Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2502900(TA44-2502900)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour études par l’autorité consulaire française à Lomé. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car introduite avant l’exercice du recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa, en méconnaissance des articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2312161(TA44-2312161)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A d’un recours en plein contentieux contestant le refus de la CNRACL de lui accorder une rente viagère d’invalidité. En cours d’instance, M. A s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné la Caisse des dépôts et consignations, gestionnaire de la CNRACL, à verser à M. A une somme de 500 euros au titre des frais exposés.
N° TA44-2403171(TA44-2403171)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. C d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa sollicité a été délivré le 9 août 2024, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il condamne néanmoins l’État à verser 500 euros à M. C au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA44-2420485(TA44-2420485)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de Nantes Métropole. Cette dernière sollicitait une mesure d'expertise préventive afin de constater l'état initial de l'immeuble situé 9-10 place Victor Mangin à Nantes, avant des travaux de renouvellement du réseau d'eaux pluviales. Le juge a estimé que la demande était utile, les travaux étant susceptibles d'affecter les biens riverains en raison des vibrations et des risques de déstabilisation des sols. L'expertise portera sur le constat des désordres éventuels avant, pendant et après le chantier, sans préjuger des responsabilités.
N° TA44-2404041(TA44-2404041)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer un visa de long séjour à Mme D. En cours d’instance, le visa a été délivré le 9 janvier 2025, rendant sans objet les conclusions principales. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il condamne néanmoins l’État à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA44-2502207(TA44-2502207)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de M. B, ressortissant congolais, contre deux arrêtés du préfet de Maine-et-Loire refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 9 de la convention franco-congolaise, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des stipulations conventionnelles et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2411206(TA44-2411206)
Le Tribunal Administratif de Nantes, par une ordonnance du 16 mai 2025, a fixé la rétribution de l'avocat Me Pollono à quatre unités de valeur dans le cadre d'une instance introduite par M. A et Mme C épouse A, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle. Cette décision fait suite à une ordonnance de non-lieu à statuer constatant que la requête était devenue sans objet. Le juge s'est fondé sur l'article 93-1 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020, qui permet d'allouer une rétribution à l'avocat en cas de non-lieu, en tenant compte des diligences accomplies et du taux de l'aide juridictionnelle partielle (55 %).
N° TA44-2414891(TA44-2414891)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour études par l’autorité consulaire française à Brazzaville. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A, résidant en République du Congo, n’a pas régularisé sa situation malgré une demande du tribunal : il n’a pas élu domicile sur le territoire de la République, de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de la Suisse, et n’a pas produit la décision de la commission de recours contre les refus de visa, pourtant requise comme préalable obligatoire au contentieux (articles R. 431-8 et D. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile). En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA44-2416799(TA44-2416799)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes concerne une requête en excès de pouvoir déposée par M. B A, visant à contester une décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant son recours contre un ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal constate que cette requête est un double de celle déjà enregistrée sous le n° 2318034 devant le tribunal administratif de Montpellier. En application du code de justice administrative, il ordonne la radiation de la requête n° 2416799 du registre du greffe pour qu'elle soit jointe à la procédure déjà en cours sous le n° 2318034.
N° TA44-2504676(TA44-2504676)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune de Nantes visant à désigner un expert pour constater l'état des immeubles riverains avant des travaux de réaménagement de l'école élémentaire Jean Jaurès. La solution retenue est fondée sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permet une expertise préventive en matière de travaux publics. Le juge a estimé que la mesure présentait un caractère d'utilité, compte tenu de la nature et de l'importance des travaux susceptibles de provoquer des désordres. L'expert désigné devra établir un état des lieux avant travaux et pourra, le cas échéant, rechercher les causes et l'étendue des dommages survenus pendant le chantier.
N° TA44-2500116(TA44-2500116)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes concerne une requête en excès de pouvoir déposée par M. A contre un refus de naturalisation. Le tribunal constate que cette requête (n° 2500116) est un double d’une autre requête enregistrée sous le n° 2500279. La solution retenue est le retrait de la requête n° 2500116 du registre du greffe pour la joindre à la requête n° 2500279, sans statuer au fond. Cette décision est fondée sur les principes de bonne administration de la justice et les dispositions du code de justice administrative.
N° TA44-2500802(TA44-2500802)
Le Tribunal Administratif de Nantes, par une ordonnance du 16 mai 2025, a constaté que la requête de M. A D B, enregistrée sous le n° 2500802 et dirigée contre une décision de refus de séjour et une obligation de quitter le territoire français, était un double d'une requête précédemment enregistrée sous le n° 2419104. En application des règles de procédure du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la radiation de cette seconde requête du registre du greffe pour qu'elle soit jointe à la première, l'instruction se poursuivant sous ce seul numéro.
N° TA44-2503002(TA44-2503002)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A B, qui visait à contester l’imputabilité au service d’un accident de trajet survenu le 23 octobre 1989. La requête ne contenait ni conclusions ni moyens de droit, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le président du tribunal a prononcé le rejet par ordonnance, sans invitation préalable à régulariser.
N° TA44-2506976(TA44-2506976)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, un ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de cesser ses conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII était fondée sur l'absence de présentation de l'intéressé à des rendez-vous en préfecture, ce qui constitue un manquement aux exigences des autorités chargées de l'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII avait pris en compte la vulnérabilité du demandeur et n'avait commis ni erreur de droit, ni erreur manifeste d'appréciation, en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2506934(TA44-2506934)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme G, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit à l'information et de l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que des risques de mauvais traitements en Italie. Il a jugé que la requérante n'établissait pas l'existence de défaillances systémiques en Italie et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause dérogatoire de l'article 17 du règlement. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
N° TA44-2506932(TA44-2506932)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 9 avril 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B, un demandeur d'asile érythréen. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'un vice de procédure, l'OFII n'ayant pas établi avoir mené un entretien d'évaluation de la vulnérabilité du requérant avant de prendre sa décision. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de rétablir rétroactivement ces conditions. La solution s'appuie sur les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 20 de la directive 2013/33/UE.
N° TA44-2506931(TA44-2506931)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté visait les textes applicables, notamment les articles L. 751-2 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue valide la légalité de la mesure d'assignation à résidence prise dans le cadre de la procédure de détermination de l'État responsable de la demande d'asile.
N° TA44-2506698(TA44-2506698)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire l'assignait à résidence pour 45 jours dans l'attente de son transfert vers l'Espagne. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière et a jugé que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 573-2 et L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2317945(TA44-2317945)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C, ressortissant camerounais, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour pour études. Le tribunal a estimé que la commission pouvait légalement fonder son refus sur le motif, non retenu initialement, du défaut de sérieux du projet d'études, révélant un risque de détournement de l'objet du visa. Il a jugé que ce motif était suffisamment établi par les pièces du dossier et que la décision n'était entachée d'aucune erreur d'appréciation. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2405474(TA44-2405474)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vendée refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de méconnaissance de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, en application de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions contestées, fondées sur les stipulations de l'accord et les dispositions du code précité.