Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2406908(TA44-2406908)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe du 7 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signature de l'arrêté ayant été régulièrement déléguée au secrétaire général de la préfecture. Sur le fond, il a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, Mme A ne justifiant pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France, malgré son PACS avec un ressortissant français.
N° TA44-2507159(TA44-2507159)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant sierra-léonais, qui demandait la suspension de la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de droit au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
N° TA44-2507263(TA44-2507263)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’erreur manifeste d’appréciation, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2411875(TA44-2411875)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir le paiement d’heures complémentaires pour les années 2021 et 2022, suite au rejet implicite de sa demande par le président de la communauté de communes du Val-de-Sarthe. Par un mémoire du 20 avril 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 14 mai 2025.
N° TA44-2507241(TA44-2507241)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus de visa de retour, a constaté un non-lieu à statuer. Le ministre de l’intérieur ayant sollicité la délivrance du visa après l’introduction du recours, la décision implicite de rejet de la commission de recours a été retirée, rendant sans objet les conclusions en suspension et en injonction. L’Etat a été condamné à verser 500 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA44-2507420(TA44-2507420)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Le requérant demandait la suspension de la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant l'échange de son permis de conduire guinéen contre un permis français, au motif que ce permis était frauduleux. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le refus ne plaçait pas M. B dans une situation de précarité immédiate : il pouvait utiliser d'autres modes de transport pour se rendre à son travail (trajet de 30 minutes) et avait signé son contrat de travail sans garantie préalable d'obtention du permis français. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA44-2506686(TA44-2506686)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 10 avril 2025 l'assigniant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, en droit comme en fait, conformément aux articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, l'éloignement de l'intéressé demeurant une perspective raisonnable malgré l'absence de documents de voyage valides. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du CESEDA relatives à l'assignation à résidence des étrangers faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français.
N° TA44-2411242(TA44-2411242)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de l'EARL Vent des Vosges, qui contestait la décision du préfet de la région des Pays de la Loire du 14 mai 2024 soumettant son projet de construction d'ombrières photovoltaïques pour la culture de kiwis à Aubigny-Les-Clouzeaux à une étude d'impact. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en estimant que les incidences du projet sur l'environnement, notamment en raison de l'incertitude sur l'ancrage des fondations, de la gestion des eaux pluviales, des continuités écologiques et du paysage, étaient notables au regard des critères de l'article R. 122-3-1 du code de l'environnement. La requérante n'a pas démontré de différence de traitement injustifiée par rapport à d'autres projets similaires.
N° TA44-2506696(TA44-2506696)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 1er avril 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. La requérante invoquait une insuffisance de motivation, une erreur de droit et une disproportion de la mesure. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 573-2 et L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), dans le cadre d'une procédure de transfert vers l'Espagne. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA44-2506802(TA44-2506802)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé par le préfet de la Loire-Atlantique pour ordonner la libération d’un logement dédié aux demandeurs d’asile occupé sans droit par Mme B, déboutée de l’asile. Le juge a fait droit à la demande, estimant que l’occupation indue compromettait le fonctionnement du service public d’hébergement, caractérisant une situation d’urgence et d’utilité. Il a enjoint à Mme B de quitter les lieux sous huit jours, autorisé son expulsion avec le concours de la force publique si nécessaire, et ordonné le débarras de ses biens à ses frais. Cette décision est fondée sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2506803(TA44-2506803)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à Mme B D et à tous occupants de son chef de libérer sans délai le logement pour demandeurs d'asile qu'elle occupe indûment à Vertou. Le juge a constaté que Mme D, définitivement déboutée de l'asile par l'OFPRA, se maintient sans droit ni titre dans ce logement géré par l'association Coallia, malgré une mise en demeure restée infructueuse. Il a estimé que la condition d'urgence et d'utilité était satisfaite, compte tenu de la saturation du dispositif national d'accueil (99,6% d'occupation) et du nombre important de demandeurs d'asile en attente d'hébergement dans le département. Le tribunal a autorisé le préfet à procéder à l'expulsion avec le concours de la force publique et à faire évacuer les biens meubles, aux frais et risques de l'occupante, en application des articles L. 552-15 et L. 552-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2502451(TA44-2502451)
Le Tribunal Administratif de Nantes, par une ordonnance du 14 mai 2025, a rejeté la requête de Mme B contestant la suspension de son revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée et n'était pas accompagnée de la preuve du recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation notifiée à la requérante, celle-ci n'a pas fourni les documents requis dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée sans examen au fond.
N° TA44-2403627(TA44-2403627)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de lui délivrer un visa de long séjour pour études, suite à une décision consulaire française à Douala. Le ministre de l’intérieur a informé le tribunal que le visa sollicité avait été délivré le 26 septembre 2024, rendant la décision attaquée caduque. Par ordonnance du 14 mai 2025, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et a mis à la charge de l’État une somme de 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2506804(TA44-2506804)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé par le préfet de la Loire-Atlantique sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d'obtenir l'expulsion de M. A d'un logement dédié aux demandeurs d'asile, qu'il occupe indûment depuis le rejet définitif de sa demande d'asile par la CNDA en janvier 2023. Le préfet invoque l'urgence et l'utilité de la mesure face à la saturation du dispositif national d'accueil (99,9% d'occupation) et à l'attente de 723 demandeurs d'asile éligibles à un hébergement. Le juge des référés fait droit à la demande, ordonnant à M. A de libérer les lieux sous huitaine, autorisant son expulsion avec le concours de la force publique et le débarras de ses biens à ses frais, en application des articles L. 552-15 et L. 552-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2507465(TA44-2507465)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé suspension par M. B, ressortissant algérien, contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant invoquait l'urgence, présumée en matière de renouvellement, et plusieurs moyens sérieux, notamment l'absence de saisine de la commission du titre de séjour et du collège de l'OFII, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la CEDH. Le préfet de la Loire-Atlantique a conclu au rejet, contestant l'urgence et la légalité de la décision. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire porte sur l'application des articles L. 432-13, L. 425-9 du CESEDA et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA44-2406916(TA44-2406916)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 10 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les liens personnels et familiaux de Mme C en France, bien que réels, n'étaient pas suffisamment intenses, anciens et stables pour justifier la délivrance d'un titre de séjour, compte tenu de sa courte durée de séjour et de la persistance de ses attaches familiales en Côte d'Ivoire. Les autres moyens, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de fait et de la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ont été écartés comme non fondés.
N° TA44-2409237(TA44-2409237)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui contestait le refus implicite de la communauté de communes du Val-de-Sarthe de lui payer des heures complémentaires pour 2019-2020. La requérante a abandonné son recours pour excès de pouvoir et ses demandes d’injonction et de frais. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, clôt l’affaire sans examen au fond.
N° TA44-2407813(TA44-2407813)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. B, ressortissant guinéen, contre un arrêté préfectoral du 23 février 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les éléments produits ne démontraient pas une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, mais a reconnu l'existence de liens réguliers avec sa fille. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA44-2407254(TA44-2407254)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A D, ressortissant brésilien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 18 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA44-2205846(TA44-2205846)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 6 mai 2022 du directeur de l’institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier du Nord-Mayenne prononçant une exclusion temporaire de neuf mois. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, sans réponse dans le délai imparti. Par ordonnance du 14 mai 2025, le tribunal a constaté le désistement d’office de M. A et lui en a donné acte.