Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2506921(TA44-2506921)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les refus de visa, concernant les demandes de visa de long séjour au titre de la réunification familiale pour les enfants I C I et E J F. La condition d’urgence a été reconnue, compte tenu de la séparation prolongée des enfants d’avec leur mère réfugiée et de leur situation précaire en Ouganda. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, en raison de l’absence d’examen suffisant de la possession d’état et de la situation familiale. L’administration a été enjointe de réexaminer les demandes de visa dans un délai d’un mois.
N° TA44-2419865(TA44-2419865)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A contestant la décision du ministre de l'intérieur lui retirant six points et constatant la perte de validité de son permis de conduire. Le requérant invoquait uniquement un délai excessif entre l'infraction et l'enregistrement du retrait de points. Le juge a jugé ce moyen inopérant, rappelant qu'aucun délai n'est imposé au ministre pour notifier le retrait de points dès lors que l'infraction est établie, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. En l'absence d'autres moyens, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2506745(TA44-2506745)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire du 26 février 2025 refusant la délivrance d'un visa "passeport talent - carte bleue européenne" à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer que sa présence physique en France était impérieusement nécessaire pour l'entreprise qui l'emploie. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2503416(TA44-2503416)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme A et M. D d’une demande de suspension du refus implicite de délivrance d’un visa de long séjour au titre du regroupement familial par l’autorité consulaire française à Madrid. En cours d’instance, le visa sollicité a été délivré le 8 avril 2025, rendant les conclusions aux fins de suspension et d’injonction sans objet. Par ordonnance du 7 mai 2025, le tribunal a constaté ce non-lieu à statuer et a condamné l’État à verser 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.
N° TA44-2504387(TA44-2504387)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise préventive sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. La requête a été présentée par Loire-Atlantique Développement-SELA, aménageur de la ZAC de la RIA à Pornic, afin de constater l'état d'un immeuble voisin avant des travaux de sécurisation, désamiantage et démolition. Le juge a estimé la mesure utile en raison de la nature et de l'importance des travaux, susceptibles de provoquer des désordres sur les constructions avoisinantes. Une experte a été désignée pour dresser un état des lieux, constater d'éventuels dommages pendant et après le chantier, et évaluer leurs causes et le coût des réparations.
N° TA44-2505683(TA44-2505683)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C d'une demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 18 septembre 2024, qui avait confirmé le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale pour ses deux enfants, D Zoue et B Gnande. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer concernant B Gnande, le ministre de l'intérieur ayant donné instruction de délivrer le visa sollicité avant le 30 avril 2025. Pour D Zoue, le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur d'appréciation au regard des articles L. 561-2, L. 561-3 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant
N° TA44-2506000(TA44-2506000)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C A B, ressortissant brésilien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 7 mars 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), l'éloignement demeurant une perspective raisonnable malgré un appel pendant. Il a également écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen de sa situation particulière concernant l'obligation de présentation. La solution retenue est fondée sur les articles L. 731-1, L. 732-1, L. 732-3 et L. 733-1 du CESEDA.
N° TA44-2419691(TA44-2419691)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait une contrainte et un commandement aux fins de saisie vente émis par la CAF de la Loire-Atlantique. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, et ce, malgré une demande de régularisation restée sans suite de la part de la requérante. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, en application des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2506008(TA44-2506008)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe du 29 mars 2025 l’assignant à résidence au Mans pour 45 jours. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire (délégation régulière), l’insuffisance de motivation de la décision, et l’atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA44-2506009(TA44-2506009)
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant tunisien, contre les arrêtés du préfet de la Vendée du 20 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'accord franco-tunisien et de l'article L.435-1 du CESEDA. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la base des textes précités.
N° TA44-2506262(TA44-2506262)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la procédure de reprise en charge par l'Espagne était régulière, les autorités espagnoles ayant accepté explicitement leur responsabilité le 14 mars 2025. Il a également écarté les moyens tirés d'un défaut d'information au titre de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, d'une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA44-2506270(TA44-2506270)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme E, ressortissante éthiopienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance du droit à l'information et de l'entretien individuel (articles 4 et 5 du règlement), de l'erreur de droit sur les critères de responsabilité, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation concernant les défaillances systémiques en Allemagne ou la clause dérogatoire de l'article 17 du règlement. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert.
N° TA44-2503144(TA44-2503144)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le retrait de sa prime "MaPrimeRénov'" par l'Agence nationale de l'habitat (Anah). La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, en application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. Le tribunal a constaté que le délai de recours contentieux de deux mois contre la décision de retrait du 13 mars 2023 avait expiré le 18 septembre 2023, et que le second recours administratif de Mme A, présenté le 28 octobre 2024, n'avait pu proroger ce délai. La demande de Mme A a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond.
N° TA44-2318769(TA44-2318769)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier demandait le transfert de son dossier de naturalisation du préfet de la Loire-Atlantique vers le préfet d'Indre-et-Loire, suite à son déménagement. Le juge estime que la demande fait obstacle à l'exécution de la décision de classement sans suite du 31 août 2023, qui n'a pas été contestée, et que la condition d'urgence n'est pas établie. Il relève en outre que le dossier a déjà été transféré à la préfecture d'Indre-et-Loire depuis février 2024.
N° TA44-2507227(TA44-2507227)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du 16 janvier 2025 par laquelle la commission de recours contre les refus de visa a confirmé le refus de délivrance d’un visa de long séjour à Mme D, conjointe d’un ressortissant français. Le juge estime que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’est pas remplie, la seule sincérité du mariage et la séquence du couple ne suffisant pas à caractériser un préjudice grave et immédiat. La requête est rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2502067(TA44-2502067)
**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de Loire-Atlantique Développement-SELA. Il ordonne une expertise préventive avant des travaux de démolition dans la ZAC de la RIA à Pornic. L'expert désigné devra constater l'état initial de l'immeuble voisin de M. B, puis surveiller l'apparition d'éventuels désordres pendant et après le chantier. La solution retenue est l'utilité de la mesure pour prévenir et constater d'éventuels dommages de travaux publics.
N° TA44-2507226(TA44-2507226)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un refus de visa de court séjour pour visite familiale, présentée par Mme C. La requérante invoquait l’urgence de se rendre au mariage de sa fille prévu le 26 juillet 2025. Le juge a estimé que le droit au respect de la vie privée et familiale n’implique pas la possibilité d’assister à un mariage à une date prédéfinie, et que cette circonstance ne caractérisait pas une situation d’urgence au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2507188(TA44-2507188)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus de visa de long séjour pour réunification familiale, a rejeté la requête de M. B et de sa fille Mme A. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour les requérants d’apporter des éléments probants sur la précarité alléguée de Mme A au Pakistan ou sur un risque imminent de renvoi en Afghanistan. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés, notamment la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA44-2507142(TA44-2507142)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de Mme D A F. Celle-ci contestait les refus de l'ambassade de France à Yaoundé de délivrer des visas de long séjour à ses deux enfants mineurs, en tant que membres de famille d'une personne titulaire d'un titre de séjour "passeport talent". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante n'ayant pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire avant de saisir le juge des référés. En conséquence, les requêtes ont été rejetées comme manifestement mal fondées.
N° TA44-2506110(TA44-2506110)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme G, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut d'information et d'entretien individuel, estimant que la procédure prévue par le règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III") avait été régulièrement suivie. Il a également jugé que la requérante n'apportait pas la preuve de risques personnels et réels de mauvais traitements en cas de transfert en Espagne, de nature à justifier l'application de la clause dérogatoire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.