Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2209366(TA44-2209366)
Le Tribunal administratif de Nantes a condamné l'État à verser 2 000 euros à M. B D et Mme E en réparation du préjudice moral subi du fait d'un refus illégal de visa de long séjour pour Mme E, annulé par un précédent jugement. La responsabilité de l'État a été engagée pour faute, couvrant la période du 4 mai 2018 au 27 juillet 2019. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA44-2202726(TA44-2202726)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les demandes de Mme B, agent hospitalier, contestant le refus de prolonger son congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) au-delà du 5 janvier 2021 et son placement en congé de maladie ordinaire. La juridiction a rejeté l'ensemble de ses conclusions, jugeant que la décision du 2 mars 2023 refusant le CITIS n'était entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation, et que les décisions antérieures étaient devenues définitives ou avaient été implicitement retirées. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n° 88-386 du 19 avril 1988 relatif aux congés des fonctionnaires hospitaliers.
N° TA44-2405909(TA44-2405909)
Le Tribunal administratif de Nantes, par une ordonnance du 13 mai 2025, a constaté que la requête de Mme A B épouse C, dirigée contre une décision du ministre de l'intérieur confirmant l'irrecevabilité de sa demande de naturalisation, était un double d'une requête déjà enregistrée sous un autre numéro. En application des règles de procédure du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la radiation de cette seconde requête du registre du greffe pour qu'elle soit jointe à la procédure initiale. La solution retenue est donc une mesure de gestion procédurale visant à éviter un doublon.
N° TA44-2507265(TA44-2507265)
Refus de visa de long séjour pour regroupement familial. Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, constate un non-lieu à statuer. Le ministre de l'intérieur ayant donné instruction de délivrer le visa sollicité, la décision de refus est devenue sans objet. L'Etat est condamné à verser 500 euros à la requérante au titre des frais d'instance.
N° TA44-2506795(TA44-2506795)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant béninois, afin d'enjoindre au préfet de la Sarthe de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un titre. Le tribunal a constaté qu'après l'introduction de la requête, le préfet d'Indre-et-Loire avait délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 21 juillet 2025, l'autorisant à séjourner et travailler. En conséquence, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer, les conclusions de M. A étant devenues sans objet.
N° TA44-2506769(TA44-2506769)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. H, ressortissant soudanais, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par les articles 4 et 5 du règlement. Il a jugé que la décision était légale et fondée sur l'accord explicite des autorités allemandes, sans erreur manifeste d'appréciation ni méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2506767(TA44-2506767)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B D, contestant un arrêté préfectoral du 11 avril 2025 lui imposant une obligation de quitter le territoire français sans délai, une interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 611-1, L. 613-1 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre le signalement au système d'information Schengen, considéré comme non distinct de l'interdiction de retour. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'affaire a été instruite sur le fondement des textes précités et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
N° TA44-2506758(TA44-2506758)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. C, incarcéré, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Sarthe du 14 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de cinq ans et l'informant d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et l'absence d'examen sérieux de la situation personnelle, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des erreurs de droit. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 612-2, L. 612-6, L. 613-1 et L. 432-15, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2506675(TA44-2506675)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 8 avril 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. C, un demandeur d'asile nigérian. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'un vice de procédure, car le requérant n'avait pas été informé préalablement et n'avait pu présenter d'observations dans le délai de quinze jours prévu à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est l'annulation de la décision de l'OFII, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués sont les articles L. 744-7 et L. 744-8 du CESEDA, ainsi que l'article D. 551-18 du même code.
N° TA44-2506617(TA44-2506617)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, ressortissant congolé, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant notamment que les modalités de notification de la décision sont sans incidence sur sa légalité et que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
N° TA44-2507239(TA44-2507239)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la sous-directrice des visas refusant un visa de court séjour à M. C, ressortissant algérien, pour rendre visite à ses enfants en France. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit sur l'application de l'accord franco-algérien, violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était, en l'état, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA44-2506764(TA44-2506764)
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du 11 avril 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours dans la Loire-Atlantique, ainsi que l'arrêté de transfert vers l'Espagne du 24 octobre 2024. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'absence d'examen de la situation personnelle. Il juge que l'illégalité de la décision de transfert ne peut être invoquée par voie d'exception, cette décision étant devenue définitive suite au rejet du recours par un jugement du 17 décembre 2024. La solution est fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2506614(TA44-2506614)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme B, ressortissante ivoirienne, contestant un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français (arrêté du 23 janvier 2025), ainsi qu’une assignation à résidence subséquente (arrêté du 28 mars 2025). La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), et la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du CESEDA et des stipulations conventionnelles pertinentes.
N° TA44-2506612(TA44-2506612)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. G, ressortissant algérien incarcéré, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. Il a également relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, cette décision n'étant pas distincte de l'interdiction de retour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA44-2506549(TA44-2506549)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire l'assignant à résidence dans la Loire-Atlantique pour 45 jours dans le cadre d'une procédure de transfert vers l'Espagne (Règlement Dublin III). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que l'assignation était fondée sur les articles L. 573-2 et L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'éloignement restant une perspective raisonnable.
N° TA44-2506321(TA44-2506321)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de l'Etablissement Public Foncier de la Vendée. Cette demande visait à obtenir un constat contradictoire de l'état des lieux avant travaux d'une propriété voisine, située sur la parcelle AB n°278 à Rives de l'Yon, en raison de la proximité immédiate des travaux de déconstruction prévus. Le juge a désigné un expert pour établir cet état des lieux, estimant la mesure utile pour prévenir un éventuel litige. La mission de l'expert doit être accomplie avant le début des travaux, fixé au 1er octobre 2025.
N° TA44-2506320(TA44-2506320)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de l'Etablissement Public Foncier de la Vendée. Cette demande visait à obtenir la désignation d'un expert pour constater l'état des lieux avant travaux d'une propriété voisine, située à Rives de l'Yon, afin de prévenir d'éventuels litiges liés à des travaux de déconstruction. La solution retenue est l'organisation d'un constat contradictoire, confié à un expert désigné, dont la mission est de décrire l'état actuel des immeubles concernés avant le début des opérations.
N° TA44-2506173(TA44-2506173)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme F, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la méconnaissance des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a également considéré l'absence d'erreur manifeste d'appréciation concernant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement et le respect de l'intérêt supérieur de l'enfant. En conséquence, la solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
N° TA44-2506120(TA44-2506120)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 mars 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de quatre ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait correctement appliqué les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la durée de l'interdiction était proportionnée, compte tenu de la courte présence de l'intéressé en France, de l'absence de liens familiaux stables, de l'existence d'une précédente mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public liée à son interpellation pour vol par effraction. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. B.
N° TA44-2506119(TA44-2506119)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, ressortissant russe, qui contestait son assignation à résidence dans le département de la Loire-Atlantique pour une durée de quarante-cinq jours, prise par le préfet de Maine-et-Loire en vue de son transfert vers la Croatie. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire de l'arrêté, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen de sa vulnérabilité. Il a jugé que la mesure était fondée sur les dispositions des articles L. 573-2 et L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'obligation de présentation au commissariat n'était pas disproportionnée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.