Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2506689(TA44-2506689)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de visa de long séjour présentée par M. A au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison du manque de diligence du requérant pour contester le refus et de l'absence de preuve de contacts réguliers avec sa fille mineure réfugiée. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2507636(TA44-2507636)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de visa de court séjour opposée à Mme A. La requérante invoquait l'urgence liée à son souhait de voir sa fille et ses petits-enfants, ainsi que l'état de santé de son frère. Le juge a estimé que ces motifs ne caractérisaient pas une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate, notamment car la fille de Mme A pouvait lui rendre visite au Togo et que l'état de santé de son frère n'était pas péjoratif. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2507665(TA44-2507665)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour de retour à un ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle, familiale ou médicale, malgré son ancienne résidence en France et son état de santé. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2406322(TA44-2406322)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante géorgienne, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la requérante n'apportait pas de preuves suffisantes des risques de traitements inhumains en cas de retour en Géorgie, et a donc écarté la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2504485(TA44-2504485)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, constate que le requérant a été placé en rétention administrative à Olivet (Loiret) en cours d’instance. En application des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent. Il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif d’Orléans, seul compétent en raison du lieu de rétention.
N° TA44-2506107(TA44-2506107)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Sarthe du 31 mars 2025 l’assignant à résidence pour 45 jours. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 28 avril 2025. Par ordonnance du 6 mai 2025, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte spécifique au contentieux des étrangers n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée par le désistement.
N° TA44-2507639(TA44-2507639)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour études à M. B. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les circonstances invoquées (examens à venir) ne caractérisent pas une atteinte grave et immédiate à sa situation, d'autant que l'intéressé a contribué à cette urgence en s'inscrivant en présentiel sans certitude d'obtenir un visa. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2507770(TA44-2507770)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 15 avril 2025 refusant un visa de court séjour à un artiste musicien. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, l'intéressé n'ayant pas démontré une atteinte grave et immédiate à sa situation, d'autant qu'il avait en partie créé lui-même l'urgence en déposant sa demande de visa tardivement. La requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2507737(TA44-2507737)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B qui sollicitait la suspension des refus de visa opposés à ses enfants et à sa fille adoptive au titre du regroupement familial pour réfugiés. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, faute pour la requérante d’avoir justifié de la saisine préalable obligatoire de la commission des recours contre les refus de visa, conformément à l’article D. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En l’absence de preuve de cette saisine et d’une requête en annulation distincte, la condition de recevabilité n’était pas remplie, rendant inutile l’examen de l’urgence ou du doute sérieux sur la légalité. L’ordonnance a donc été rendue sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2507677(TA44-2507677)
**Sujet principal :** Demande de suspension d’un refus de visa de long séjour pour réunification familiale. **Juridiction :** Tribunal administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue :** Rejet de la requête en suspension pour défaut d’urgence, sans instruction ni audience (article L. 522-3 du code de justice administrative). **Textes appliqués :** Article L. 521-1 du code de justice administrative (condition d’urgence et de doute sérieux).
N° TA44-2507719(TA44-2507719)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A C visant à suspendre le refus de visa de court séjour pour études qui lui a été opposé par les autorités consulaires françaises à Bombay. La requérante n’a pas justifié avoir saisi le sous-directeur des visas du recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article D. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En l’absence de cette formalité, la demande de suspension fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative a été jugée manifestement irrecevable. L’ordonnance a été rendue le 6 mai 2025 par le juge des référés.
N° TA44-2506109(TA44-2506109)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. I, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la méconnaissance des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"). Le tribunal a jugé que la décision de transfert était légale, les autorités portugaises ayant accepté leur responsabilité, et qu'aucune violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE n'était établie.
N° TA44-2413903(TA44-2413903)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de Maine-et-Loire. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait ni l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de justifier d'une insertion sociale et professionnelle en France ou de liens personnels intenses. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA44-2411068(TA44-2411068)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés contre les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de renvoi ont été écartés par voie de conséquence. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2404671(TA44-2404671)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A étant majeur, et a jugé non établie l'erreur manifeste d'appréciation liée à son état de santé. Il a également rejeté le moyen fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 721-4 du même code, faute de preuves suffisantes des risques encourus en cas de retour en Guinée. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles à fin d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
N° TA44-2411083(TA44-2411083)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en raison de sa relation de concubinage avec une ressortissante française. Le tribunal a estimé que la durée de son séjour n'était pas établie et que ses liens familiaux en France n'étaient pas suffisamment stables, notamment au vu de faits de violences conjugales et de la présence de sa famille en Algérie. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2410335(TA44-2410335)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc débouté du droit d'asile, contestant un arrêté du préfet de la Sarthe du 20 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, jugeant que l'exécution volontaire de la mesure d'éloignement ne rendait pas la requête sans objet. Sur le fond, il a considéré que l'arrêté était signé par une autorité habilitée, suffisamment motivé, et que le droit d'être entendu du requérant avait été respecté. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant l'assistance d'un interprète.
N° TA44-2410196(TA44-2410196)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, la secrétaire générale de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que M. A n'établissait pas être exposé à des menaces personnelles et actuelles en cas de retour en République du Congo, ne démontrant pas la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.
N° TA44-2506447(TA44-2506447)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant une autorisation de travail pour M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A disposait d'un titre de séjour valide jusqu'en août 2026 l'autorisant à travailler, et la société requérante n'a pas justifié d'un préjudice grave et immédiat résultant de son propre choix de suspendre le contrat. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen des moyens relatifs à la légalité de la décision.
N° TA44-2409317(TA44-2409317)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec fixation du pays de renvoi. La requérante invoquait une méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison des risques liés à son orientation sexuelle en Côte d’Ivoire. Le tribunal a jugé que les éléments produits (attestation d’adhésion à un centre LGBTI+ et rapports généraux) ne suffisaient pas à établir une menace personnelle, d’autant que sa demande d’asile avait été rejetée pour déclarations évasives et incohérentes. En conséquence, la décision fixant le pays de renvoi n’a été entachée ni d’erreur manifeste d’appréciation ni de violation des textes invoqués.