Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionPARTIEL

TA44-2110115(TA44-2110115)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B D, exploitante agricole, contestant la décision du 4 mai 2021 par laquelle la région Pays de la Loire a constaté une anomalie définitive pour non-respect de l'effectif minimum d'animaux, entraînant la rupture de son engagement dans une mesure agro-environnementale et climatique (MAEC). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requête, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'erreur de fait et de l'erreur de droit. Il a considéré que l'anomalie, relative au non-respect de l'effectif minimum d'animaux, présentait un caractère définitif au sens de l'article D. 341-13 du code rural et de la pêche maritime, justifiant la rupture de l'engagement. La solution retenue est le rejet de la requête de Mme D.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2109916(TA44-2109916)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 18 juin 2021 lui refusant l'autorisation de détenir des armes de catégorie B et ordonnant leur dessaisissement. Le tribunal a écarté les moyens de vice de procédure et d'erreur de droit, estimant que le préfet ne s'était pas fondé sur le fichier TAJ mais sur un rapport d'enquête. Il a également jugé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 312-3-1 et L. 312-11 du code de la sécurité intérieure, compte tenu du comportement du requérant. La demande indemnitaire a été rejetée par voie de conséquence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2107296(TA44-2107296)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet de la Vendée de l'autoriser à acquérir et détenir des armes de catégorie B, ainsi que l'ordre de dessaisissement de ses armes de catégorie C et son inscription au fichier FINIADA. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, soulevé après l'expiration du délai de recours, était irrecevable. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait commis ni erreur manifeste d'appréciation ni erreur d'appréciation en se fondant sur le comportement de M. B, au regard des articles L. 312-3-1, L. 312-11 et R. 312-21 du code de la sécurité intérieure, pour justifier les mesures contestées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2409263(TA44-2409263)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 17 juin 2024 par lequel le préfet de la Sarthe obligeait M. B, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant, compte tenu de son jeune âge à son arrivée, de la présence régulière de ses frères en France et de son emploi stable. Le préfet a été enjoint de réexaminer la situation de M. B dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. L'État a également été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA44-2500902(TA44-2500902)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite de sa demande de naturalisation. Le requérant a toutefois informé le tribunal de son désistement pur et simple par un mémoire enregistré le 21 mars 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 mai 2025, mettant ainsi fin à l’instance.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2419341(TA44-2419341)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le motif de l'ajournement était son maintien irrégulier sur le territoire français entre 2009 et 2016. Le tribunal estime que la requérante n'a soulevé que des moyens inopérants ou non assortis de faits susceptibles de venir à leur soutien, en se bornant à invoquer son parcours professionnel et ses attaches familiales sans contester le motif réel de la décision. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA44-2416598(TA44-2416598)

Le Tribunal administratif de Nantes, par une ordonnance du 7 mai 2025, a fixé à 10 unités de valeur la rétribution de Me Eveno, avocat de M. B., bénéficiaire de l’aide juridictionnelle. Cette décision fait suite au désistement de M. B., constaté par une ordonnance du même jour. Le juge a appliqué l’article 93-1 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020, qui permet d’allouer une rétribution à l’avocat en cas de désistement, en fonction des diligences accomplies.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA44-2310019(TA44-2310019)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du centre hospitalier universitaire de Nantes fixant la consolidation de son état de santé et un taux d’incapacité partielle de 6 % suite à un accident de service. Par un mémoire, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 mai 2025.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2308906(TA44-2308906)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable en raison de sa tardiveté, le délai de recours de deux mois étant expiré. La notification de la décision attaquée, datée du 30 août 2022, a été régulièrement accomplie le 2 septembre 2022, date de présentation du pli recommandé à son domicile, conformément aux articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA44-2302338(TA44-2302338)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet de sa demande de naturalisation. Le ministre de l’intérieur a abrogé la décision contestée et a repris l’examen du dossier, ce qui a conduit M. A à se désister de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2207085(TA44-2207085)

