Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2506299(TA44-2506299)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 31 mars 2025 du préfet de la Sarthe l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et fondé sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), applicable aux étrangers faisant l'objet d'une interdiction judiciaire du territoire. Il a également estimé que la mesure était proportionnée et ne méconnaissait ni les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme ni les garanties légales invoquées. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA44-2503498(TA44-2503498)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa rejetant le recours contre le refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial pour Mme A et Mohamed Moustapha B. Postérieurement à l'introduction de la requête, l'autorité consulaire a délivré les visas sollicités le 21 mars 2025. En conséquence, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction, devenues sans objet. Il a toutefois mis à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2503754(TA44-2503754)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension de refus de visas de long séjour opposés à des membres de famille d'un réfugié. En cours d'instance, l'autorité consulaire a délivré les visas sollicités. Le juge constate que les conclusions à fin de suspension et d'injonction sont devenues sans objet et qu'il n'y a plus lieu d'y statuer. Il met à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais d'instance, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2504283(TA44-2504283)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA, maître d'ouvrage de travaux de démolition dans le cadre de l'aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. Sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, le juge ordonne une expertise préventive afin de constater l'état initial d'un immeuble voisin, propriété de la société PESCAL et CO, avant le début des travaux. L'expert désigné aura également pour mission de constater d'éventuels désordres en cours et à l'issue du chantier, ainsi que d'en déterminer les causes et l'étendue. La solution retenue est motivée par l'utilité de la mesure, les travaux étant de nature à provoquer des dommages sur les constructions avoisinantes.
N° TA44-2504386(TA44-2504386)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes fait droit à une demande d’expertise préventive présentée par Loire-Atlantique Développement-SELA, maître d’ouvrage de travaux de démolition dans la ZAC de la RIA à Pornic. Sur le fondement de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative, le juge des référés a désigné une experte pour constater l’état initial des immeubles voisins appartenant à M. D et Mme A, susceptibles d’être endommagés. La mission de l’experte inclut également le suivi des éventuels désordres pendant et après les travaux, ainsi que l’évaluation de leurs causes et des coûts de réparation.
N° TA44-2504389(TA44-2504389)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, rendue en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA. Celle-ci sollicitait une expertise préventive avant des travaux de sécurisation, désamiantage et démolition dans le cadre de l'aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. Le juge a estimé la mesure utile car les travaux sont susceptibles de provoquer des désordres sur les immeubles voisins, notamment ceux de M. A. En conséquence, une experte a été désignée pour constater l'état initial des lieux, puis, le cas échéant, les éventuels dommages survenus pendant le chantier.
N° TA44-2504390(TA44-2504390)
**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA, maître d'ouvrage des travaux de démolition dans la ZAC de la RIA à Pornic. Sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, le juge désigne un expert pour constater l'état des immeubles voisins avant le début des travaux, afin de prévenir tout litige ultérieur. La mission de l'expert inclut la réalisation d'un état des lieux préventif, le suivi des éventuels désordres pendant le chantier, et l'évaluation des causes et des préjudices en cas de dommages.
N° TA44-2506006(TA44-2506006)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "B A"). La requérante soulevait notamment des moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, d'un défaut de motivation et d'une violation de ses droits à l'information et à un entretien individuel. Le tribunal a écarté l'ensemble de ces moyens, considérant que la procédure avait été régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la décision de transfert vers l'Espagne a été validée.
N° TA44-2503269(TA44-2503269)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande de suspension d'un refus de visa de long séjour. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a justifié de la délivrance du visa sollicité, rendant les conclusions à fin de suspension et d'injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à Mme B au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2506115(TA44-2506115)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la violation des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 2016/679, ainsi que des risques de mauvais traitements en Italie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, le juge estimant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés au regard des textes applicables, dont le règlement "Dublin III" et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2114462(TA44-2114462)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant gambien, qui contestait le refus de titre de séjour pris par le préfet de Maine-et-Loire. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant l’arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Sur le fond, il a estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en refusant l’admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute pour M. A de justifier de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires. La décision a également été jugée conforme à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA44-2114429(TA44-2114429)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 6 décembre 2021 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant algérien. La juridiction a relevé d'office que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-23, L. 412-5 et L. 432-1), alors que la situation de M. A est exclusivement régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue substitue à ces bases légales erronées les stipulations du 5) de l'article 6 de l'accord pour la vie privée et familiale, et le pouvoir général de l'autorité préfectorale de refuser un certificat de résidence pour menace à l'ordre public.
N° TA44-2113921(TA44-2113921)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société Assurances du Crédit Mutuel - Iard et la caisse de crédit mutuel de Nantes Royale d’une demande d’indemnisation pour les dégradations subies par l’agence bancaire lors de la manifestation du 17 novembre 2020 à Nantes. Les requérantes invoquaient la responsabilité sans faute de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, relatif aux dommages causés par des attroupements. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le lien direct entre les dégradations commises et la manifestation n’était pas suffisamment établi, et que la récurrence d’actes de vandalisme contre des agences bancaires ne démontrait pas une imprudence imputable aux requérantes.
N° TA44-2113816(TA44-2113816)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 29 novembre 2021 du préfet de la Loire-Atlantique. Cet arrêté, pris sur le fondement de l'article L. 312-7 du code de la sécurité intérieure, ordonnait la remise de ses armes et munitions en raison du danger grave que son comportement présentait pour lui-même ou pour autrui. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, compte tenu des condamnations récentes de M. B pour des faits de violences conjugales et d'autres infractions. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA44-2507781(TA44-2507781)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre à l'ambassade de France à Colombo de lui délivrer un visa de retour, en raison de l'atteinte grave et manifestement illégale que le refus de visa porterait à ses libertés fondamentales (vie privée et familiale, liberté d'aller et venir, activité professionnelle). Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant ne justifie pas de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention dans les 48 heures, et qu'il ne démontre pas être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. La décision est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2507664(TA44-2507664)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de l'ambassade de France à Téhéran refusant un visa de long séjour pour réunification familiale à Mme A. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a constaté que Mme A n'avait pas saisi la commission de recours contre les refus de visa, un recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de cette démarche préalable, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2507049(TA44-2507049)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui délivrer un visa long séjour en qualité de conjoint d'un bénéficiaire de la carte "passeport talent". Le juge des référés rappelle le caractère subsidiaire de cette procédure et estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à une décision administrative de refus de visa, laquelle conserve sa force exécutoire. En conséquence, la demande est rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2506964(TA44-2506964)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de visa de long séjour pour travail salarié opposé à M. B. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute de circonstances nouvelles par rapport à une précédente ordonnance de rejet du 11 avril 2025, et ce malgré la précarité de la situation du requérant en Iran. La solution est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2505794(TA44-2505794)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme B, épouse C, de ses conclusions à fin de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, après que le ministre de l'intérieur a indiqué avoir donné instruction de délivrer le visa de retour sollicité. La requérante a maintenu ses conclusions au titre des frais de justice. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, condamne l’État à verser 500 euros à Mme B au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA44-2505383(TA44-2505383)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur rejetant sa demande de naturalisation. Par une ordonnance du 7 mai 2025, le tribunal a constaté que cette requête était un double d’une autre requête déjà enregistrée sous un numéro distinct. En application des règles de procédure du code de justice administrative, il a ordonné la radiation de la requête n° 2505383 du registre du greffe, l’instruction se poursuivant sous l’autre numéro.