Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2400179(TA44-2400179)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante centrafricaine, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour études. La juridiction a d'abord précisé que la décision de la commission de recours contre les refus de visa s'était substituée à la décision consulaire initiale. Elle a ensuite considéré que la commission avait valablement retenu le motif d'un risque de détournement de l'objet du visa, sans que les moyens soulevés par la requérante, tirés notamment de la méconnaissance de la directive 2016/801 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ne soient fondés. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2419474(TA44-2419474)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la délivrance de son permis de conduire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision administrative contestée, et M. A n'a pas régularisé sa demande malgré une invitation du tribunal. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2506637(TA44-2506637)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé-suspension par M. B contre l'arrêté du maire de Pornic du 7 avril 2025 réglementant les nuisances sonores. Le requérant invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment pour incompétence du maire et violation du code de la santé publique. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie faute de démonstration d'une atteinte grave et immédiate à la situation du requérant. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2420554(TA44-2420554)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du préfet d’autoriser M. D à exploiter ses parcelles. La requérante invoquait uniquement son refus de louer les terres au candidat prioritaire retenu par l’administration. Le juge a considéré ce moyen inopérant, rappelant le principe d’indépendance des législations entre le droit de propriété et la police des autorisations d’exploiter. Faute d’autre moyen recevable, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
N° TA44-2319397(TA44-2319397)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour pour études. La commission s'était approprié les motifs consulaires, à savoir un risque de détournement de l'objet du visa et le caractère incomplet des informations fournies. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité consulaire, l'insuffisance de motivation et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la directive (UE) 2016/801.
N° TA44-2506921(TA44-2506921)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les refus de visa, concernant les demandes de visa de long séjour au titre de la réunification familiale pour les enfants I C I et E J F. La condition d’urgence a été reconnue, compte tenu de la séparation prolongée des enfants d’avec leur mère réfugiée et de leur situation précaire en Ouganda. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, en raison de l’absence d’examen suffisant de la possession d’état et de la situation familiale. L’administration a été enjointe de réexaminer les demandes de visa dans un délai d’un mois.
N° TA44-2403295(TA44-2403295)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait le rejet de son recours gracieux contre un arrêté préfectoral du 4 mai 2023 lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a estimé que cette requête devait être regardée comme dirigée contre l'arrêté initial, lequel avait déjà été annulé par un jugement définitif du 30 octobre 2024. L'autorité de la chose jugée attachée à ce précédent jugement faisait obstacle à un nouvel examen de la demande. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2409730(TA44-2409730)
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique lui interdisant le retour sur le territoire français pendant un an. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA44-2419669(TA44-2419669)
Suspension du permis de conduire. Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A comme manifestement irrecevable. La requérante n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en violation des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2506688(TA44-2506688)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, était saisi d’une demande de suspension de décisions consulaires refusant des visas de long séjour pour réunification familiale. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a donné instruction de délivrer les visas, rendant les décisions attaquées implicitement retirées et le litige sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension et d’injonction, tout en condamnant l’État à verser 550 euros aux requérants au titre des frais d’instance.
N° TA44-2419092(TA44-2419092)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A comme manifestement irrecevable. Cette requête visait à contester le rejet de sa demande d'aide apicole par FranceAgriMer. Le juge a constaté que la requête n'était pas signée et que M. A n'avait pas régularisé ce défaut malgré une demande en ce sens. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 431-4 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2507722(TA44-2507722)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial pour l'épouse et la fille de M. B. Le juge constate que le requérant n'apporte aucun élément nouveau par rapport à deux précédentes ordonnances de rejet pour défaut d'urgence, rendues les 30 janvier et 7 avril 2025. En l'absence de circonstances nouvelles justifiant une urgence, la demande est rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2418950(TA44-2418950)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A pour contester une obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. En cours d'instance, la préfète de la Mayenne a retiré ces décisions le 20 février 2025, suite à l'obtention du statut de réfugié par la fille de la requérante. Le tribunal constate que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet et qu'il n'y a plus lieu d'y statuer. Il rejette la demande de frais d'instance présentée par Mme A.
N° TA44-2507860(TA44-2507860)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa de long séjour pour regroupement familial opposés à l'épouse et au fils de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'établir la réalité et l'intensité de la vie commune, et en raison de l'absence de démonstration d'un préjudice grave et immédiat. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2418205(TA44-2418205)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B pour contester une décision de retrait de points et de perte de validité de son permis de conduire. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales aux fins d'annulation et d'injonction, ne maintenant que sa demande de frais irrépétibles sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, en application de l'article R. 222-1 du même code. Il a toutefois rejeté la demande de frais, estimant qu'il n'y avait pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner l'Etat à verser la somme réclamée.
N° TA44-2419865(TA44-2419865)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A contestant la décision du ministre de l'intérieur lui retirant six points et constatant la perte de validité de son permis de conduire. Le requérant invoquait uniquement un délai excessif entre l'infraction et l'enregistrement du retrait de points. Le juge a jugé ce moyen inopérant, rappelant qu'aucun délai n'est imposé au ministre pour notifier le retrait de points dès lors que l'infraction est établie, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. En l'absence d'autres moyens, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2500792(TA44-2500792)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant le retrait d'un point sur son permis de conduire. Le requérant soutenait que l'infraction avait été commise par son fils, contestant ainsi l'imputabilité de l'infraction. Le tribunal a jugé que ce moyen était inopérant, car l'appréciation de l'imputabilité d'une infraction relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, en application des articles 521 et 522 du code de procédure pénale. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2419815(TA44-2419815)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A d’une requête en annulation d’un arrêté préfectoral du 3 juillet 2024 suspendant son permis de conduire pour six mois. En cours d’instance, le préfet de la Vendée a abrogé cet arrêté le 20 décembre 2024, rendant les conclusions à fin d’annulation sans objet. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance du 9 mai 2025, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l’État à verser 400 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA44-2400376(TA44-2400376)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme C pour contester un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. En cours d'instance, le préfet a retiré cet arrêté le 22 avril 2025, rendant les conclusions en annulation et injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à l'avocat de Mme C.
N° TA44-2112010(TA44-2112010)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la Sarl La Croix Blanche pour contester une mise en demeure et un titre de perception relatifs à la taxe d'aménagement due pour un projet autorisé en 2019. Par un mémoire du 29 avril 2025, la société requérante s'est désistée purement et simplement de ses deux requêtes. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 9 mai 2025. Aucun texte fiscal substantiel n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant achevée sur ce désistement.