Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA44-2502911(TA44-2502911)

Le Tribunal Administratif de Nantes a constaté, par ordonnance du 5 mai 2025, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B et Mme C. Celle-ci demandait l'annulation du refus de visas de long séjour pour réunification familiale, mais les visas ont été délivrés le 25 mars 2025, rendant le litige sans objet. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 300 euros à l'avocate et 350 euros à M. B au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2506224(TA44-2506224)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait, d'une part, le prononcé de sanctions contre des agents publics, ce qui n'entre pas dans les pouvoirs du juge administratif. D'autre part, elle contestait des décisions de la CAF refusant la prime d'activité et le RSA, sans avoir préalablement exercé les recours administratifs obligatoires prévus par le code de la sécurité sociale (article R. 845-2) et le code de l'action sociale et des familles (article L. 262-47). La requête, non régularisée malgré une demande en ce sens, a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2507322(TA44-2507322)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui demandait la décharge de cotisations de taxe foncière pour les années 2014 à 2022. La juridiction a constaté que la réclamation préalable de l'intéressé, déposée le 7 décembre 2024, était tardive au regard du délai de forclusion prévu à l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, qui impose un dépôt avant le 31 décembre de l'année suivant la mise en recouvrement. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2502824(TA44-2502824)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C A, qui contestait un refus de naturalisation. La requête était manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, et ce défaut n'a pas été régularisé malgré une demande du tribunal. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2505933(TA44-2505933)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. H C, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'information et d'entretien individuel, ainsi que la méconnaissance des articles 3 de la CEDH et 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et les articles L. 572-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2402275(TA44-2402275)

Le Tribunal Administratif de Nantes, dans trois requêtes jointes (n° 2402275, 2402286, 2402288), était saisi par M. E D de demandes d'annulation des décisions implicites de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale à ses trois filles majeures, Mme C, A et B D. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré du défaut d'intérêt à agir de M. D, dès lors que ses filles étaient majeures à la date des décisions contestées et qu'il ne justifiait pas d'un mandat ou d'une qualité pour agir en leur nom. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes comme irrecevables, sans examiner les autres moyens soulevés (défaut de motivation, erreur de droit, violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme).

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2216854(TA44-2216854)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A épouse C d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet a délivré le titre sollicité le 17 mars 2023, retirant implicitement la décision contestée. Le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur les conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction. Il rejette la demande de frais d’instance présentée au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA44-2302634(TA44-2302634)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de Maine-et-Loire refusant son admission exceptionnelle au séjour en tant que parent d’enfant français. En cours d’instance, le préfet a délivré à M. A une carte de séjour pluriannuelle « vie privée et familiale », retirant implicitement la décision attaquée. Le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur les conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction. Il condamne néanmoins l’État à verser 500 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2506534(TA44-2506534)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale à M. A, ressortissant afghan. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, en l’absence d’éléments nouveaux depuis le rejet d’une précédente requête en référé, et que le requérant était en partie responsable du délai de séparation. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2505934(TA44-2505934)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant russe, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, les vices de procédure (articles 4 et 5 du règlement) et l'erreur manifeste d'appréciation concernant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2501802(TA44-2501802)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en urgence sur le recours de M. B fondé sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a examiné sa demande d'injonction au préfet de la Loire-Atlantique de lui attribuer un logement suite à une décision de la commission de médiation du 12 avril 2024. Le tribunal a constaté que M. B avait refusé une offre de logement adaptée à ses besoins en mars 2025, sans justifier d'un motif impérieux, et qu'il avait été informé des conséquences de ce refus. En application de la jurisprudence rappelée, ce refus lui fait perdre le bénéfice de la décision de la commission de médiation. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de M. B.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2505732(TA44-2505732)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de M. A D, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 26 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de six mois, et contre une décision d'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les décisions attaquées étaient légales. Il a notamment estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que l'assignation à résidence n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Les décisions se fondent sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2504938(TA44-2504938)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 24 février 2025 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante étrangère membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne. La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement. Le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu notamment de l'abandon du domicile conjugal par le conjoint espagnol et des modalités d'hébergement des enfants mineurs de nationalité espagnole, ce qui caractérisait une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux membres de famille de citoyens de l'Union.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA44-2507293(TA44-2507293)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, rendue le 5 mai 2025, concerne un litige relatif à un avis de paiement du forfait de post-stationnement. Le tribunal constate que, en application de l'article L. 2333-87 du code général des collectivités territoriales, ce contentieux relève de la compétence exclusive du tribunal du stationnement payant. Par conséquent, il ordonne, sur le fondement de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la transmission du dossier de M. A à cette juridiction spécialisée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2505928(TA44-2505928)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 19 mars 2025 par lequel le préfet de Maine-et-Loire ordonnait le transfert de Mme B, ressortissante guinéenne enceinte de huit mois et atteinte d'une hépatite B, vers la Croatie. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en n'utilisant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"). Compte tenu de la vulnérabilité de la requérante, isolée en Croatie, l'administration aurait dû examiner elle-même sa demande d'asile. La décision est fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2507058(TA44-2507058)

Litige de consommation entre un particulier et une société privée (Hexafresh) concernant le remboursement de produits retournés. Le Tribunal administratif de Nantes, par une ordonnance du 5 mai 2025, se déclare incompétent. Il estime que ce contentieux relève de la compétence de la juridiction judiciaire en application de l'article L. 211-3 du code de l'organisation judiciaire. La requête est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent, sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2506479(TA44-2506479)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale à M. A, ressortissant afghan. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car M. A, majeur (20 ans) à la date de sa demande, n’était pas éligible à la procédure de réunification familiale et n’établissait pas de situation de vulnérabilité ou de risque de persécution en Iran. Aucun moyen soulevé (erreur d’appréciation, violation des articles 8 de la CESDH et 3-1 de la CIDE) n’a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2505924(TA44-2505924)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B D, ressortissant azerbaïdjanais, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, des vices de procédure et de l'erreur manifeste d'appréciation concernant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, les autorités allemandes ayant accepté explicitement la reprise en charge de l'intéressé.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA44-2502692(TA44-2502692)

Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte du désistement pur et simple de M. B A, qui demandait le remboursement d’un crédit de taxe sur la valeur ajoutée de 5 150 euros au titre de 2024. L’administration fiscale ayant accepté ce désistement, le juge a constaté qu’aucun obstacle ne s’y opposait. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’ordonnance donne acte du désistement et clôt l’instance.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2504934(TA44-2504934)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant le renouvellement du certificat de résidence algérien de Mme B en qualité d'étudiante. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Résumé IA