Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
57 985 décisions disponibles — page 747/2900
N° TA44-2207696(TA44-2207696)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SCI Saint-Louis. Celle-ci contestait la décision de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) du 11 octobre 2021 retirant une subvention de 4 788 euros pour un logement, ainsi que l'ordre de recouvrement du 10 mars 2022. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'autorité de la chose jugée, estimant que la nouvelle décision de l'Anah, fondée sur un motif différent (absence de production de l'avis d'imposition du locataire), n'était pas identique à celle annulée par le jugement du 17 novembre 2020. Il a également jugé que la procédure était régulière et que l'absence de production du justificatif fiscal, malgré les diligences de la SCI, justifiait le retrait de la subvention en application des articles L. 321-4 et R. 321-21 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA44-2110327(TA44-2110327)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant le montant de sa prime "MaPrimeRénov'". La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale du 6 mai 2021, celle-ci ayant été substituée par la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable obligatoire née le 21 juillet 2021. S'agissant de cette décision implicite, le tribunal a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, car une décision implicite de rejet n'a pas à être motivée. Enfin, le moyen fondé sur une erreur d'appréciation a été écarté, le tribunal considérant que l'ANAH avait correctement appliqué les textes en vigueur, notamment le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et l'arrêté du même jour, pour calculer le montant définitif de la prime.
N° TA44-2110210(TA44-2110210)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A contestant le retrait du bénéfice de la prime "Ma PrimeRénov'" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). La solution retenue est fondée sur le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, qui exige que les travaux soient commencés après l'accusé de réception de la demande de prime. En l'espèce, les travaux d'installation de la pompe à chaleur ont été réalisés avant le dépôt de la demande le 30 avril 2021, comme l'atteste la facture du 4 mars 2021 mentionnant une intervention au 22 février 2021. Les arguments de Mme A, notamment l'erreur de date sur la facture et sa bonne foi, n'ont pas été retenus comme utiles pour contester ce motif.
N° TA44-2508029(TA44-2508029)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour à M. C A, présenté comme le fils d'un ressortissant français. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, le requérant n'apportant pas d'éléments nouveaux par rapport à une précédente requête rejetée le 20 mars 2025 pour le même motif. L'ordonnance est rendue sur la base des articles L. 522-3 et L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2507939(TA44-2507939)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les refus de visa du 25 avril 2024, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour à un enfant recueilli par kafala. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas satisfaite, faute pour les requérants d’établir une dégradation avérée des conditions de vie de l’enfant ou une impossibilité pour sa famille d’accueil actuelle d’assurer sa sécurité. Il a également relevé le délai anormalement long écoulé entre la décision contestée et le dépôt du recours, ainsi que l’absence de stabilité professionnelle des demandeurs. La requête a donc été rejetée selon la procédure simplifiée prévue à l’article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2315691(TA44-2315691)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant les arrêtés du préfet de la Loire-Atlantique du 18 octobre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de trois ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la signataire des arrêtés bénéficiait d'une délégation de signature régulière, écartant ainsi le moyen d'incompétence. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA44-2507151(TA44-2507151)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision de préemption du 6 mars 2025 prise par la présidente de Nantes Métropole. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment l'insuffisance de motivation et l'absence de réalisme du projet, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
N° TA44-2506404(TA44-2506404)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme D visant à suspendre la décision implicite de refus de visa de long séjour pour son fils. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas fait preuve de la diligence nécessaire dans ses démarches et les risques allégués n'étant pas suffisamment établis. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées.
N° TA44-2506401(TA44-2506401)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. D et Mme E C visant à suspendre le refus implicite de visa de long séjour pour réunification familiale. Postérieurement à l'introduction de la requête, le ministre de l'intérieur a donné instruction à l'autorité consulaire de délivrer le visa sollicité. Par conséquent, le tribunal a constaté que la décision de refus avait été implicitement retirée et que les conclusions en suspension et en injonction étaient devenues sans objet.
