Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2205908(TA44-2205908)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci étant substituée par la décision ministérielle. Il a ensuite écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, la décision étant signée par une autorité disposant d'une délégation et comportant les motifs de droit et de fait requis par l'article 27 du code civil. Enfin, le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insertion professionnelle du requérant pour ajourner sa demande, conformément à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2205810(TA44-2205810)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant angolais, qui contestait la décision d’ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La juridiction a d’abord relevé que la décision ministérielle du 28 mars 2022 s’était substituée à la décision préfectorale initiale, rendant les conclusions contre cette dernière irrecevables. Sur le fond, le tribunal a estimé que le ministre de l’intérieur n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en se fondant sur l’insuffisance et l’instabilité des ressources professionnelles de M. B, eu égard à ses faibles revenus déclarés entre 2017 et 2020. La solution retenue s’appuie sur l’article 21-15 du code civil et l’article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d’appréciation en matière de naturalisation.
N° TA44-2206605(TA44-2206605)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur le séjour irrégulier de M. B en France de 2016 à 2017, après le rejet de sa demande d'asile. Il a rappelé que le ministre dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour accorder la naturalisation et que la durée de l'ajournement était proportionnée à la gravité et à la récence des faits. La solution s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2505631(TA44-2505631)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Sovetours. Celle-ci contestait la procédure de mise en concurrence lancée par la communauté de communes Vie et Boulogne pour un marché de transport public, en invoquant notamment un défaut de régularisation de son offre et un dossier de consultation confus. Le juge a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la régularité de la procédure au regard des obligations de publicité et de mise en concurrence issues du code de la commande publique. La demande d'annulation de la procédure et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA44-2206557(TA44-2206557)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 21 septembre 2021 confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle s'étant substituée à la décision préfectorale, les moyens dirigés contre cette dernière étaient inopérants. Les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation ont été écartés, le signataire disposant d'une délégation de signature régulière et la décision étant motivée conformément à l'article 27 du code civil. Enfin, le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence d'insertion professionnelle stable du requérant, nonobstant ses efforts et son bénévolat, pour ajourner la demande sur le fondement de l'article 49 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2410098(TA44-2410098)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de la Loire-Atlantique le 9 avril 2024. Le tribunal a estimé que le préfet avait suffisamment motivé sa décision et n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation, notamment au regard de l'accord franco-tunisien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que M. A ne justifiait pas d'une autorisation de travail valide pour exercer son emploi, condition nécessaire à la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-tunisien et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2206137(TA44-2206137)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (7ème Chambre) rejette la requête de Mme C épouse A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal estime que la décision ministérielle est suffisamment motivée et que le ministre a pu légalement se fonder sur la condamnation pénale de l'intéressée pour des faits de fausses déclarations, commis entre 2010 et 2013, pour ajourner la demande. Il écarte l'argument de l'erreur manifeste d'appréciation, jugeant que ces faits, non dépourvus de gravité et pas suffisamment anciens, justifient l'ajournement, et ce malgré les éléments positifs de la situation personnelle et professionnelle de la requérante. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2206717(TA44-2206717)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour la requérante d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Sur le fond, il a estimé que le ministre avait pu légalement ajourner la demande en se fondant sur l'insuffisance des connaissances de Mme B concernant l'histoire et les institutions françaises, révélée lors de son entretien d'assimilation. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-24 du code civil et 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2205936(TA44-2205936)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation pour insertion professionnelle insuffisante. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment précise. Il a estimé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur l'absence de ressources suffisantes et stables, principalement constituées de prestations sociales, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA44-2507936(TA44-2507936)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi d’un recours en plein contentieux par M. A contestant le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire suisse contre un permis français de catégorie A, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait dans le département de la Seine-Maritime à la date de la décision attaquée, le tribunal a appliqué l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence pour les litiges relatifs aux mesures de police. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Rouen, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
N° TA44-2506070(TA44-2506070)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel, a rejeté la requête de la SASU Kuba contestant la procédure de passation d’un marché public pour le renouvellement du système billettique du réseau de transport de Le Mans Métropole. La société requérante invoquait notamment un défaut d’information sur les motifs de rejet de son offre, une contradiction entre les documents de la consultation et une erreur manifeste d’appréciation. Le juge a considéré que la notification de rejet était conforme aux articles R. 2181-1 et R. 2181-3 du code de la commande publique et que les autres moyens n’étaient pas fondés. En conséquence, la demande d’annulation de la procédure a été rejetée.
N° TA44-2507446(TA44-2507446)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes concerne un litige relatif au refus implicite de renouvellement d’un titre de séjour, contesté par Mme E pour son conjoint. Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Rennes. La solution retenue est fondée sur les articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, car la décision attaquée est une mesure de police et la requérante résidait dans le Morbihan, ressort du tribunal de Rennes.
N° TA44-2503518(TA44-2503518)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. C et Mme D d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de visa de long séjour pour leur fille, né du silence de la commission de recours. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a informé le tribunal que le visa sollicité avait été délivré le 13 mars 2025. Par ordonnance du 12 mai 2025, la présidente du tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet, et a rejeté la demande de frais de justice. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2500792(TA44-2500792)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant le retrait d'un point sur son permis de conduire. Le requérant soutenait que l'infraction avait été commise par son fils, contestant ainsi l'imputabilité de l'infraction. Le tribunal a jugé que ce moyen était inopérant, car l'appréciation de l'imputabilité d'une infraction relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, en application des articles 521 et 522 du code de procédure pénale. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2507722(TA44-2507722)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial pour l'épouse et la fille de M. B. Le juge constate que le requérant n'apporte aucun élément nouveau par rapport à deux précédentes ordonnances de rejet pour défaut d'urgence, rendues les 30 janvier et 7 avril 2025. En l'absence de circonstances nouvelles justifiant une urgence, la demande est rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2506544(TA44-2506544)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Vendée de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l'exposé d'aucun moyen, et ce, malgré une invitation à régulariser adressée au requérant. La décision se fonde sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA44-2507891(TA44-2507891)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de Mme A tendant à obtenir le huis clos et la prolongation de l'audience publique prévue le 14 mai 2025. Le juge a estimé que ces mesures relèvent de la compétence exclusive du président de la formation de jugement, et non du juge des référés. Il a également relevé que les demandes avaient été portées à la connaissance de la présidente compétente. Les requêtes ont été rejetées comme manifestement mal fondées, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2501061(TA44-2501061)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A pour contester une décision du ministre de l'intérieur retirant des points de son permis de conduire et invalidant celui-ci. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA44-2507028(TA44-2507028)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, rendue le 9 mai 2025, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B contre un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique refusant un titre de séjour. Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Marseille. Cette solution est fondée sur l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence du requérant pour les décisions de police, M. B étant domicilié dans les Bouches-du-Rhône à la date de l’arrêté attaqué.
N° TA44-2507667(TA44-2507667)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 15 décembre 2023 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé un titre de séjour à M. A B. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les circonstances invoquées (atteinte à la vie familiale, privation de l'allocation adulte handicapé, anxiété) sont insuffisamment établies et que le requérant a saisi le juge des référés plus de seize mois après la décision, se plaçant ainsi lui-même dans la situation d'urgence alléguée. La requête est donc rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.