2023 du préfet de la Loire-Atlantique lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation de la décision et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du refus de séjour.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA44-2308233(TA44-2308233)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de riverains contestant la délibération du conseil municipal de Maisdon-sur-Sèvre du 13 avril 2023 autorisant une sortie de véhicules sur un chemin communal. Après avoir écarté la fin de non-recevoir pour défaut d'intérêt à agir, le tribunal a soulevé d'office un moyen tiré de l'incompétence de l'organe délibérant. Il a jugé que l'autorisation d'aisance de voirie sur un chemin communal relève des pouvoirs propres du maire en vertu de l'article L. 2122-21 du code général des collectivités territoriales, et non du conseil municipal. En conséquence, la délibération attaquée a été annulée pour incompétence de l'auteur de l'acte.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA44-2310046(TA44-2310046)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... C... épouse B..., ressortissante djiboutienne, qui contestait le refus du ministre de l’intérieur d’accorder sa naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre, exerçant son large pouvoir d’appréciation sur le fondement de l’article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, n’avait pas commis d’erreur manifeste en estimant que l’intéressée, bien qu’employée par l’armée française depuis 1997, ne justifiait pas de liens particuliers avec la France en dehors de son activité professionnelle, n’y ayant jamais vécu et n’y ayant aucun projet immédiat. Le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 21-26 du code civil a été écarté comme inopérant, le ministre ayant statué en opportunité et non sur la condition de résidence. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA44-2310145(TA44-2310145)

dossier que M. A... a fait l’objet de tensions relationnelles avec la direction de l’établissement et que la répartition des classes ne correspond pas à la proposition de l’équipe enseignante, ces seuls éléments ne suffisent pas à faire présumer une discrimination. En effet, le requérant n’apporte aucun élément de fait précis et concordant permettant de supposer que la décision attaquée aurait été motivée par l’un des critères prohibés par l’article L. 131-1 du code général de la fonction publique, tel que ses opinions politiques, syndicales ou tout autre motif illicite. Par suite, la mesure contestée, qui constitue une simple mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours, ne peut être annulée. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que la requête de M. A... doit être rejetée. DÉCIDE : Article 1er : La requête de M. A... est rejetée. Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C... A... et à la ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse. Copie en sera adressée à la rectrice de l’académie de Nantes.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA44-2310744(TA44-2310744)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 6 juillet 2023, qui confirmait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'irrégularité de la procédure, en se fondant sur le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et le code civil. Il a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que l'enquête prévue à l'article 36 du décret avait bien été réalisée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C..., y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA44-2315790(TA44-2315790)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 23 août 2023 par lequel le maire de Brétignolles-sur-Mer s'était opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour la construction d'une station relais de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que la décision d'opposition, notifiée après l'expiration du délai d'instruction d'un mois, était intervenue alors qu'une décision tacite de non-opposition était déjà née, et que son retrait était intervenu sans respecter la procédure contradictoire prévue aux articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, l'arrêté a été annulé pour vice de procédure.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA44-2411379(TA44-2411379)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. E..., ressortissant arménien, contestant le refus de titre de séjour pour raison de santé et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 22 mai 2024, estimant que la procédure était irrégulière car l'avis du collège des médecins de l'OFII n'avait pas été rendu à l'issue d'une délibération collégiale, en méconnaissance des articles R. 425-11 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la décision de refus de titre de séjour a été jugée illégale, entraînant l'annulation des décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. E... dans un délai de deux mois.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA44-2412553(TA44-2412553)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante roumaine, qui contestait l’arrêté du préfet de police de Paris du 19 juin 2024 déclarant caduc son droit au séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation, de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que les erreurs d’appréciation soulevées, en se fondant sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requérante.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA44-2414318(TA44-2414318)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 18 juillet 2024 par lequel le maire de Maisdon-sur-Sèvre a accordé un permis d'aménager pour la création de quatre terrains à bâtir. Les requérants contestaient notamment la compétence du signataire et la violation des articles Ub3, Ub4 et Ub6 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir tirée de l'inexistence de la décision, considérant qu'il s'agissait d'une simple erreur matérielle. Sur le fond, il a retenu que le projet méconnaissait l'article Ub3 du PLU en prévoyant un accès véhicule sur un chemin piétonnier, et a envisagé un sursis à statuer pour permettre la régularisation de ce vice, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA44-2518203(TA44-2518203)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire l'assignant à résidence dans la Loire-Atlantique pour 45 jours. Le juge a écarté l'exception d'illégalité de l'arrêté de transfert vers l'Allemagne, car ce dernier était devenu définitif, aucun recours n'ayant été formé dans le délai légal. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 921-1 du même code.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA44-2518210(TA44-2518210)

