Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2406908(TA44-2406908)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe du 7 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signature de l'arrêté ayant été régulièrement déléguée au secrétaire général de la préfecture. Sur le fond, il a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, Mme A ne justifiant pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France, malgré son PACS avec un ressortissant français.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2504212(TA44-2504212)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de reconstituer son capital de points de permis de conduire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle a été enregistrée le 7 mars 2025, soit avant que la demande préalable de l'intéressé ne soit reçue par l'administration le 10 mars 2025. Le tribunal a appliqué les dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes prématurées sans invitation à régulariser.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2400137(TA44-2400137)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de visa de long séjour pour l'enfant C, ressortissante ivoirienne, en qualité de mineure à scolariser. La juridiction a considéré que les autorités consulaires disposent d'un large pouvoir d'appréciation pour ce type de visa et que les moyens soulevés, notamment l'erreur de fait et l'atteinte au droit à l'instruction, n'étaient pas fondés. Le tribunal s'est notamment fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention internationale des droits de l'enfant, pour estimer que la décision de refus n'était pas entachée d'illégalité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2400073(TA44-2400073)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté les demandes de visa de long séjour présentées par M. A E et les enfants J B A et K F D au titre de la réunification familiale avec Mme G A, bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a jugé que les documents d'état civil produits, bien que présentant des caractéristiques de documents frauduleux selon l'autorité consulaire, établissaient suffisamment l'identité et les liens familiaux, et qu'il ne pouvait être exigé un jugement de délégation d'autorité parentale pour l'enfant K F D née d'un mariage forcé. La décision a été fondée sur les articles L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2504244(TA44-2504244)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités roumaines pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était légale, notamment en ce qu'elle respectait les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et de la convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que les moyens soulevés, tels que l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, le vice de procédure ou l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2506764(TA44-2506764)

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du 11 avril 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours dans la Loire-Atlantique, ainsi que l'arrêté de transfert vers l'Espagne du 24 octobre 2024. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'absence d'examen de la situation personnelle. Il juge que l'illégalité de la décision de transfert ne peut être invoquée par voie d'exception, cette décision étant devenue définitive suite au rejet du recours par un jugement du 17 décembre 2024. La solution est fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2400098(TA44-2400098)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C, ressortissant mauritanien, qui contestait le refus de visa de long séjour en tant qu'enfant de ressortissant français. La juridiction a estimé que les incohérences entre l'acte de naissance mauritanien et l'acte de reconnaissance français, notamment sur le prénom et le lieu de naissance, remettaient en cause l'authenticité des documents d'état civil produits. En application de l'article 47 du code civil, ces éléments ne permettaient pas d'établir la filiation de manière probante. La décision de la commission de recours contre les refus de visa a donc été jugée légale.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2507997(TA44-2507997)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour un enfant au titre du regroupement familial. La requérante, qui avait déjà saisi la commission de recours contre les décisions de refus de visa (CRRV) d'un recours préalable obligatoire, n'a pas démontré l'urgence particulière justifiant de saisir le juge des référés avant que cette commission ait statué. Le juge a donc rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, sans examiner le fond de l'affaire.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2507974(TA44-2507974)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en référé suspension de M. B E, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de long séjour en qualité d’ascendant de Français. Le juge des référés estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car les difficultés familiales invoquées par le requérant ne justifient pas une urgence particulière justifiant de saisir le juge avant que la commission de recours contre les décisions de refus de visa (CRRV) n’ait statué sur le recours administratif préalable obligatoire. La requête est donc rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans instruction ni audience.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2507973(TA44-2507973)

Refus de visa de long séjour pour ascendant de Français. Tribunal Administratif de Nantes. Rejet de la requête en suspension pour défaut d'urgence. Application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, et D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA44-2506322(TA44-2506322)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de l'Etablissement Public Foncier de la Vendée. Cette demande visait à obtenir un constat d'huissier avant le début de travaux de déconstruction prévus sur ses parcelles, afin de prévenir tout litige avec la Caisse de Crédit Mutuel de Saint Florent des Bois, propriétaire d'un immeuble voisin. Le juge a désigné un expert pour établir un état des lieux contradictoire des bâtiments situés à proximité immédiate du chantier. La mission de l'expert est encadrée par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du même code, et le rapport devra être déposé avant le 1er octobre 2025.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA44-2506961(TA44-2506961)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, était saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de visa de retour opposé à M. C par l'autorité consulaire française à Dacca. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a donné instruction de délivrer le visa sollicité, rendant la décision attaquée caduque. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. L'État a été condamné à verser 500 euros à M. C au titre des frais d'instance, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2212214(TA44-2212214)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation, estimant que le préfet avait légalement motivé son refus en l'absence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2508108(TA44-2508108)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D, réfugiée en France, qui demandait d'enjoindre au ministre de l'intérieur de délivrer des visas à ses enfants et petite-fille au Mali. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, notamment en raison du manque de diligence de la requérante depuis l'obtention de son statut de réfugiée en 2019. Il a également considéré que les actes d'état civil produits étaient dépourvus de valeur probante, ce qui ne permettait pas de caractériser une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées (droit au respect de la vie privée et familiale, intérêt supérieur de l'enfant). La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme et de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2209818(TA44-2209818)

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Loire-Atlantique le 24 mai 2022. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen sérieux de sa situation. Il juge que la décision ne méconnaît ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

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DécisionPlein contentieuxNON_LIEU

TA44-2506795(TA44-2506795)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant béninois, afin d'enjoindre au préfet de la Sarthe de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un titre. Le tribunal a constaté qu'après l'introduction de la requête, le préfet d'Indre-et-Loire avait délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 21 juillet 2025, l'autorisant à séjourner et travailler. En conséquence, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer, les conclusions de M. A étant devenues sans objet.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2506122(TA44-2506122)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique l'assignait à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'éloignement de l'intéressé demeurait une perspective raisonnable. Il a également écarté le moyen tiré d'une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA44-2209366(TA44-2209366)

Le Tribunal administratif de Nantes a condamné l'État à verser 2 000 euros à M. B D et Mme E en réparation du préjudice moral subi du fait d'un refus illégal de visa de long séjour pour Mme E, annulé par un précédent jugement. La responsabilité de l'État a été engagée pour faute, couvrant la période du 4 mai 2018 au 27 juillet 2019. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2210292(TA44-2210292)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 5 mai 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant camerounais. Le tribunal a retenu un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, le préfet n'ayant pas pris en compte l'état de santé dégradé du plus jeune enfant de M. B, souffrant notamment d'épilepsie. Cette annulation est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2213792(TA44-2213792)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 7 février 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique avait refusé d’enregistrer la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le préfet s’était fondé sur des faits matériellement inexacts en estimant que l’intéressé résidait à Marseille, alors qu’il justifiait d’une résidence en Loire-Atlantique. Cette solution a été retenue au regard de l’article R. 431-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui impose que le titre soit délivré par le préfet du département de résidence. Le tribunal a enjoint au préfet d’enregistrer la demande dans un délai de deux mois.

Résumé IA