Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2408057(TA44-2408057)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l’article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir, dès lors que le dossier présenté par l’intéressé était incomplet. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.
N° TA44-2507722(TA44-2507722)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial pour l'épouse et la fille de M. B. Le juge constate que le requérant n'apporte aucun élément nouveau par rapport à deux précédentes ordonnances de rejet pour défaut d'urgence, rendues les 30 janvier et 7 avril 2025. En l'absence de circonstances nouvelles justifiant une urgence, la demande est rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2308924(TA44-2308924)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la vice-présidente du conseil départemental de la Vendée de deux requêtes en contravention de grande voirie contre la SGB Finance et M. B, propriétaires du navire "French Kiss", pour stationnement sans autorisation sur le domaine public portuaire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Le tribunal a constaté que l'occupation sans titre du domaine public portuaire constituait une contravention de grande voirie, en application des articles L. 5335-3 et L. 5335-4 du code des transports. Il a condamné solidairement les contrevenants à payer une amende de 3 750 euros, conformément à l'article L. 5337-4 du même code.
N° TA44-2406508(TA44-2406508)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a jugé que cette requête était manifestement irrecevable, car le classement sans suite d’un dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d’être attaquée par un recours pour excès de pouvoir. M. B n’ayant pas fourni un justificatif de connaissance de la langue française dans le délai imparti, sa demande était incomplète. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et l’article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2501061(TA44-2501061)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A pour contester une décision du ministre de l'intérieur retirant des points de son permis de conduire et invalidant celui-ci. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA44-2500792(TA44-2500792)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant le retrait d'un point sur son permis de conduire. Le requérant soutenait que l'infraction avait été commise par son fils, contestant ainsi l'imputabilité de l'infraction. Le tribunal a jugé que ce moyen était inopérant, car l'appréciation de l'imputabilité d'une infraction relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, en application des articles 521 et 522 du code de procédure pénale. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2420554(TA44-2420554)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du préfet d’autoriser M. D à exploiter ses parcelles. La requérante invoquait uniquement son refus de louer les terres au candidat prioritaire retenu par l’administration. Le juge a considéré ce moyen inopérant, rappelant le principe d’indépendance des législations entre le droit de propriété et la police des autorisations d’exploiter. Faute d’autre moyen recevable, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
N° TA44-2419865(TA44-2419865)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A contestant la décision du ministre de l'intérieur lui retirant six points et constatant la perte de validité de son permis de conduire. Le requérant invoquait uniquement un délai excessif entre l'infraction et l'enregistrement du retrait de points. Le juge a jugé ce moyen inopérant, rappelant qu'aucun délai n'est imposé au ministre pour notifier le retrait de points dès lors que l'infraction est établie, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. En l'absence d'autres moyens, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2419815(TA44-2419815)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A d’une requête en annulation d’un arrêté préfectoral du 3 juillet 2024 suspendant son permis de conduire pour six mois. En cours d’instance, le préfet de la Vendée a abrogé cet arrêté le 20 décembre 2024, rendant les conclusions à fin d’annulation sans objet. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance du 9 mai 2025, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l’État à verser 400 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA44-2419783(TA44-2419783)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A B épouse C, qui contestait l'annulation de son obtention de l'examen théorique du permis de conduire pour fraude par le préfet de la Vendée. La requête a été jugée tardive, car elle a été enregistrée le 16 décembre 2024, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de la décision le 10 octobre 2024. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité manifeste.
N° TA44-2500048(TA44-2500048)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C épouse B contestant des retraits de points de permis de conduire et la décision "48 SI" invalidant son permis pour solde nul. La requête était tardive, car la décision "48 SI" lui avait été notifiée le 3 mai 2012, et le délai de recours de deux mois était expiré lors de sa saisine le 3 janvier 2025. Le tribunal a appliqué les articles R.222-1, R.421-1 et R.421-5 du code de justice administrative.
N° TA44-2419092(TA44-2419092)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A comme manifestement irrecevable. Cette requête visait à contester le rejet de sa demande d'aide apicole par FranceAgriMer. Le juge a constaté que la requête n'était pas signée et que M. A n'avait pas régularisé ce défaut malgré une demande en ce sens. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 431-4 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2418950(TA44-2418950)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A pour contester une obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. En cours d'instance, la préfète de la Mayenne a retiré ces décisions le 20 février 2025, suite à l'obtention du statut de réfugié par la fille de la requérante. Le tribunal constate que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet et qu'il n'y a plus lieu d'y statuer. Il rejette la demande de frais d'instance présentée par Mme A.
N° TA44-2403295(TA44-2403295)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait le rejet de son recours gracieux contre un arrêté préfectoral du 4 mai 2023 lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a estimé que cette requête devait être regardée comme dirigée contre l'arrêté initial, lequel avait déjà été annulé par un jugement définitif du 30 octobre 2024. L'autorité de la chose jugée attachée à ce précédent jugement faisait obstacle à un nouvel examen de la demande. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2200704(TA44-2200704)
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de la Ligue pour la protection des oiseaux contre un arrêté préfectoral du 17 septembre 2021 autorisant une dérogation aux interdictions de destruction d’espèces protégées pour la construction d’une plateforme logistique. Le tribunal a retenu que l’arrêté était insuffisamment motivé, mais a fait application de l’article L. 181-18 du code de l’environnement pour surseoir à statuer, permettant au préfet de régulariser ce vice dans un délai déterminé. La solution retenue est donc un sursis à statuer dans l’attente d’une éventuelle régularisation de la motivation de l’acte.
N° TA44-2506535(TA44-2506535)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B tendant à la suspension de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, qui avait confirmé le refus de délivrance d’un visa de long séjour au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, en l’absence de circonstances nouvelles depuis le précédent référé rejeté en juin 2024 et de menace directe et personnelle établie, l’état de santé et la séparation familiale invoqués ne justifiant pas une urgence suffisante. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l’erreur d’appréciation du lien de filiation et de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande d’injonction et celle au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA44-2506536(TA44-2506536)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 10 avril 2025 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa a confirmé le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale opposé à Mme B, ressortissante afghane. Le juge a considéré que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante n’établissant pas de situation de vulnérabilité ou de risque personnel et immédiat justifiant une intervention en urgence. Il a également estimé qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l’insuffisance de motivation, de l’erreur manifeste d’appréciation et de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais d’instance.
N° TA44-2506538(TA44-2506538)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci demandait la suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa rejetant son recours contre le refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du délai de plus de sept ans entre l'obtention de la protection subsidiaire par le père et la demande de visa, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2506755(TA44-2506755)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé suspension de deux décisions implicites de la commission des recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France (CRRV), rejetant les recours contre les refus consulaires de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial pour deux enfants camerounais. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des refus, notamment en raison de l'absence de motivation, de la méconnaissance des articles L. 411-1 et L. 441-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE). Le ministre de l'intérieur a conclu au rejet, contestant l'urgence et la force des moyens. Le tribunal a rejeté les requêtes, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, la séparation familiale résultant du départ volontaire du père et l'isolement allégué n'étant pas démontré.
N° TA44-2506794(TA44-2506794)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale à Mme C E. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérants n’établissant pas de circonstances particulières justifiant une atteinte grave et immédiate à leur situation, malgré la durée de leur séparation et les risques allégués en Afghanistan. En outre, aucun doute sérieux n’a été retenu quant à la légalité de la décision, les contradictions dans les actes de mariage produits ne permettant pas d’établir la réalité du lien matrimonial au sens des articles L. 561-2 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles relatives aux frais de justice.