Cette décision du tribunal administratif de Nantes concerne un référé suspension visant à contester le refus du ministre de l’intérieur de délivrer un visa de long séjour pour réunification familiale à Mme C..., majeure, au bénéfice de son père réfugié. Le juge des référés rejette la requête, estimant que la condition d’urgence n’est pas établie et qu’aucun moyen n’est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il retient notamment que Mme C..., née en 2000, ne peut bénéficier de la réunification familiale au-delà de l’âge de dix-neuf ans, et que les moyens tirés de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme sont inopérants. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

N° TA44-2518228(TA44-2518228)

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé par le préfet de la Sarthe sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était requis d'ordonner l'expulsion de M. A... et Mme B... d'un logement dédié aux demandeurs d'asile. Le préfet soutenait que leur maintien dans les lieux, après le rejet définitif de leur demande d'asile par la CNDA, compromettait le bon service public de l'hébergement. Cependant, le gestionnaire du logement ayant informé la préfecture que les occupants avaient quitté les lieux le 27 octobre 2025, le juge a constaté que la requête était devenue sans objet. Par ordonnance du 18 novembre 2025, il a donc prononcé un non-lieu à statuer.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA44-2518229(TA44-2518229)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à Mme C..., déboutée de sa demande d'asile par une décision définitive de la CNDA, de libérer le logement dédié aux demandeurs d'asile qu'elle occupe indûment. La solution retenue est fondée sur l'absence de droit au maintien dans les lieux, l'urgence résultant de la saturation du dispositif national d'accueil (99,3% d'occupation) et l'absence de contestation sérieuse. Le juge a autorisé le préfet à procéder à l'expulsion avec le concours de la force publique et à évacuer les biens meubles aux frais de l'intéressée, sans faire droit à la demande de délai supplémentaire. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA44-2518230(TA44-2518230)

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes concerne une demande du préfet de la Loire-Atlantique visant à obtenir l’expulsion sans délai de Mme G... et M. F..., occupants d’un logement géré par un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA), sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge des référés fait droit à la requête préfectorale, constatant que les intéressés, définitivement déboutés de l’asile par la CNDA, n’ont plus de droit au maintien dans les lieux et que leur occupation indue compromet le bon fonctionnement du service public d’hébergement. La solution retenue ordonne la libération immédiate des lieux et autorise l’expulsion avec le concours de la force publique, sans octroi de délai supplémentaire. Les textes appliqués sont l’article L. 521-3 du code de justice administrative et l’article L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA44-2518418(TA44-2518418)

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes concerne une demande du préfet de la Loire-Atlantique visant à obtenir l’expulsion de Mme C... et M. G..., occupants sans droit d’un logement dédié aux demandeurs d’asile géré par l’association France Horizon à Saint-Nazaire. Sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative et de l’article L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le juge des référés fait droit à la requête préfectorale. Il ordonne la libération immédiate des lieux, autorise l’expulsion avec le concours de la force publique si nécessaire, et permet au gestionnaire de débarrasser les biens meubles aux frais et risques des occupants. La solution retenue se fonde sur le rejet définitif de leur demande d’asile par la CNDA, l’absence de droit au maintien dans les lieux, et l’urgence caractérisée par la saturation du dispositif national d’accueil des demandeurs d’asile.

18 novembre 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA44-2518420(TA44-2518420)

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait droit à la demande du préfet de la Loire-Atlantique. Elle ordonne à M. D..., débouté définitivement de sa demande d'asile par une décision de la CNDA du 26 mai 2025, de libérer sans délai le logement dédié aux demandeurs d'asile qu'il occupe indûment. Le juge retient l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de la saturation du dispositif national d'accueil et de l'absence de droit au maintien dans les lieux de l'intéressé. La solution s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.

18 novembre 2025Résumé IA
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