Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2506792(TA44-2506792)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa rejetant la demande de visa de long séjour pour réunification familiale présentée pour le fils mineur d'un réfugié érythréen. Le juge a estimé que les moyens tirés d'une erreur d'appréciation sur le lien de filiation et l'identité de l'enfant, ainsi que de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la durée de la séparation familiale. Le ministre de l'intérieur a été enjoint de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
N° TA44-2507564(TA44-2507564)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 28 mars 2025 par laquelle l'autorité consulaire française à Yaoundé a refusé de délivrer un visa de long séjour à l'enfant E D au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que les moyens tirés d'une erreur d'appréciation concernant le lien de filiation et l'identité de la demandeuse, ainsi que de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la séparation familiale et de l'expiration prochaine des visas des autres membres de la famille. Le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours.
N° TA44-2104935(TA44-2104935)
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. A contestant la décision de Pôle emploi (devenu France Travail) du 29 avril 2021, qui lui avait accordé l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) sans prendre en compte une période de deux mois d'activité salariée. Le tribunal applique les dispositions du décret n° 2019-797 du 26 juillet 2019, notamment son article 7, qui fixe la fin du contrat de travail à prendre en compte pour l'ouverture des droits à la date du dépôt de la demande d'allocation. En l'espèce, la période d'activité contestée étant postérieure au 1er avril 2021, date de la demande, elle ne pouvait être retenue pour le calcul de la durée d'indemnisation. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par l'administration.
N° TA44-2504218(TA44-2504218)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme D contestant le refus de visa de court séjour opposé à sa belle-mère, Mme C B. La juridiction a estimé que Mme D ne justifiait pas d’un intérêt personnel lui permettant d’agir en justice, et qu’elle ne pouvait pas représenter valablement sa belle-mère, n’étant pas un mandataire habilité au sens de l’article R. 431-2 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.
N° TA44-2504784(TA44-2504784)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme D épouse A contestant le refus de visas de court séjour pour ses beaux-parents. La juridiction a estimé que la requérante ne justifiait pas d’un intérêt personnel à agir en sa seule qualité de belle-fille. De plus, elle ne pouvait valablement représenter les demandeurs de visa, n’étant pas un mandataire habilité au sens de l’article R. 431-2 du code de justice administrative. L’ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1, R. 431-2, R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative.
N° TA44-2407852(TA44-2407852)
Refus de visa de court séjour – Tribunal administratif de Nantes – Rejet pour irrecevabilité manifeste – Application des articles R. 222-1 (4°) et R. 431-8 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté la requête de M. A, résidant en Algérie, car il n’a pas élu domicile sur le territoire français, européen ou suisse malgré une demande de régularisation notifiée et reçue.
N° TA44-2414085(TA44-2414085)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de douze mois pris par le préfet de Maine-et-Loire. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, le requérant ayant déposé sa demande d'aide juridictionnelle dans le délai de recours. Sur le fond, il a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
N° TA44-2507954(TA44-2507954)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire du 22 avril 2025 refusant un visa de long séjour à M. A, ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation ou à celle de son employeur, malgré un report de contrat. L'ordonnance souligne que la venue en France constitue une opportunité professionnelle et non un droit, et que le requérant peut poursuivre son activité de cogérant au Sénégal. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2506414(TA44-2506414)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision de la commission de recours contre les refus de visa du 10 avril 2025 rejetant la demande de visa de long séjour de M. B, conjoint d'une ressortissante française. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la séparation des époux et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande de visa dans un délai d'un mois.
N° TA44-2418506(TA44-2418506)
Requête de Mme B contre le refus de visa de court séjour. Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête pour irrecevabilité manifeste. La requérante, résidant en Algérie, n'a pas régularisé sa situation en élisant domicile sur le territoire requis, malgré une demande en ce sens. L'ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 431-8 du code de justice administrative.
N° TA44-2503673(TA44-2503673)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C A contestant le refus de visa de court séjour opposé à son père, M. B A. Le juge a estimé que M. C A ne justifiait pas d’un intérêt personnel lui permettant d’agir en son nom propre et ne pouvait pas représenter son père, n’étant pas avocat ou mandataire habilité au sens des articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, a donc été prise sans invitation à régulariser.
