Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2202483(TA44-2202483)
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme et M. B, ressortissants nigérians, qui demandaient l'annulation du refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Vendée le 27 avril 2021. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 313-11 (11°) et L. 313-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour pour parent d'enfant malade. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés.
N° TA44-2108708(TA44-2108708)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 30 avril 2015 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul et le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre de l’intérieur, estimant que la notification de la décision à une adresse où M. A ne résidait plus ne pouvait faire courir le délai de recours contentieux. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route, relatifs à la reconstitution des points et à l’effet d’un stage de sensibilisation. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement a été rendu en application des articles R. 222-13 du code de justice administrative et des dispositions du code de la route.
N° TA44-2202304(TA44-2202304)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, ressortissant macédonien, qui contestait le refus du préfet de la Sarthe de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France pour bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2202220(TA44-2202220)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Loire-Atlantique à une ressortissante comorienne, parent d’enfants français. Il juge que cette décision méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la durée de présence en métropole, de la vie familiale établie avec son compagnon réfugié et leurs enfants, et du suivi médical spécialisé nécessaire pour leur fille. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA44-2110253(TA44-2110253)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que plusieurs décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté que la décision d'invalidation et certains retraits de points étaient devenus sans objet en raison de leur retrait ou restitution par l'administration. Pour les infractions restantes (21 mars 2017, 6 avril 2017, 8 avril 2019 et 20 août 2019), le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la délivrance de l'information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle. En conséquence, le tribunal a annulé ces décisions de retrait de points et enjoint au ministre de l'intérieur de reconstituer le capital de points de Mme B.
N° TA44-2500923(TA44-2500923)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation par le préfet du Val-d'Oise. Le préfet avait motivé son refus par l'absence d'insertion professionnelle stable et de ressources suffisantes. Le tribunal a jugé que le requérant n'avait soulevé, dans le délai de recours, qu'un moyen inopérant et un moyen assorti de faits manifestement insuffisants pour établir sa situation professionnelle. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
N° TA44-2507921(TA44-2507921)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A B d’un litige portant sur le recouvrement d’une créance de 1 448,98 euros relative à la redevance d’enlèvement des ordures ménagères. Le juge a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, considérant que cette redevance, instituée sur le fondement des articles L. 2333-76 et suivants du code général des collectivités territoriales, relève d’un service public industriel et commercial. En application de l’article L. 1617-5 du même code et de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales, les contestations portant sur l’exigibilité d’une telle créance non fiscale ressortissent de la compétence du juge judiciaire.
N° TA44-2210839(TA44-2210839)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de Nantes Université de l’admettre en master 1. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, le président de la formation de jugement a constaté le désistement d’office de Mme A par ordonnance du 21 mai 2025.
N° TA44-2417588(TA44-2417588)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un refus d’aide au titre du fonds de solidarité pour le logement. La requête était irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la décision attaquée, comme l’exige l’article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 22 janvier 2025, la requérante n’a pas produit le document manquant ni justifié d’une impossibilité. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du même code, a donc été prise sans examen au fond.
N° TA44-2503049(TA44-2503049)
Tribunal Administratif de Nantes, ordonnance du 21 mai 2025. La requête de Mme B contestant le refus de remise de dette d'un indu d'aide personnelle au logement (346,97 euros) est rejetée pour irrecevabilité manifeste. La requête, non signée par son auteure, n'a pas été régularisée dans le délai imparti, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 431-4 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2508052(TA44-2508052)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A contre une décision implicite de rejet du président de l’Université de Picardie Jules Verne refusant son admission en licence, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3, R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné le renvoi de l’affaire au Tribunal administratif d’Amiens, seul compétent car l’université a son siège dans la Somme.
N° TA44-2506922(TA44-2506922)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la suspension du refus implicite de visa de long séjour pour sa fille mineure. La requête a été jugée manifestement irrecevable car aucune décision implicite de refus du ministre de l'intérieur n'était née, la commission de recours ayant seulement émis une recommandation favorable le 11 mars 2025 sans que le ministre n'ait statué. En application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, le juge a rejeté la demande sans instruction ni audience.
N° TA44-2501232(TA44-2501232)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. A de sa requête en plein contentieux. Celle-ci visait l’annulation de la décision implicite du ministre de l’intérieur portant retrait de points de son permis de conduire pour plusieurs infractions commises en 2022 et 2023. Le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et l’a accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2501262(TA44-2501262)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant l'attestation préfectorale lui imposant un délai de six mois avant d'obtenir un nouveau permis de conduire après un retrait total de points. Le juge a considéré que les moyens soulevés par le requérant, tirés de l'existence d'une précédente suspension judiciaire de son permis, étaient inopérants. En application de l'article L. 223-5 du code de la route, le délai minimal de six mois est automatique et ne peut être réduit. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2507800(TA44-2507800)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet du Val-d’Oise classant sans suite une demande de naturalisation, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que cette décision, fondée sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, n’entre pas dans le champ des recours prévus à l’article R. 312-18 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal de Nantes pour les seules décisions du ministre. En application de l’article R. 312-1 du même code, la compétence revient au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, dans le ressort duquel se trouve le préfet auteur de l’acte. Par ordonnance, le président du tribunal a donc transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA44-2505020(TA44-2505020)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme irrecevable la requête de M. A contestant l'opposition du maire de Sucé-sur-Erdre à ses travaux d'isolation, situés dans le site inscrit de la Vallée de l'Erdre. Le juge a rappelé que, en application de l'article R. 424-14 du code de l'urbanisme, le requérant devait obligatoirement saisir au préalable le préfet de région pour contester l'avis négatif de l'architecte des Bâtiments de France. Malgré une demande de régularisation, M. A n'a pas justifié de cette saisine, rendant sa requête manifestement irrecevable en vertu de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2506071(TA44-2506071)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du président du conseil départemental de Maine-et-Loire de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec les mentions "invalidité", "priorité" et "stationnement". En application de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, le juge judiciaire est seul compétent pour connaître des litiges relatifs aux mentions "invalidité" et "priorité". Par conséquent, le tribunal a ordonné la transmission de ces conclusions au tribunal judiciaire d’Angers, seul compétent, tandis que le litige concernant la mention "stationnement" reste pendant devant la juridiction administrative.
N° TA44-2508355(TA44-2508355)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par la société ROSSI d’une demande de provision de 113 548,81 euros contre l’OPH NEOTOA dans le cadre d’un litige contractuel, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-11 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le lieu d’exécution du marché se situe à Saint-Méen-Le-Grand (Ille-et-Vilaine), relevant du ressort du tribunal administratif de Rennes. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction par une ordonnance du 20 mai 2025.
N° TA44-2502931(TA44-2502931)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme tardive la requête de M. B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de crédit de trois points sur son permis de conduire. Le recours gracieux de l'intéressé, formé le 26 avril 2024, avait fait naître une décision implicite de rejet le 26 juin 2024, dont le délai de recours contentieux de deux mois expirait le 27 août 2024. La requête, enregistrée le 17 février 2025, était donc manifestement irrecevable pour cause de tardiveté. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA44-2319253(TA44-2319253)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société Burger King Construction d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Bouaye refusant un permis de construire pour un restaurant. La société requérante s’est désistée de son instance par un mémoire du 19 avril 2025, désistement accepté par la commune. Par ordonnance du 20 mai 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu à condamnation.