Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2508760(TA44-2508760)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C et M. E qui demandaient une solution d'hébergement d'urgence pour leur famille avec un enfant de quinze mois. Le juge a estimé que, malgré la situation de précarité des requérants, l'administration n'avait pas commis une carence caractérisée portant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Il a relevé que l'État avait déjà pris en charge la famille à plusieurs reprises et que la forte tension sur les dispositifs d'hébergement en Loire-Atlantique justifiait l'absence de proposition immédiate. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA44-2508726(TA44-2508726)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire de refus de visa de travailleur salarié présentée par M. A, ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour suspendre la décision avant l'avis de la commission de recours, n'était pas établie. Les difficultés de recrutement et les conséquences financières alléguées pour l'entreprise employeuse n'ont pas été suffisamment démontrées par les pièces du dossier. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2209056(TA44-2209056)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B épouse A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le ministre s'était fondé sur des condamnations pour conduite sans permis (2010-2011) et sur le non-paiement des amendes correspondantes jusqu'en décembre 2021. Le tribunal a jugé que, malgré l'ancienneté des infractions, le défaut de paiement prolongé constituait un motif suffisant, relevant du large pouvoir d'appréciation du ministre, et n'était pas entaché d'erreur manifeste. La décision a été rendue sur le fondement des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2508718(TA44-2508718)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 mars 2025 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé le permis de conduire de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que cette invalidation entraînerait son licenciement ou une situation financière précaire, et qu'il pouvait recourir à d'autres moyens de transport. De plus, l'urgence a été écartée au regard des exigences de sécurité routière, M. A ayant commis quatre infractions au code de la route entre 2020 et 2023. La requête a donc été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2508705(TA44-2508705)
Refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension des décisions de l'ambassade de France à Yaoundé. La requérante, bénéficiaire de la protection subsidiaire, n'a pas démontré une urgence particulière justifiant une intervention avant la décision de la commission de recours contre les refus de visas, saisie parallèlement.
N° TA44-2508657(TA44-2508657)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour Mme D E. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas la réalité et l'intensité de la vie commune avec son épouse, ni l'impact spécifique de la séparation sur les enfants, déjà entrés en France avant le mariage. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2508654(TA44-2508654)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale de réfugié. Les requérants, M. F et Mme D, invoquaient l'urgence liée à la séparation familiale et à la grossesse de Mme D, mais le juge a estimé que les éléments fournis étaient insuffisants pour établir la réalité et l'intensité des liens familiaux, et que la grossesse ne présentait pas de caractère pathologique justifiant une urgence particulière. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2508614(TA44-2508614)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus consulaire de délivrance d’un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié à Mme B. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer un préjudice grave et immédiat, malgré son recrutement dans un secteur en tension. Il a relevé que Mme B résidait au Liban, exerçait une activité professionnelle et n’était pas en situation de précarité, et que les difficultés alléguées par l’employeur n’étaient pas suffisamment étayées. La requête a été rejetée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2508539(TA44-2508539)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de visas de long séjour pour réunification familiale opposé à Mme E C et ses enfants. Les requérants invoquaient l'urgence liée à la grossesse de Mme C et à la séparation familiale, mais le juge a estimé que cette urgence n'était pas caractérisée. Il a relevé que les intéressés avaient contribué à la situation d'urgence par leur propre délai (dépôt tardif de la requête en référé) et que des solutions alternatives existaient en Éthiopie. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, faute de démonstration d'une atteinte grave et immédiate à leur situation.
N° TA44-2508513(TA44-2508513)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, rejetant le recours de Mme B contre le refus de visa de travailleur salarié. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a relevé que les difficultés alléguées par la société employeuse n'étaient pas suffisamment établies et que la requérante n'avait pas justifié d'une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience.
N° TA44-2508441(TA44-2508441)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension de l’exécution de la décision de la commission de recours contre les refus de visas du 5 septembre 2024, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour à la fille mineure de M. B au titre de la réunification familiale d’un réfugié. Le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, malgré les risques allégués (mariage forcé, détresse psychologique), et que les éléments nouveaux présentés par le requérant ne remettent pas en cause l’appréciation déjà portée dans une précédente ordonnance du 22 janvier 2025. En conséquence, la requête est rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2508271(TA44-2508271)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire refusant un visa de long séjour à Mme B, ressortissante tunisienne, en qualité de conjoint de Français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la séparation conjugale étant récente et les difficultés financières alléguées non démontrées. Il a également relevé que la requérante n'avait pas justifié d'une urgence particulière justifiant une intervention avant l'examen de son recours par la commission de recours contre les décisions de refus de visa. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2508061(TA44-2508061)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour à Mme B A, épouse d’un réfugié afghan. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que la condition d’urgence n’est pas remplie. Il relève un manque de diligence des requérants dans leurs démarches et considère que les risques personnels encourus par Mme A en Afghanistan, ainsi que l’intensité des liens conjugaux, ne sont pas suffisamment établis. En conséquence, la requête est rejetée.
N° TA44-2506868(TA44-2506868)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 24 février 2025 de l’Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire, qui avait refusé à la SAS Clinique Sainte-Marie l’autorisation d’exercer l’activité de chirurgie pédiatrique. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la clinique n’a pas démontré que le refus compromettait gravement et immédiatement sa situation financière ou l’intérêt public, malgré l’importance de l’activité pédiatrique pour l’établissement et la carence locale de soins. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de la santé publique relatives aux autorisations d’activités de soins.
N° TA44-2205491(TA44-2205491)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation de la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insertion professionnelle insuffisante de la requérante, caractérisée par des revenus salariés et non salariés faibles et irréguliers sur plusieurs années, ainsi que sur une part de ses ressources provenant de prestations sociales. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation de l'opportunité d'accorder la naturalisation.
N° TA44-2205663(TA44-2205663)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation française. Le ministre s'était fondé sur une condamnation pénale de l'intéressé pour violence avec arme, faits établis et non anciens. Le tribunal a rappelé que la naturalisation est une mesure de faveur laissant un large pouvoir d'appréciation à l'administration, et que le motif retenu justifiait un rejet plutôt qu'un simple ajournement. Les textes appliqués sont l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2205722(TA44-2205722)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 4 mars 2022 ajournant à trois ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision régulièrement signée et suffisamment motivée au regard des articles 27 du code civil et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que le ministre avait légalement pu fonder son ajournement sur l'appréciation du parcours professionnel et de l'insertion de l'intéressé, conformément à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2507047(TA44-2507047)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 30 janvier 2025. Cette décision confirmait le refus de délivrance d'un visa de long séjour au titre du regroupement familial à un ressortissant comorien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur de fait, n'était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence.
N° TA44-2202219(TA44-2202219)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 1er octobre 2021 refusant de délivrer un titre de séjour à Mme C, ressortissante camerounaise. Le tribunal estime que ce refus porte une atteinte disproportionnée à l'intérêt supérieur de sa fille, de nationalité française et handicapée, ainsi qu'à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire à l'intéressée.
N° TA44-2202181(TA44-2202181)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A contestant la décision du ministre de l'intérieur du 29 mars 2022 maintenant l'ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, conformément à l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et à l'article 49 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de ressources stables de M. A, au regard de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du même décret, pour ajourner la demande.