N° TA44-2503898(TA44-2503898)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par l'association CCDH-France d'un recours en plein contentieux visant à obtenir la communication des feuilles du registre prévu à l'article L. 3212-11 du code de la santé publique pour l'année 2022, après le silence gardé par le centre hospitalier spécialisé Georges Mazurelle. En cours d'instance, le centre hospitalier a communiqué les documents demandés, ce qui a conduit l'association à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 19 mai 2025, le tribunal, faisant application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune autre disposition n'a été prise, le litige étant ainsi clos.
N° TA44-2409543(TA44-2409543)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de délivrance d’un visa de court séjour par les autorités consulaires françaises à Oran. La requête a été jugée manifestement irrecevable pour deux motifs : la requérante, résidant en Algérie, n’a pas élu domicile sur le territoire français ou européen comme l’exige l’article R. 431-8 du code de justice administrative, et elle n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du sous-directeur des visas, conformément à l’article D. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Malgré une demande de régularisation du tribunal restée sans suite, ces irrecevabilités n’ont pas été corrigées, entraînant le rejet de la requête par ordonnance.
N° TA44-2317093(TA44-2317093)
Le Tribunal Administratif de Nantes (9ème chambre) a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de lui délivrer un visa de long séjour pour réunification familiale. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a justifié avoir donné instruction de délivrer le visa, ce qui a été exécuté le 18 mars 2025. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il condamne l’État à verser 800 euros à Mme B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2316978(TA44-2316978)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 14 septembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait rejeté les demandes de visa de long séjour au titre du regroupement familial pour M. G K C et M. A J C, présentés comme les enfants de Mme B H. Le tribunal a jugé que les documents d'état civil produits, notamment les actes de naissance et le jugement supplétif, étaient probants et établissaient l'identité des demandeurs ainsi que leur lien de filiation avec la regroupante, contrairement à l'appréciation de la commission. Il a également estimé que la décision attaquée méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en portant une atteinte disproportionnée au droit des requérants à mener une vie privée et familiale normale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combinées à l'article 47 du code civil, ainsi que sur les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2317990(TA44-2317990)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France rejetant le recours de Mme C, ressortissante iranienne, contre le refus de visa de long séjour pour études. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d'appréciation en considérant les informations fournies comme incomplètes ou non fiables, au regard des pièces produites (attestation d'inscription, accord préalable, justificatifs de ressources). Cependant, le tribunal a examiné les substitutions de motifs proposées par le ministre de l'intérieur, tirées du défaut de sérieux du projet d'études et de l'insuffisance des ressources. L'affaire a été renvoyée pour instruction complémentaire sur ces points, sur le fondement des articles L. 311-1 et L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'instruction ministérielle du 4 juillet 2019.
N° TA44-2507266(TA44-2507266)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour dépôt d’une demande d’asile à M. B, ressortissant afghan. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, le défaut d’examen sérieux et l’erreur manifeste d’appréciation au regard des risques encourus en Afghanistan, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l’absence de moyen sérieux. Cette décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2507313(TA44-2507313)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de M. B visant à obtenir le renouvellement de son autorisation provisoire de séjour était devenue sans objet. En effet, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de la Loire-Atlantique avait sollicité les pièces nécessaires à ce renouvellement. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête. Il a toutefois condamné l'État à verser 550 euros à l'avocate de M. B au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA44-2507414(TA44-2507414)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par le préfet de Maine-et-Loire sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour ordonner l'expulsion de Mme B d'un logement dédié aux demandeurs d'asile, après le rejet de sa demande d'asile par la CNDA. Le préfet invoquait l'urgence et l'utilité publique face à la pénurie de places d'hébergement. Toutefois, le préfet s'est désisté de sa requête après avoir été informé du départ volontaire de Mme B. Le juge a donné acte de ce désistement pur et simple, constatant que le litige était devenu sans objet.
N° TA44-2506682(TA44-2506682)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B, ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et des articles 3 de la CEDH et 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, en raison de risques de violences et d'un défaut de garanties en Croatie. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, estimant que la procédure était régulière et que l'accord explicite des autorités croates suffisait, sans que l'absence de garanties de prise en charge ne soit établie. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté de transfert a été rejetée.