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Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... et Mme D... contestant le refus de visa de long séjour pour réunification familiale. La juridiction a estimé que la décision de la commission de recours, qui s'est substituée à la décision consulaire, était légale. Le tribunal a notamment considéré que les requérants n'établissaient pas la réalité du lien marital, condition essentielle pour bénéficier de la réunification familiale prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés du défaut de motivation, de l'erreur de droit, de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de la situation de vulnérabilité ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. B... A..., réfugié congolais, contestant les refus de visa de long séjour opposés à ses deux enfants mineurs au titre de la réunification familiale. Le tribunal a prononcé la jonction des deux instances. Il a annulé les décisions implicites de la commission de recours contre les refus de visa, estimant que le lien de filiation était établi par les actes d'état civil produits et que le refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, il a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.