Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2409567(TA44-2409567)
Le Tribunal administratif de Nantes annule l'arrêté du 13 juin 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique avait prononcé une interdiction de retour en France d'un an contre M. A, ressortissant ivoirien. Le juge retient un défaut de base légale, faute pour l'administration de démontrer qu'une obligation de quitter le territoire français avait été préalablement notifiée à l'intéressé, condition nécessaire à l'édiction de l'interdiction sur le fondement de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet d'effacer le signalement de M. A dans le système d'information Schengen et condamne l'État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice.
N° TA44-2405888(TA44-2405888)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant géorgien, contestant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de Maine-et-Loire. Le tribunal a notamment écarté les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la violation du droit d'être entendu et de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale. La demande de suspension de l'OQTF a également été rejetée, faute d'éléments sérieux justifiant le maintien sur le territoire au titre de l'asile. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA44-2407054(TA44-2407054)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante azerbaïdjanaise, contestant l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par le préfet de la Sarthe le 10 avril 2024. Le tribunal a jugé que l’arrêté était signé par une autorité habilitée et suffisamment motivé, et que la requérante n’établissait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant et de l’article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. En conséquence, la décision du préfet a été confirmée dans son ensemble.
N° TA44-2506238(TA44-2506238)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à M. A, débouté définitivement de l'asile, de libérer sans délai le logement pour demandeurs d'asile qu'il occupe indûment à Saint-Nazaire. La requête du préfet de la Loire-Atlantique a été jugée recevable et fondée, l'urgence étant caractérisée par le taux d'occupation anormalement élevé des places d'hébergement (99,6%) et le nombre important de demandeurs d'asile en attente, tandis que l'absence de titre de séjour et de circonstances exceptionnelles de la part de M. A écarte toute contestation sérieuse. Le tribunal a autorisé le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée et le débarras des biens aux frais de l'intéressé, en application des articles L. 552-15 et L. 552-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2505999(TA44-2505999)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. G, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, en se fondant sur une délégation de signature régulièrement publiée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
N° TA44-2507496(TA44-2507496)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 4 avril 2025 interdisant à M. A d’intervenir auprès de mineurs dans le cadre d’activités sportives pour une durée de cinq ans. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, compte tenu des motifs d’ordre public justifiant la mesure. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2506234(TA44-2506234)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet de la Loire-Atlantique pour ordonner l'expulsion de Mme D, une ressortissante étrangère, du logement dédié aux demandeurs d'asile qu'elle occupe indûment. La requête préfectorale a été rejetée. Le juge a estimé que, malgré l'occupation sans droit ni titre du logement et la saturation du dispositif d'hébergement, la mesure d'expulsion porterait une atteinte excessive à l'intérêt supérieur des enfants mineurs de Mme D, dont l'un est atteint de troubles autistiques et scolarisé, en violation de l'article 3 §1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a considéré que les conditions d'urgence et d'utilité n'étaient pas suffisamment caractérisées pour justifier l'expulsion immédiate.
N° TA44-2411196(TA44-2411196)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante russe, contestant l’arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 2 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec un délai de trente jours, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et avait été précédée d’un examen particulier de la situation de l’intéressée. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme C, au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni aux stipulations de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais d’instance.
N° TA44-2506494(TA44-2506494)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale à plusieurs ressortissants afghans, sollicités par M. J H, bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ne justifiant pas d'une situation de précarité ou de vulnérabilité suffisamment grave et imminente, notamment en l'absence d'éléments nouveaux depuis un précédent rejet pour défaut d'urgence. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2506108(TA44-2506108)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la clause discrétionnaire de l'article 17 de ce règlement ne constitue pas un droit pour le demandeur et que la requérante n'a pas démontré de risque de traitement inhumain ou dégradant en Allemagne au sens de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 572-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement Dublin III.
N° TA44-2413903(TA44-2413903)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de Maine-et-Loire. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait ni l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de justifier d'une insertion sociale et professionnelle en France ou de liens personnels intenses. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA44-2404671(TA44-2404671)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A étant majeur, et a jugé non établie l'erreur manifeste d'appréciation liée à son état de santé. Il a également rejeté le moyen fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 721-4 du même code, faute de preuves suffisantes des risques encourus en cas de retour en Guinée. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles à fin d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
N° TA44-2411083(TA44-2411083)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en raison de sa relation de concubinage avec une ressortissante française. Le tribunal a estimé que la durée de son séjour n'était pas établie et que ses liens familiaux en France n'étaient pas suffisamment stables, notamment au vu de faits de violences conjugales et de la présence de sa famille en Algérie. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2406322(TA44-2406322)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante géorgienne, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la requérante n'apportait pas de preuves suffisantes des risques de traitements inhumains en cas de retour en Géorgie, et a donc écarté la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2506109(TA44-2506109)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. I, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la méconnaissance des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"). Le tribunal a jugé que la décision de transfert était légale, les autorités portugaises ayant accepté leur responsabilité, et qu'aucune violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE n'était établie.
N° TA44-2411068(TA44-2411068)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés contre les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de renvoi ont été écartés par voie de conséquence. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2505933(TA44-2505933)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. H C, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'information et d'entretien individuel, ainsi que la méconnaissance des articles 3 de la CEDH et 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et les articles L. 572-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2402275(TA44-2402275)
Le Tribunal Administratif de Nantes, dans trois requêtes jointes (n° 2402275, 2402286, 2402288), était saisi par M. E D de demandes d'annulation des décisions implicites de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale à ses trois filles majeures, Mme C, A et B D. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré du défaut d'intérêt à agir de M. D, dès lors que ses filles étaient majeures à la date des décisions contestées et qu'il ne justifiait pas d'un mandat ou d'une qualité pour agir en leur nom. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes comme irrecevables, sans examiner les autres moyens soulevés (défaut de motivation, erreur de droit, violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme).
N° TA44-2506534(TA44-2506534)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale à M. A, ressortissant afghan. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, en l’absence d’éléments nouveaux depuis le rejet d’une précédente requête en référé, et que le requérant était en partie responsable du délai de séparation. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée.
N° TA44-2505934(TA44-2505934)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant russe, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, les vices de procédure (articles 4 et 5 du règlement) et l'erreur manifeste d'appréciation concernant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.