N° TA44-2507379(TA44-2507379)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des décisions consulaires refusant la délivrance de visas de long séjour à deux jeunes majeurs camerounais au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les éléments médicaux produits étant insuffisants pour démontrer une situation de vulnérabilité particulière nécessitant une protection immédiate. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 561-2 fixant la limite d'âge à 19 ans pour les enfants pouvant bénéficier de la réunification.
N° TA44-2507497(TA44-2507497)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté les conclusions de non-lieu présentées par le ministre de l’intérieur, estimant que la simple instruction donnée aux autorités consulaires d’accorder un rendez-vous ne suffisait pas à établir que la décision de refus d’enregistrement des demandes de visa avait été rapportée. Il a jugé la condition d’urgence remplie, compte tenu de la séparation prolongée de plus de neuf ans entre la mère et ses enfants mineurs, de la situation de précarité et de danger alléguée pour ces derniers en Côte d’Ivoire, et de l’intérêt supérieur des enfants. En revanche, le tribunal a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, les requérants ne justifiant pas avoir accompli les démarches nécessaires pour obtenir des laissez-passer consulaires. Par conséquent, il a rejeté les demandes de suspension et d’injonction, et a mis à la charge de l’État la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA44-2508316(TA44-2508316)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur demande de Nantes Métropole, a désigné un expert pour examiner un immeuble situé 67 boulevard Victor Hugo à Nantes, présentant un danger pour la sécurité publique. La décision est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet à l'autorité compétente de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité. L'expert devra constater l'état du bâtiment, évaluer les risques, proposer des mesures pour remédier au danger, et rendre son rapport dans un délai de vingt-quatre heures.
N° TA44-2507658(TA44-2507658)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet de la Loire-Atlantique a pris un arrêté refusant le titre de séjour, rendant ainsi la demande de récépissé sans objet. Le juge des référés a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a rejeté la demande de frais irrépétibles.
N° TA44-2505313(TA44-2505313)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi en plein contentieux par M. B A, personne handicapée reconnue prioritaire par la commission de médiation, a enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de lui proposer un logement adapté (type 2 accessible) sous un mois. La juridiction a rappelé que l’État est tenu à une obligation de résultat en vertu des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, et que la saturation de l’offre ne le délie pas de cette obligation. Faute d’offre dans le délai légal de six mois, le tribunal a ordonné le relogement sous astreinte de 300 euros par mois de retard.
N° TA44-2507150(TA44-2507150)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 14 mars 2025 supprimant le permis de visite de Mme D auprès de son conjoint incarcéré. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante d'avoir établi la réalité et l'intensité de ses liens avec le détenu, et au regard de l'impératif de maintien de l'ordre et de la sécurité pénitentiaire. La décision se fonde sur les dispositions du code pénitentiaire et du code de justice administrative.
N° TA44-2507659(TA44-2507659)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant l'échange du permis de conduire bissao-guinéen de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas l'impossibilité de se rendre sur son lieu de travail par les transports en commun. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA44-2507644(TA44-2507644)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer. Le ministre de l'intérieur ayant donné instruction de délivrer les visas de long séjour sollicités pour les enfants de M. A, la demande de suspension de la décision implicite de refus de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France est devenue sans objet. Le tribunal a également admis provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle.
N° TA44-2406908(TA44-2406908)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe du 7 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signature de l'arrêté ayant été régulièrement déléguée au secrétaire général de la préfecture. Sur le fond, il a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, Mme A ne justifiant pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France, malgré son PACS avec un ressortissant français.
N° TA44-2407322(TA44-2407322)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 14 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction présentées par M. B.
N° TA44-2502451(TA44-2502451)
Le Tribunal Administratif de Nantes, par une ordonnance du 14 mai 2025, a rejeté la requête de Mme B contestant la suspension de son revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée et n'était pas accompagnée de la preuve du recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation notifiée à la requérante, celle-ci n'a pas fourni les documents requis dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée sans examen au fond.