Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2507134(TA44-2507134)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et lui infligeant une interdiction de retour sur le territoire français de six mois. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'erreur de fait et l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, confirmant la légalité des décisions préfectorales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA44-2507148(TA44-2507148)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d’un certificat de résidence algérien « étudiant » opposée à Mme A par le préfet de la Loire-Atlantique. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la requérante ne démontrant pas que sa situation administrative actuelle l’empêcherait de se présenter aux examens ou de poursuivre son contrat d’apprentissage. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l’accord franco-algérien (article 6.5) et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2508137(TA44-2508137)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 9 mars 2025 par laquelle le président du conseil départemental de Loire-Atlantique avait suspendu l'agrément d'assistant familial de M. A pour quatre mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les effets de la suspension, limités dans le temps, ne l'empêchant pas d'exercer une autre activité professionnelle et ne créant pas une situation de précarité suffisamment grave et immédiate. La décision s'appuie sur les articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, qui permettent une suspension en cas d'urgence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2507466(TA44-2507466)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé-suspension par M. C B, ressortissant somalien, pour contester le refus du préfet de la Loire-Atlantique de renouveler son titre de séjour en tant qu'étranger malade. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, car le requérant, bien que souffrant de troubles psychiatriques sévères, n'a pas démontré que son état de santé se serait dégradé ou que son accès aux soins aurait été interrompu depuis le refus. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2507302(TA44-2507302)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant tchadien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en raison de la demande de réexamen d'asile de M. A, était suffisamment motivée. Il a également estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de sa vulnérabilité, notamment en ne justifiant pas de sa situation de sans-abrisme, et a donc écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2507298(TA44-2507298)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, ressortissant russe, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des droits à l’information et à l’entretien individuel prévus par les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (dit « Dublin III »), ainsi que l’erreur manifeste d’appréciation dans l’application de l’article 17 du même règlement. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2401910(TA44-2401910)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer des visas de long séjour à Mme D et sa fille, ressortissantes iraniennes. Postérieurement à l’introduction de la requête, les visas sollicités ont été délivrés le 27 mai 2024. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Les conclusions présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA44-2506564(TA44-2506564)

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé par le préfet de la Loire-Atlantique sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à M. A et Mme B, définitivement déboutés de l’asile, de libérer sans délai le logement dédié aux demandeurs d’asile qu’ils occupaient indûment avec leurs enfants. La solution retenue repose sur l’urgence et l’utilité de la mesure, compte tenu de la saturation du dispositif national d’accueil (99,6 % d’occupation, 853 demandeurs en attente) et de l’absence de contestation sérieuse, les intéressés ayant perdu tout droit au maintien après le rejet de leur demande d’asile par la CNDA et la notification de la fin de leur prise en charge par l’OFII. Le tribunal a autorisé l’expulsion avec le concours de la force publique et le débarras des biens aux frais des occupants, en application des articles L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 521-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA44-2401249(TA44-2401249)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de lui délivrer un visa de long séjour. En cours d’instance, le visa a finalement été accordé le 9 septembre 2024, rendant les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l’État à verser 600 euros à Mme B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA44-2216009(TA44-2216009)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du directeur de l’École nationale supérieure d’architecture (ENSA) rejetant son recours gracieux. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, sans réponse dans le délai imparti. Par ordonnance du 22 mai 2025, le tribunal a constaté le désistement d’office de M. B et lui en a donné acte.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2508703(TA44-2508703)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour à l'enfant B D en tant que membre de famille de réfugié. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, faute pour le requérant de démontrer la réalité et l'intensité des liens familiaux avec l'enfant, et en raison d'éléments contradictoires sur la prise en charge de celle-ci. Aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'est donc soulevé.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2508718(TA44-2508718)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 mars 2025 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé le permis de conduire de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que cette invalidation entraînerait son licenciement ou une situation financière précaire, et qu'il pouvait recourir à d'autres moyens de transport. De plus, l'urgence a été écartée au regard des exigences de sécurité routière, M. A ayant commis quatre infractions au code de la route entre 2020 et 2023. La requête a donc été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA44-2113090(TA44-2113090)

Le Tribunal Administratif de Nantes (6ème Chambre) a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme B C et autres contre un arrêté du 26 août 2021 par lequel le maire de Sainte-Gemmes-le-Robert a accordé à M. D un permis de construire un hangar agricole. Les requérants contestaient notamment l’insuffisance du dossier de demande et la méconnaissance de l’article 2 du règlement de la zone AA du plan local d’urbanisme intercommunal des Coëvrons. Le tribunal a estimé que le dimensionnement du bâtiment était disproportionné par rapport aux besoins de l’exploitation et que le dossier de demande était insuffisant au regard de l’article R. 431-20 du code de l’urbanisme. En application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, il a sursis à statuer pour permettre la régularisation de ces illégalités dans un délai déterminé.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2205491(TA44-2205491)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation de la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insertion professionnelle insuffisante de la requérante, caractérisée par des revenus salariés et non salariés faibles et irréguliers sur plusieurs années, ainsi que sur une part de ses ressources provenant de prestations sociales. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation de l'opportunité d'accorder la naturalisation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2205663(TA44-2205663)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation française. Le ministre s'était fondé sur une condamnation pénale de l'intéressé pour violence avec arme, faits établis et non anciens. Le tribunal a rappelé que la naturalisation est une mesure de faveur laissant un large pouvoir d'appréciation à l'administration, et que le motif retenu justifiait un rejet plutôt qu'un simple ajournement. Les textes appliqués sont l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2205722(TA44-2205722)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 4 mars 2022 ajournant à trois ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision régulièrement signée et suffisamment motivée au regard des articles 27 du code civil et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que le ministre avait légalement pu fonder son ajournement sur l'appréciation du parcours professionnel et de l'insertion de l'intéressé, conformément à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2205844(TA44-2205844)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B E, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 9 mars 2022 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'acte. Il a jugé que le ministre avait légalement pu fonder sa décision sur le fait que M. E aidait au séjour irrégulier en France de la mère de son enfant, titulaire d'un titre de séjour espagnol mais dont le séjour en France excédait trois mois, en méconnaissance de la convention d'application de l'accord de Schengen. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2207775(TA44-2207775)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. A B, qui contestait les décisions d'ajournement à quatre ans de sa demande de naturalisation, prises par le préfet du Nord le 2 novembre 2021 et confirmées par le ministre de l'intérieur le 26 avril 2022. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre la décision préfectorale étaient inopérantes, celle-ci ayant été substituée par la décision ministérielle expresse. Il a également estimé que la décision ministérielle était suffisamment motivée, conformément à l'article 27 du code civil et à l'article 49 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Enfin, le tribunal a considéré que le ministre n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en ajournant la demande.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2208950(TA44-2208950)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B E, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 21 mars 2022 ajournant à deux ans sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'acte, celle-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que le ministre avait légalement pu fonder son ajournement sur l'insuffisance des ressources de Mme E, qui ne lui permettaient pas de justifier d'une insertion professionnelle pleine et entière, en application de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du décret du 30 décembre 1993. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2209056(TA44-2209056)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B épouse A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le ministre s'était fondé sur des condamnations pour conduite sans permis (2010-2011) et sur le non-paiement des amendes correspondantes jusqu'en décembre 2021. Le tribunal a jugé que, malgré l'ancienneté des infractions, le défaut de paiement prolongé constituait un motif suffisant, relevant du large pouvoir d'appréciation du ministre, et n'était pas entaché d'erreur manifeste. La décision a été rendue sur le fondement des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA