Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2304781(TA44-2304781)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. E, de nationalité centrafricaine, contestant le refus de naturalisation prononcé par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et le défaut de motivation, en se fondant sur les dispositions du code civil et du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision d'ajournement à deux ans de la demande de naturalisation.
N° TA44-2508612(TA44-2508612)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête en référé suspension de Mme A veuve C, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de court séjour par l’autorité consulaire à Douala. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire pour suspendre la décision avant l’examen du recours administratif préalable obligatoire, n’était pas remplie. Les motifs invoqués (assistance à sa belle-fille enceinte et asthénique) ne constituaient pas une urgence particulière justifiant une intervention avant la décision du sous-directeur des visas, attendue au plus tard le 12 juillet 2025. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2506922(TA44-2506922)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la suspension du refus implicite de visa de long séjour pour sa fille mineure. La requête a été jugée manifestement irrecevable car aucune décision implicite de refus du ministre de l'intérieur n'était née, la commission de recours ayant seulement émis une recommandation favorable le 11 mars 2025 sans que le ministre n'ait statué. En application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, le juge a rejeté la demande sans instruction ni audience.
N° TA44-2503661(TA44-2503661)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B comme manifestement irrecevable. M. B contestait directement la décision du préfet de Meurthe-et-Moselle ajournant sa demande de naturalisation, sans avoir au préalable exercé le recours administratif obligatoire auprès du ministre de l'intérieur prévu par l'article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En l'absence de ce recours préalable, le tribunal ne pouvait être saisi. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2502847(TA44-2502847)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B contestant le refus de naturalisation du sous-préfet de Torcy. La requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre des naturalisations, conformément à l'article 45 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Malgré une demande de régularisation, elle n'a pas fourni la décision ministérielle ni la preuve du dépôt de ce recours. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête.
N° TA44-2314487(TA44-2314487)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par l'association Nature pour tous d'un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil communautaire d'Erdre et Gesvres ouvrant à l'urbanisation le secteur des Tertres de la Doussinière. L'association s'est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la communauté de communes tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA44-2502466(TA44-2502466)
Retrait de points et perte de validité du permis de conduire. Tribunal Administratif de Nantes. Donne acte du désistement pur et simple de M. B, qui a retiré sa requête. Aucun texte de fond appliqué, la décision se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2418298(TA44-2418298)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de Mme D et M. A contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer un visa de long séjour pour réunification familiale. Les requérants contestaient le motif de fraude retenu par l'administration, invoquant une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les documents d'état civil produits ne permettaient pas d'établir de manière probante l'identité de la demandeuse et le lien matrimonial avec le réunifiant, justifiant ainsi le refus de visa.
N° TA44-2507086(TA44-2507086)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant camerounais, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, en application de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car elle se fondait sur le motif légal que l'intéressé avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA44-2505551(TA44-2505551)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, refusant de délivrer des visas de long séjour à Mme C B et M. C pour leur fille mineure. La requête était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le droit d'asile n'implique pas un droit à l'obtention d'un visa pour déposer une demande en France. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
N° TA44-2317566(TA44-2317566)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe d'origine tchétchène, contestant l'arrêté du préfet de la Vendée du 22 novembre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé, notamment au regard de son état de santé et de ses attaches familiales en France. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni à l'intérêt supérieur de ses enfants protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de démontrer l'indisponibilité de soins appropriés en Russie.
N° TA44-2506954(TA44-2506954)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme F G, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une méconnaissance de son droit à l'information et de l'article 17 du règlement, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation de sa vulnérabilité. Le tribunal a considéré que la clause discrétionnaire de l'article 17 ne constitue pas un droit pour le demandeur et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA44-2503374(TA44-2503374)
Désistement de Mme C épouse A de son recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à sa demande de naturalisation. Le Tribunal administratif de Nantes, par ordonnance du 20 mai 2025, donne acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’est appliqué, la procédure étant close par le désistement.
N° TA44-2508431(TA44-2508431)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi de deux requêtes visant à suspendre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance d'un visa long séjour au titre du regroupement familial pour Mme A B et son enfant M D B. Les requérants invoquaient l'urgence liée à la prolongation de la séparation familiale et à l'intérêt supérieur de l'enfant, ainsi que plusieurs moyens sérieux, notamment l'absence de signature, le défaut de motivation, l'erreur d'appréciation sur les liens familiaux, et la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge des référés a rejeté les demandes de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie ou qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
N° TA44-2205261(TA44-2205261)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation pour trois ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Il s'est fondé sur le comportement fiscal critiquable du requérant, qui n'avait pas déclaré l'intégralité de ses revenus pour l'année 2019, ce motif justifiant à lui seul l'ajournement. La décision a été prise en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2506463(TA44-2506463)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Carl Zeiss. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché public lancée par l'INRAE des Pays de la Loire pour l'acquisition d'un microscope confocal, attribué à la société Leica Microsystèmes. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'irrégularité de l'offre de l'attributaire, la confusion des critères de sélection et la dénaturation de l'offre de la requérante, n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation de la procédure de mise en concurrence a été rejetée.
N° TA44-2506884(TA44-2506884)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. B A d’une requête contestant un jugement du même tribunal rejetant sa demande d’annulation d’un refus de naturalisation. Constatant que cette requête constitue en réalité un appel, le tribunal a estimé ne pas être compétent pour en connaître. En application de l’article R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à la cour administrative d’appel de Nantes, seule compétente pour statuer sur les appels formés contre les jugements des tribunaux administratifs.
N° TA44-2205054(TA44-2205054)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante centrafricaine, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation pour une durée de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'enquête préalable et l'absence d'examen particulier de sa situation. Il a jugé que la décision était fondée sur l'absence d'insertion professionnelle de la requérante, conformément à l'article 21-15 du code civil et à l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, sans erreur manifeste d'appréciation.
N° TA44-2301495(TA44-2301495)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant la décision du ministre de l'intérieur ayant ajourné à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle du 26 janvier 2023, qui s'est substituée à la décision implicite initiale, était suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de la situation du requérant. Il a également écarté le moyen tiré du défaut de communication des motifs, estimant que la décision explicite ultérieure se substituait à la décision implicite. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des articles 49 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA44-2204335(TA44-2204335)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le motif du refus était l'incapacité de la requérante à s'exprimer en français lors de l'entretien d'assimilation, rendant impossible la vérification de son assimilation à la communauté française. Le tribunal a jugé que, malgré son handicap, Mme A n'établissait pas que ses difficultés linguistiques en découlaient uniquement et qu'elle ne pouvait être exonérée de l'obligation de justifier d'une connaissance suffisante de la langue française. La décision s'appuie sur les articles 21-24 et 21-25 du code civil ainsi que sur l'article 41 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.