Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2214658(TA44-2214658)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante turque, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur l'insertion professionnelle insuffisante de l'intéressée, qui ne disposait de ressources suffisantes que depuis une période récente. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait commis ni erreur de fait ni erreur manifeste d'appréciation, eu égard à son large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation, en application de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2213792(TA44-2213792)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 7 février 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique avait refusé d’enregistrer la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le préfet s’était fondé sur des faits matériellement inexacts en estimant que l’intéressé résidait à Marseille, alors qu’il justifiait d’une résidence en Loire-Atlantique. Cette solution a été retenue au regard de l’article R. 431-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui impose que le titre soit délivré par le préfet du département de résidence. Le tribunal a enjoint au préfet d’enregistrer la demande dans un délai de deux mois.
N° TA44-2202726(TA44-2202726)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les demandes de Mme B, agent hospitalier, contestant le refus de prolonger son congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) au-delà du 5 janvier 2021 et son placement en congé de maladie ordinaire. La juridiction a rejeté l'ensemble de ses conclusions, jugeant que la décision du 2 mars 2023 refusant le CITIS n'était entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation, et que les décisions antérieures étaient devenues définitives ou avaient été implicitement retirées. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n° 88-386 du 19 avril 1988 relatif aux congés des fonctionnaires hospitaliers.
N° TA44-2204054(TA44-2204054)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du syndicat S.U.D. santé sociaux Maine et Loire-Mayenne, qui demandait l'annulation de la note d'information n° 2022-10 du 21 janvier 2022 du CHU d'Angers. Cette note fixait les modalités de majoration exceptionnelle des heures supplémentaires réalisées dans le cadre de la lutte contre la 5ème vague de l'épidémie de covid-19, en application des décrets n° 2021-1709 du 18 décembre 2021 et n° 2021-287 du 16 mars 2021. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de consultation des instances, l'insuffisance de motivation, et la violation du principe d'égalité, n'étaient pas fondés. En conséquence, la requête a été rejetée et les conclusions du syndicat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.
N° TA44-2211576(TA44-2211576)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Loire-Atlantique le 8 juillet 2022. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et une violation de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité du refus de séjour.
N° TA44-2210292(TA44-2210292)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 5 mai 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant camerounais. Le tribunal a retenu un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, le préfet n'ayant pas pris en compte l'état de santé dégradé du plus jeune enfant de M. B, souffrant notamment d'épilepsie. Cette annulation est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.
N° TA44-2206000(TA44-2206000)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur le fait que M. B avait aidé au séjour irrégulier de son épouse entre 2016 et 2019. Le tribunal a jugé que ce motif était légal, que l'ajournement ne portait pas atteinte au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni au droit au mariage, et que les moyens invoqués étaient inopérants. La solution retenue confirme l'appréciation d'opportunité du ministre, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.
N° TA44-2205908(TA44-2205908)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci étant substituée par la décision ministérielle. Il a ensuite écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, la décision étant signée par une autorité disposant d'une délégation et comportant les motifs de droit et de fait requis par l'article 27 du code civil. Enfin, le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insertion professionnelle du requérant pour ajourner sa demande, conformément à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2205936(TA44-2205936)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation pour insertion professionnelle insuffisante. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment précise. Il a estimé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur l'absence de ressources suffisantes et stables, principalement constituées de prestations sociales, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA44-2206137(TA44-2206137)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (7ème Chambre) rejette la requête de Mme C épouse A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal estime que la décision ministérielle est suffisamment motivée et que le ministre a pu légalement se fonder sur la condamnation pénale de l'intéressée pour des faits de fausses déclarations, commis entre 2010 et 2013, pour ajourner la demande. Il écarte l'argument de l'erreur manifeste d'appréciation, jugeant que ces faits, non dépourvus de gravité et pas suffisamment anciens, justifient l'ajournement, et ce malgré les éléments positifs de la situation personnelle et professionnelle de la requérante. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2503518(TA44-2503518)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. C et Mme D d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de visa de long séjour pour leur fille, né du silence de la commission de recours. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a informé le tribunal que le visa sollicité avait été délivré le 13 mars 2025. Par ordonnance du 12 mai 2025, la présidente du tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet, et a rejeté la demande de frais de justice. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2507446(TA44-2507446)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes concerne un litige relatif au refus implicite de renouvellement d’un titre de séjour, contesté par Mme E pour son conjoint. Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Rennes. La solution retenue est fondée sur les articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, car la décision attaquée est une mesure de police et la requérante résidait dans le Morbihan, ressort du tribunal de Rennes.
N° TA44-2402683(TA44-2402683)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour en qualité de salarié. Postérieurement à la requête, le visa a été délivré le 29 août 2024, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur ces conclusions, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il condamne néanmoins l’État à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).
N° TA44-2507936(TA44-2507936)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi d’un recours en plein contentieux par M. A contestant le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire suisse contre un permis français de catégorie A, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait dans le département de la Seine-Maritime à la date de la décision attaquée, le tribunal a appliqué l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence pour les litiges relatifs aux mesures de police. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Rouen, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
N° TA44-2206557(TA44-2206557)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 21 septembre 2021 confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle s'étant substituée à la décision préfectorale, les moyens dirigés contre cette dernière étaient inopérants. Les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation ont été écartés, le signataire disposant d'une délégation de signature régulière et la décision étant motivée conformément à l'article 27 du code civil. Enfin, le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence d'insertion professionnelle stable du requérant, nonobstant ses efforts et son bénévolat, pour ajourner la demande sur le fondement de l'article 49 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2206605(TA44-2206605)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur le séjour irrégulier de M. B en France de 2016 à 2017, après le rejet de sa demande d'asile. Il a rappelé que le ministre dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour accorder la naturalisation et que la durée de l'ajournement était proportionnée à la gravité et à la récence des faits. La solution s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2206717(TA44-2206717)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour la requérante d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Sur le fond, il a estimé que le ministre avait pu légalement ajourner la demande en se fondant sur l'insuffisance des connaissances de Mme B concernant l'histoire et les institutions françaises, révélée lors de son entretien d'assimilation. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-24 du code civil et 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2206865(TA44-2206865)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur du 19 mai 2022. Cette décision avait ajourné à deux ans sa demande de naturalisation, en raison de l'aide apportée au séjour irrégulier de sa concubine et d'irrégularités dans ses déclarations fiscales. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur les dispositions du code civil et du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Il a également estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ajournant la demande.
N° TA44-2411901(TA44-2411901)
Le Tribunal Administratif de Nantes (7ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Loire-Atlantique le 6 novembre 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et que l'obligation de quitter le territoire n'était pas entachée d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 611-1 3° du même code. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA44-2204239(TA44-2204239)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. La décision était fondée sur son assimilation insuffisante à la communauté française, notamment une connaissance lacunaire de l'histoire, de la culture et de la société françaises, ainsi que des droits et devoirs du citoyen, révélée lors de l'entretien d'assimilation. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement appliqué l'article 21-24 du code civil et l'article 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, et que les arguments de la requérante sur sa maladie ou son éducation familiale étaient sans incidence sur la légalité de la décision.