Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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OrdonnancePlein contentieuxANNULE

TA44-2506407(TA44-2506407)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Verchéenne pour contester la procédure de passation d'un marché public de travaux (passerelle sur la Varenne) lancée par la commune d'Ambrières les Vallées. La requérante soutenait que son offre avait été écartée comme anormalement basse sans qu'elle ait été mise à même de fournir des justifications, en méconnaissance de l'article L. 2152-6 du code de la commande publique. La commune a reconnu l'irrégularité. Le juge a constaté que l'absence de demande contradictoire préalable constituait un manquement aux principes d'égalité de traitement et de transparence, susceptible d'avoir lésé la société requérante. En conséquence, le tribunal a annulé la procédure de mise en concurrence au stade de l'analyse des offres et enjoint à la commune de la reprendre à ce stade, après avoir mis la société Verchéenne en mesure de justifier son prix.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2317118(TA44-2317118)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté les demandes de visa de long séjour au titre de la réunification familiale présentées par M. J pour sa concubine et ses enfants. Le tribunal a jugé que la commission avait fondé son refus sur un motif de fraude, mais que les requérants établissaient l'identité et les liens familiaux avec le réunifiant, réfugié statutaire, conformément aux articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour erreur d'appréciation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2507975(TA44-2507975)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension des décisions implicites de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Ces demandes, présentées par plusieurs ressortissants afghans d'ethnie tadjik, visaient à contester le refus de visas de long séjour au titre de l'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ne justifiant pas d'une situation d'urgence particulière justifiant la suspension des décisions attaquées. En conséquence, les requêtes ont été rejetées sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2317063(TA44-2317063)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté le recours de M. B contre le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour sa fille A H B au titre du regroupement familial. Le tribunal a jugé que l'administration n'établissait pas le défaut d'authenticité des documents d'état civil produits, ni l'absence de lien de filiation, et que la décision méconnaissait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Il a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2316828(TA44-2316828)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante haïtienne, qui contestait le refus de visa de long séjour au titre du regroupement familial. La commission de recours avait fondé son refus sur l'absence de valeur probante de l'acte de naissance de la requérante, présentant de nombreuses irrégularités. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard des articles 47 du code civil et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2507135(TA44-2507135)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 1er juillet 2024 interdisant le stationnement des caravanes et résidences mobiles sur le territoire de Vigneux-de-Bretagne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les requérants n'établissant pas de risque imminent d'expulsion ou de poursuites pénales directes lié à l'exécution de l'arrêté, d'autant que celui-ci prévoit des exceptions pour les stationnements conformes au code de l'urbanisme et que la commune dispose d'aires d'accueil. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'atteinte à la liberté d'aller et venir et au droit de propriété, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA44-2304025(TA44-2304025)

Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. B A de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci visait l'annulation du refus de permis de construire valant démolition opposé par le maire de Saint-Nazaire. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte du désistement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2400894(TA44-2400894)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme E A, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour au titre du regroupement familial. Le tribunal a estimé que la commission avait pu légalement fonder sa décision sur le défaut de caractère probant des documents d'état civil présentés, en application de l'article 47 du code civil et de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA44-2303572(TA44-2303572)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire des Sables-d’Olonne à la SCI Locadom. Par un mémoire enregistré le 4 février 2025, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 19 mai 2025. Il a également pris acte du désistement de la commune de ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2104935(TA44-2104935)

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. A contestant la décision de Pôle emploi (devenu France Travail) du 29 avril 2021, qui lui avait accordé l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) sans prendre en compte une période de deux mois d'activité salariée. Le tribunal applique les dispositions du décret n° 2019-797 du 26 juillet 2019, notamment son article 7, qui fixe la fin du contrat de travail à prendre en compte pour l'ouverture des droits à la date du dépôt de la demande d'allocation. En l'espèce, la période d'activité contestée étant postérieure au 1er avril 2021, date de la demande, elle ne pouvait être retenue pour le calcul de la durée d'indemnisation. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2506793(TA44-2506793)

