Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2418298(TA44-2418298)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de Mme D et M. A contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer un visa de long séjour pour réunification familiale. Les requérants contestaient le motif de fraude retenu par l'administration, invoquant une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les documents d'état civil produits ne permettaient pas d'établir de manière probante l'identité de la demandeuse et le lien matrimonial avec le réunifiant, justifiant ainsi le refus de visa.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2301200(TA44-2301200)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 1er février 2023 déclarant irrecevable sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'article 21-17 du code civil, car M. B ne justifiait pas de cinq années de résidence continue et régulière en France au moment du dépôt de sa demande, en raison d'une interruption de son titre de séjour entre 2016 et 2017. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2205054(TA44-2205054)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante centrafricaine, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation pour une durée de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'enquête préalable et l'absence d'examen particulier de sa situation. Il a jugé que la décision était fondée sur l'absence d'insertion professionnelle de la requérante, conformément à l'article 21-15 du code civil et à l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, sans erreur manifeste d'appréciation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2204056(TA44-2204056)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur une procédure pour délit de fuite, dont la matérialité était établie malgré un classement sans suite. La solution retenue s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'administration un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2301207(TA44-2301207)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation française. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que le ministre avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a également estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de liens personnels et familiaux du requérant avec la France, malgré l'intérêt économique de son activité professionnelle, conformément aux articles 21-15 et suivants du code civil.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2204335(TA44-2204335)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le motif du refus était l'incapacité de la requérante à s'exprimer en français lors de l'entretien d'assimilation, rendant impossible la vérification de son assimilation à la communauté française. Le tribunal a jugé que, malgré son handicap, Mme A n'établissait pas que ses difficultés linguistiques en découlaient uniquement et qu'elle ne pouvait être exonérée de l'obligation de justifier d'une connaissance suffisante de la langue française. La décision s'appuie sur les articles 21-24 et 21-25 du code civil ainsi que sur l'article 41 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2301385(TA44-2301385)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait le rejet implicite de son recours contre la décision d'irrecevabilité de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision de substitution du ministre de l'intérieur, prononçant un ajournement à deux ans de la demande, était suffisamment motivée. Il a également estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, au regard de l'insertion professionnelle et des ressources insuffisantes de l'intéressée. La requête a été rejetée dans son intégralité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2204305(TA44-2204305)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 25 janvier 2022 confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation pour une durée de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Sur le fond, il a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'insertion professionnelle de M. B n'était pas pleinement réalisée, compte tenu de l'insuffisance de ses revenus d'activité et de leur caractère récent, conformément à l'article 21-15 du code civil et à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La requête a été rejetée dans son intégralité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2302168(TA44-2302168)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur maintenant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La requérante invoquait une méconnaissance des dispositions du code de procédure pénale relatives aux enquêtes administratives et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a considéré que l'enquête prévue par le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 inclut légalement la consultation du traitement d'antécédents judiciaires (TAJ), conformément aux articles L. 234-1 du code de la sécurité intérieure et 230-6 du code de procédure pénale. Par conséquent, le moyen tiré de la violation des règles de procédure a été écarté, et la décision ministérielle a été jugée fondée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2401862(TA44-2401862)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. La juridiction a jugé que la décision explicite de la commission de recours, intervenue le 7 février 2024, s'était substituée à la décision implicite initiale, rendant inopérants les moyens tirés de l'incompétence et du défaut de motivation. Sur le fond, le tribunal a estimé que le motif de refus fondé sur l'absence de production du bulletin n°3 du casier judiciaire tunisien était justifié, et que les éléments fournis par le requérant ne suffisaient pas à établir le caractère complet de son dossier. La solution s'appuie sur les articles L. 5221-2 du code du travail et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2316828(TA44-2316828)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante haïtienne, qui contestait le refus de visa de long séjour au titre du regroupement familial. La commission de recours avait fondé son refus sur l'absence de valeur probante de l'acte de naissance de la requérante, présentant de nombreuses irrégularités. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard des articles 47 du code civil et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2317063(TA44-2317063)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté le recours de M. B contre le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour sa fille A H B au titre du regroupement familial. Le tribunal a jugé que l'administration n'établissait pas le défaut d'authenticité des documents d'état civil produits, ni l'absence de lien de filiation, et que la décision méconnaissait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Il a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2317118(TA44-2317118)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté les demandes de visa de long séjour au titre de la réunification familiale présentées par M. J pour sa concubine et ses enfants. Le tribunal a jugé que la commission avait fondé son refus sur un motif de fraude, mais que les requérants établissaient l'identité et les liens familiaux avec le réunifiant, réfugié statutaire, conformément aux articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour erreur d'appréciation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2507786(TA44-2507786)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, qui confirmait le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour regroupement familial opposé à Mme A, ressortissante sénégalaise. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, la grossesse invoquée ne présentant pas de risque particulier et la requérante ayant tardé à saisir le tribunal (plus de sept mois après le refus consulaire). La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité, en application de l’article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2507954(TA44-2507954)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire du 22 avril 2025 refusant un visa de long séjour à M. A, ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation ou à celle de son employeur, malgré un report de contrat. L'ordonnance souligne que la venue en France constitue une opportunité professionnelle et non un droit, et que le requérant peut poursuivre son activité de cogérant au Sénégal. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2407852(TA44-2407852)

Refus de visa de court séjour – Tribunal administratif de Nantes – Rejet pour irrecevabilité manifeste – Application des articles R. 222-1 (4°) et R. 431-8 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté la requête de M. A, résidant en Algérie, car il n’a pas élu domicile sur le territoire français, européen ou suisse malgré une demande de régularisation notifiée et reçue.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2409543(TA44-2409543)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de délivrance d’un visa de court séjour par les autorités consulaires françaises à Oran. La requête a été jugée manifestement irrecevable pour deux motifs : la requérante, résidant en Algérie, n’a pas élu domicile sur le territoire français ou européen comme l’exige l’article R. 431-8 du code de justice administrative, et elle n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du sous-directeur des visas, conformément à l’article D. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Malgré une demande de régularisation du tribunal restée sans suite, ces irrecevabilités n’ont pas été corrigées, entraînant le rejet de la requête par ordonnance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA44-2508109(TA44-2508109)

Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 2 mai 2025 obligeant Mme B à quitter le territoire français sans délai, constate que l’intéressée a été placée en rétention administrative à Oissel (Seine-Maritime) en cours d’instance. En application des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 351-3 du code de justice administrative, la compétence territoriale est transférée au tribunal dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention. Par conséquent, le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Rouen.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2504784(TA44-2504784)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme D épouse A contestant le refus de visas de court séjour pour ses beaux-parents. La juridiction a estimé que la requérante ne justifiait pas d’un intérêt personnel à agir en sa seule qualité de belle-fille. De plus, elle ne pouvait valablement représenter les demandeurs de visa, n’étant pas un mandataire habilité au sens de l’article R. 431-2 du code de justice administrative. L’ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1, R. 431-2, R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2504218(TA44-2504218)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme D contestant le refus de visa de court séjour opposé à sa belle-mère, Mme C B. La juridiction a estimé que Mme D ne justifiait pas d’un intérêt personnel lui permettant d’agir en justice, et qu’elle ne pouvait pas représenter valablement sa belle-mère, n’étant pas un mandataire habilité au sens de l’article R. 431-2 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.

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