Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
57 985 décisions disponibles — page 758/2900
N° TA44-2507611(TA44-2507611)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui demandait la reprise de l'instruction de sa demande de naturalisation. La juridiction a considéré que cette demande constituait un recours gracieux adressé au préfet et non une requête recevable. Le classement sans suite de la demande de naturalisation par le préfet de la Loire-Atlantique, fondé sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, était justifié par le défaut de production d'un document requis. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2507673(TA44-2507673)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire refusant un visa de court séjour à M. B, un directeur de société camerounais invité au salon Santexpo 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré une atteinte grave et immédiate à sa situation en se bornant à invoquer un préjudice professionnel potentiel. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2508004(TA44-2508004)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) présentée par M. B. Ce dernier demandait la suspension du refus de visa de long séjour opposé à son épouse, Mme A, au motif que cette situation porterait une atteinte grave et manifestement illégale à l'intérêt supérieur de son enfant et à son droit à une vie familiale normale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les liens affectifs solides entre l'enfant et Mme A ne sont pas établis, et le mariage, célébré seulement deux mois plus tôt, ne suffit pas à caractériser un préjudice grave et immédiat. En conséquence, la requête est rejetée sans instruction contradictoire ni audience publique.
N° TA44-2508014(TA44-2508014)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour réunification familiale. La requérante invoquait une atteinte grave à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et un risque de traitements inhumains en Afghanistan (article 3 de la CEDH). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, Mme A résidant légalement en Iran jusqu'en juillet 2025 et ne démontrant pas un préjudice grave et immédiat. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA44-2403385(TA44-2403385)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire à la demande de la commune de Vertou afin de constater les désordres affectant la toiture et le sol sportif de la salle "Halle aux sports", d'en déterminer les causes et de proposer les travaux de remise en état. La mesure a été rendue opposable à l'ensemble des constructeurs et assureurs concernés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en raison de l'utilité de l'expertise pour établir les responsabilités. Les demandes de mise hors de cause de la société Abeille Iard et Santé et les fins de non-recevoir soulevées par la société Art-Dan ont été rejetées, l'expertise étant nécessaire pour évaluer la nature décennale des désordres et les liens de causalité.
N° TA44-2400190(TA44-2400190)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante iranienne, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de court séjour pour motif familial. La décision du sous-directeur des visas, motivée par un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, a été jugée suffisamment motivée et fondée sur les textes applicables, notamment le règlement (CE) n° 810/2009 et la convention d'application de l'accord de Schengen. Le tribunal a estimé que l'administration pouvait légalement refuser le visa en raison d'un risque avéré d'immigration illégale, sans que les moyens tirés de l'erreur de droit, de l'erreur manifeste d'appréciation ou de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ne soient retenus.
N° TA44-2400181(TA44-2400181)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 23 novembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours de M. B, ressortissant marocain, contre un refus de visa de long séjour en qualité de travailleur saisonnier. Le tribunal estime que la commission a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur l'absence de qualification et d'expérience professionnelle de l'intéressé pour l'emploi de cueilleur de pommes, compte tenu des difficultés de recrutement dans ce secteur et du faible niveau de qualification requis. Il juge également que l'âge et la situation de célibataire de M. B ne suffisent pas à établir un risque de détournement de l'objet du visa. La décision est fondée sur les articles L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 5221-2 du code du travail.
N° TA44-2400144(TA44-2400144)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B, ressortissant camerounais, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour études. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur les motifs substitués par le ministre de l’intérieur, tirés du manque de sérieux et de cohérence du projet d’études et de l’insuffisance des ressources financières. Il a considéré que ces motifs, relevant de l’article L. 312-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, justifiaient légalement le refus de visa.
N° TA44-2400051(TA44-2400051)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant le refus de visa de long séjour pour son épouse au titre du regroupement familial. La commission de recours avait déclaré irrecevable le recours administratif préalable de M. B, faute de motivation suffisante, en application de l’article R. 312-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a jugé que M. B ne contestait pas utilement ce motif d’irrecevabilité, rendant inopérants ses moyens tirés de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’erreur manifeste d’appréciation.
