Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2208198(TA44-2208198)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. B C, ressortissant sénégalais, contestant deux arrêtés préfectoraux de refus de titre de séjour. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit, de fait ou d'appréciation au regard des articles L. 423-23, L. 423-7, L. 423-8 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les refus ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et ne méconnaissaient pas l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3 de la CIDE). La solution retenue s'appuie notamment sur la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 relative à la circulation et au séjour des personnes.
N° TA44-2206867(TA44-2206867)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la commune du Mans d’un recours en plein contentieux visant à engager la responsabilité contractuelle de plusieurs entreprises et sociétés (Agence Laverne, DL Infra, HRC/Eurovia Atlantique, Paysage Sarthois) pour des désordres affectant des travaux paysagers et de voirie, apparus en 2011. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en ce qui concerne la société Eurovia Atlantique, faute pour la commune d’avoir respecté le délai de prescription de la garantie décennale, les désordres étant apparents à la réception des travaux en décembre 2011 et n’ayant pas fait l’objet de réserves. La solution retenue s’appuie sur les principes de la prescription en matière de garantie décennale des constructeurs, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens.
N° TA44-2507640(TA44-2507640)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 26 mars 2025 du président du conseil départemental de la Loire-Atlantique. Cette décision concernait le déménagement des résidents de la résidence Farador. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le département ayant proposé des solutions alternatives de relogement et de financement de l'accompagnement. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA44-2410669(TA44-2410669)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de M. B A contre deux arrêtés du préfet de la Vendée (24 juin 2022 et 5 juillet 2024) portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français, et interdiction de retour. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation, une erreur de droit et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). La juridiction a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, jugeant que les décisions attaquées étaient légales et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA44-2208651(TA44-2208651)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de Nantes Université de valider ses acquis pour l’année 2022-2023. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, sans y donner suite dans le délai imparti. Par ordonnance du 21 mai 2025, le tribunal a constaté le désistement d’office de M. B et lui en a donné acte.
N° TA44-2215642(TA44-2215642)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 21 mai 2025, du désistement pur et simple de M. B A de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester l'arrêté du 27 septembre 2022 par lequel le préfet de la Sarthe avait refusé de lui délivrer un titre de séjour, notamment sur le fondement des articles L. 423-23, L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA44-2409977(TA44-2409977)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant un arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 30 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation de son état de santé et une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que l'impossibilité temporaire de prendre l'avion n'entachait pas l'obligation de quitter le territoire d'illégalité et qu'aucun élément ne démontrait l'impossibilité d'un traitement approprié au Bangladesh. La décision fixant le pays de destination a également été validée, faute d'illégalité de l'obligation sous-jacente et de risque de traitements inhumains ou d'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale.
N° TA44-2409962(TA44-2409962)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de la Sarthe. Le tribunal a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé, conformément à l’article L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la durée et des conditions de séjour de l’intéressé en France. En conséquence, la demande d’annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA44-2403813(TA44-2403813)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme irrecevable la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du ministre de l’intérieur d’inclure sa fille dans un décret de naturalisation. Le juge a constaté que le recours gracieux de M. A, formé le 23 novembre 2023, était intervenu après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de la décision du 15 septembre 2023, et n’avait donc pu interrompre ce délai. En application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, la requête, présentée le 12 mars 2024, était tardive.
N° TA44-2205935(TA44-2205935)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des faits de violence et de harcèlement, ainsi que sur l'insuffisance des ressources professionnelles du requérant. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.
N° TA44-2205794(TA44-2205794)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 7 mars 2022 maintenant un ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance des ressources et l'absence d'insertion professionnelle pleinement réalisée, conformément à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2213330(TA44-2213330)
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a examiné trois requêtes distinctes de ressortissants béninois, membres d'une même famille, contestant des refus de titre de séjour. Pour Mme C H I D (n°2316025), le tribunal a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 septembre 2023, estimant que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH n'étaient pas fondés. Pour M. G J D (n°2404570), le tribunal a rejeté son recours contre l'arrêté du 23 février 2024 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire, jugeant que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie et que les stipulations de l'article 11 de la convention franco-béninoise et de l'article 8 de la CEDH n'étaient pas violées. Enfin, pour Mme F L D (n°2213330), le tribunal a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 10 août 2022, considérant que la décision était fondée sur les textes en vigueur,
N° TA44-2205644(TA44-2205644)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A B contestant la décision d'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation, prise par le préfet puis confirmée par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle se substituait à celle du préfet, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. Il a estimé que le ministre pouvait légalement se fonder sur l'aide au séjour irrégulier de la conjointe du requérant pour apprécier son comportement, sans que le principe de fraternité y fasse obstacle. Cette appréciation n'étant pas entachée d'erreur manifeste, la requête a été rejetée sur le fondement des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2205599(TA44-2205599)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante malgache, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de la réintégrer dans la nationalité française. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance des ressources personnelles de la requérante (508 euros de pension et 129 euros de retraite complémentaire), malgré une aide familiale de 350 euros. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation pour accorder la nationalité.
N° TA44-2316025(TA44-2316025)
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème Chambre) a examiné trois requêtes distinctes de membres d'une même famille de nationalité béninoise, contestant des refus de titre de séjour et, pour l'un, une obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La préfète de la Mayenne a conclu au rejet de l'ensemble des requêtes, estimant les moyens non fondés. Le tribunal a joint ces affaires pour y statuer par un seul jugement.
N° TA44-2508418(TA44-2508418)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, demandeur d'asile, qui sollicitait un hébergement stable et pérenne. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, l'intéressé n'ayant pas justifié de démarches récentes et persistantes auprès du 115 ni d'une aggravation de sa situation depuis une précédente ordonnance de rejet. Il considère également qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale n'est portée au droit d'asile ou à la dignité humaine, l'OFII ayant valablement cessé les conditions matérielles d'accueil en raison du manquement de M. A à son obligation de présentation. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions présentées au titre des frais de justice.
N° TA44-2508490(TA44-2508490)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B, demandeur d'asile sans hébergement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré avoir sollicité le dispositif de veille sociale depuis près d'un an, et ayant bénéficié d'un hébergement d'urgence début mai 2025. En conséquence, aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a été caractérisée, les dispositions des articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles n'ayant pas été méconnues.
N° TA44-2508706(TA44-2508706)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A B. Le requérant, ressortissant géorgien faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, demandait qu'il soit enjoint au préfet de lui proposer un hébergement d'urgence pérenne. Le juge rappelle que les étrangers devant quitter le territoire n'ont pas vocation à bénéficier du dispositif d'hébergement d'urgence prévu aux articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, sauf circonstances exceptionnelles. En l'absence de telles circonstances établies, la condition d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est pas remplie, et la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA44-2405640(TA44-2405640)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 février 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé ne justifiant pas de liens personnels suffisamment intenses et stables en France après seulement un an de présence. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont été maintenues.
N° TA44-2405453(TA44-2405453)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme C, ressortissante géorgienne, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle et médicale de l'intéressée avait été examinée conformément aux textes applicables. En conséquence, la requête a été rejetée.