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Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 30 novembre 2022 par laquelle le ministre de l’intérieur avait rejeté la demande de naturalisation de Mme C..., ressortissante zimbabwéenne. Le ministre s’était fondé sur l’irrégularité de la situation matrimoniale de l’intéressée, en raison du mariage de celle-ci avec un homme encore marié au moment de leur union. Le tribunal a jugé que ce motif, reposant sur des faits anciens et imputables à l’époux, était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, au regard des articles 21-15 et 21-24 du code civil. Il a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de six mois et a condamné l’État à verser 1 200 euros à Mme C... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du 5 mai 2025 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant ivoirien, et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés du vice de procédure, de l'erreur de droit ou de l'erreur d'appréciation au regard des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de doute sérieux.