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 28 avril 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a ajourné à deux ans la demande de naturalisation de Mme D. Le tribunal a jugé que le motif retenu, à savoir une procédure pour violence classée sans suite en raison de l'état mental de la victime et datant de près de huit ans, était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, il enjoint au ministre de réexaminer la demande de naturalisation dans un délai de quatre mois. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2207297(TA44-2207297)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante italienne, qui demandait l’annulation de la décision du ministre de l’intérieur du 27 octobre 2021 ajournant sa demande de naturalisation. Le ministre s’était fondé sur des faits de violence en réunion commis en 2018, pour lesquels la procédure pénale était toujours en cours à la date de la décision. Le tribunal a jugé que le ministre n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation, disposant d’un large pouvoir pour apprécier l’opportunité d’accorder la naturalisation, et que le classement sans suite ultérieur de la procédure était sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. La décision s’appuie sur l’article 21-15 du code civil et l’article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2207343(TA44-2207343)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, ressortissant arménien, qui contestait le refus implicite puis explicite du ministre de l'intérieur de déclarer irrecevable sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 25 février 2022 s'était substituée à la décision implicite, rendant les moyens dirigés contre cette dernière inopérants. Il a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, en raison d'une délégation de signature régulière. Enfin, il a considéré que le moyen tiré d'une erreur de droit, d'un défaut d'examen et d'une erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé, au regard des articles 21-24 du code civil et 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 relatifs à la condition de connaissance de la langue française.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2207538(TA44-2207538)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant arménien, contestant la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à quatre ans sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur le comportement du requérant, notamment des faits de blessures involontaires commis en 2015, ayant donné lieu à un classement à auteur. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, eu égard à son large pouvoir d'appréciation en matière d'opportunité d'octroi de la nationalité, en application de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2207614(TA44-2207614)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le rejet implicite de son recours contre la décision du préfet de l'Isère déclarant irrecevable sa demande de naturalisation. Le tribunal a considéré que la décision explicite du ministre de l'intérieur du 14 septembre 2022, qui a substitué un ajournement de deux ans à la décision d'irrecevabilité, était suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation. Le ministre a légalement ajourné la demande en se basant sur l'insuffisance d'insertion professionnelle et l'existence d'une dette locative, conformément aux articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA44-2502062(TA44-2502062)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes fait droit à une demande d'expertise préventive formée par Loire-Atlantique Développement-SELA sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. La requérante, chargée de l'aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic, souhaitait faire constater l'état d'un immeuble voisin avant le début de travaux de démolition et désamiantage. Le juge des référés a estimé la mesure utile compte tenu de la nature et de l'importance des travaux, susceptibles de provoquer des désordres sur les constructions avoisinantes. Il a désigné une experte avec pour mission de réaliser un état des lieux préalable, de constater d'éventuels dommages pendant et après le chantier, et d'en déterminer les causes et le coût de réparation.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA44-2502066(TA44-2502066)

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA, aménageur de la ZAC de la RIA à Pornic. Le juge ordonne une expertise préventive avant des travaux de sécurisation, désamiantage et démolition, afin de constater l'état initial de l'immeuble voisin appartenant à Mme C et de détecter d'éventuels désordres futurs. La solution retenue est l'utilité de la mesure, justifiée par la nature et l'importance des travaux publics susceptibles d'affecter les constructions avoisinantes.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2207918(TA44-2207918)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante marocaine, qui contestait le rejet implicite de son recours préalable obligatoire contre une décision préfectorale refusant sa naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision implicite du ministre de l'intérieur se substituait à la décision préfectorale, rendant inopérant le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cette dernière. Il a également écarté le moyen de défaut de motivation, car la requérante n'avait pas demandé la communication des motifs de la décision implicite dans les délais. Enfin, le tribunal a estimé que le ministre avait pu légalement rejeter la demande en se fondant sur l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA44-2502068(TA44-2502068)

**Référé expertise préventive – Travaux publics – Tribunal administratif de Nantes** Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA, maître d'ouvrage délégué de travaux de sécurisation, désamiantage et démolition dans le cadre de l'aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. Le juge a désigné une experte afin de constater, avant le début des travaux, l'état d'un immeuble voisin appartenant à M. E et Mme B, susceptible d'être affecté par les opérations. La mission confiée à l'expert inclut également la constatation d'éventuels désordres en cours et en fin de chantier, ainsi que l'évaluation de leurs causes et des responsabilités. La solution retenue se fonde sur l'utilité de la mesure préventive, justifiée par la nature et l'importance des travaux publics projetés.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA44-2502298(TA44-2502298)

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA, maître d'ouvrage délégué, qui sollicitait une expertise préventive. La requête, fondée sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, visait à constater l'état d'un immeuble voisin avant le début de travaux de démolition et de désamiantage dans le cadre de l'aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. Le juge a estimé la mesure utile en raison de la nature et de l'importance des travaux, susceptibles de provoquer des désordres sur les constructions avoisinantes. En conséquence, une experte a été désignée pour établir un état des lieux préalable, constater d'éventuels dommages pendant et après le chantier, et fournir des éléments techniques sur les causes et les responsabilités.

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