N° TA44-2319317(TA44-2319317)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour pour études. La commission s'était approprié le motif consulaire selon lequel il existait des éléments probants suggérant que la demande de visa poursuivait un autre but que le projet d'études. Le tribunal a jugé que ce motif était fondé, car Mme A n'avait pas démontré le caractère sérieux de son projet d'études, et a ainsi écarté les moyens tirés de la méconnaissance de la directive UE 2016/801 et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA44-2203655(TA44-2203655)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme D, voisins, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 30 septembre 2021 par lequel le maire de Noirmoutier-en-l'Île ne s'est pas opposé à une déclaration préalable modificative déposée par M. et Mme I pour régulariser des travaux de modification de façades et de toiture. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, l'incomplétude du dossier de déclaration préalable au regard des articles R. 431-36 et R. 431-10 du code de l'urbanisme, et la méconnaissance des règles d'urbanisme (articles UB 9, UB 10.2.1, UB 11 du PLU, articles 6 et 7 du règlement du Site Patrimonial Remarquable, et article R. 111-27 du code de l'urbanisme). La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir des requérants.
N° TA44-2503505(TA44-2503505)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension d'une décision de la commission de recours contre les refus de visa d'entrée en France, confirmant un refus de visa de long séjour pour regroupement familial. En cours d'instance, le visa sollicité a été délivré par l'autorité consulaire française à Bamako le 13 mars 2025. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. L'Etat a été condamné à verser 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.
N° TA44-2503508(TA44-2503508)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi de demandes de suspension de deux décisions consulaires françaises à Dakar refusant des visas de long séjour au titre du regroupement familial. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a justifié avoir donné instruction de délivrer les visas sollicités, ce qui a été confirmé par la production des vignettes. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l'État à verser une somme de 500 euros aux requérants au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2503339(TA44-2503339)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a examiné une demande de suspension de l'exécution du refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial, opposé par l'autorité consulaire française à Bamako à Mme B et à son enfant Mohamed B. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a justifié avoir donné instruction de délivrer les visas sollicités, ce qui a été effectué le 12 mars 2025. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser une somme de 550 euros aux requérants au titre des frais d'instance.
N° TA44-2308924(TA44-2308924)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la vice-présidente du conseil départemental de la Vendée de deux requêtes en contravention de grande voirie contre la SGB Finance et M. B, propriétaires du navire "French Kiss", pour stationnement sans autorisation sur le domaine public portuaire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Le tribunal a constaté que l'occupation sans titre du domaine public portuaire constituait une contravention de grande voirie, en application des articles L. 5335-3 et L. 5335-4 du code des transports. Il a condamné solidairement les contrevenants à payer une amende de 3 750 euros, conformément à l'article L. 5337-4 du même code.
N° TA44-2319397(TA44-2319397)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour pour études. La commission s'était approprié les motifs consulaires, à savoir un risque de détournement de l'objet du visa et le caractère incomplet des informations fournies. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité consulaire, l'insuffisance de motivation et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la directive (UE) 2016/801.
N° TA44-2112010(TA44-2112010)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la Sarl La Croix Blanche pour contester une mise en demeure et un titre de perception relatifs à la taxe d'aménagement due pour un projet autorisé en 2019. Par un mémoire du 29 avril 2025, la société requérante s'est désistée purement et simplement de ses deux requêtes. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 9 mai 2025. Aucun texte fiscal substantiel n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant achevée sur ce désistement.
N° TA44-2112753(TA44-2112753)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par la Sarl La Croix Blanche d’un recours en plein contentieux visant à contester une mise en demeure de payer la redevance d’archéologie préventive, un titre de perception et la décision confirmative du préfet de la Vendée. En cours d’instance, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 9 mai 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État.
N° TA44-2419339(TA44-2419339)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait une décision "48SI" du 30 octobre 2023 portant retrait de points et perte de validité de son permis de conduire, ainsi que les décisions de retrait antérieures. Le juge a constaté que la décision "48SI", notifiée par pli recommandé présenté le 30 octobre 2023 et retourné pour non-réclamation, était réputée régulièrement notifiée à cette date, avec mention des voies et délais de recours. Le délai de recours contentieux de deux mois étant expiré lors de la saisine du tribunal le 10 décembre 2024, la requête était tardive. Cette irrecevabilité s'étend à l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux décisions de retrait antérieures et à l'injonction. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA44-2400016(TA44-2400016)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, qui avait rejeté la demande de visa de long séjour pour volontariat de Mme A, ressortissante guinéenne. La commission s'était approprié le motif consulaire d'informations incomplètes ou non fiables, mais le juge estime que les pièces fournies (contrat de service civique, attestations d'hébergement et de prise en charge) étaient suffisantes, constituant une erreur d'appréciation. La solution retenue est l'annulation de la décision, fondée sur les articles D. 312-3 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.