**Sujet principal :** Suspension d'un permis de construire un poulailler industriel de 30 000 poules pondeuses. **Juridiction :** Tribunal administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue :** La requête en référé suspension est rejetée. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, les requérants n'apportant pas la preuve de nuisances graves et immédiates justifiant une suspension, et qu'aucun des moyens soulevés n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué. **Textes appliqués :** Articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative ; articles L. 600-1-2, R. 111-2, R. 111-27, R. 423-50, R. 423-72, R. 431-8, R. 431-9, R. 431-10, R. 431-16, R. 600-1 et R. 600-4 du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2507415(TA44-2507415)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les refus de visa d'entrée en France, qui avait confirmé le refus de délivrance d’un visa de long séjour à C B, fils adoptif mineur de Mme A D B. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, compte tenu du délai de quatre ans entre l’obtention de la protection subsidiaire par la requérante et la demande de visa, et de l’absence de preuve d’une situation d’isolement ou de danger immédiat pour l’enfant. En l’absence d’urgence, la demande de suspension a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision, fondés sur les articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2106781(TA44-2106781)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. A contre sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour six mois et la suppression de ses allocations ARE, décidées par Pôle emploi (devenu France Travail) pour fausses déclarations. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre la décision initiale du 29 septembre 2020, car la décision du 14 décembre 2020 prise sur recours préalable obligatoire s'y est substituée. Sur la décision du 14 décembre 2020, le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a rejeté le moyen tiré de l'erreur d'appréciation au fond, estimant que Pôle emploi avait légalement appliqué les articles L. 5412-2 et L. 5426-2 du code du travail. La requête a été rejetée dans son ensemble.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2317837(TA44-2317837)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme D, qui demandaient l'annulation du refus implicite de visa pour leur fille A D au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée par référence aux motifs du refus consulaire, et que les requérants n'établissaient pas de manière probante le lien de filiation avec l'enfant, les documents d'état civil présentés étant insuffisants. Par conséquent, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation a été écarté, de même que ceux fondés sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles 3 et 16 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 561-2 à L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2317902(TA44-2317902)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. A F C, agissant pour ses deux frères mineurs, contestant les refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. Le tribunal a estimé que la demande de visa avait été déposée tardivement, plus de trois mois après l’obtention du statut de réfugié par le réunifiant, ce qui faisait obstacle à l’application des articles L. 561-2 et L. 561-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également jugé que les décisions ne méconnaissaient ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2507494(TA44-2507494)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 26 février 2025 par laquelle le président du conseil départemental de la Loire-Atlantique avait suspendu l'agrément d'assistant familial de M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié de la réalité de sa situation financière et ayant attendu près de deux mois pour saisir le tribunal. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA44-2400582(TA44-2400582)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire de Machecoul-Saint-Même de lui délivrer un certificat d’urbanisme opérationnel. En cours d’instance, le requérant a informé le tribunal de son désistement pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 19 mai 2025, mettant ainsi fin à la procédure.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2506792(TA44-2506792)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa rejetant la demande de visa de long séjour pour réunification familiale présentée pour le fils mineur d'un réfugié érythréen. Le juge a estimé que les moyens tirés d'une erreur d'appréciation sur le lien de filiation et l'identité de l'enfant, ainsi que de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la durée de la séparation familiale. Le ministre de l'intérieur a été enjoint de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2507564(TA44-2507564)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 28 mars 2025 par laquelle l'autorité consulaire française à Yaoundé a refusé de délivrer un visa de long séjour à l'enfant E D au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que les moyens tirés d'une erreur d'appréciation concernant le lien de filiation et l'identité de la demandeuse, ainsi que de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la séparation familiale et de l'expiration prochaine des visas des autres membres de la famille. Le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2317940(TA44-2317940)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa (CRRV) de lui délivrer un visa de long séjour pour études. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, car elle reprenait les motifs de l'autorité consulaire, à savoir des doutes sur la sincérité du projet d'études et le caractère incomplet des informations fournies. Il a également estimé que les moyens soulevés par la requérante, notamment ceux tirés d'une erreur d'appréciation, d'une méconnaissance de la directive (UE) 2016/801 et du droit à l'éducation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B, incluant l'annulation, l'injonction et les frais de justice.

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