Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionPARTIEL

TA44-2402700(TA44-2402700)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. C contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure dans l'avis du collège de médecins de l'OFII et une erreur d'appréciation sur la disponibilité des soins dans son pays d'origine. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la procédure avait été régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste en estimant que le défaut de prise en charge n'entraînerait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 425-9 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2502338(TA44-2502338)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B E, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du 30 décembre 2024 du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités autrichiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA44-2504749(TA44-2504749)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C et Mme F, famille de quatre enfants dont un nourrisson malade, qui demandait un hébergement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était pas remplie, car la demande d'hébergement au titre de l'aide sociale à l'enfance (article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles) ne concernait pas une mère isolée, Mme F étant accompagnée de son conjoint. La solution retenue écarte ainsi l'application de cette disposition spécifique, sans se prononcer sur le droit à l'hébergement d'urgence de droit commun (article L. 345-2 du même code).

Résumé IA
DécisionANNULE

TA44-2502332(TA44-2502332)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 8 janvier 2025 par lequel le préfet de Maine-et-Loire ordonnait le transfert de Mme D, ressortissante irakienne, aux autorités allemandes. La requérante contestait cette décision en invoquant notamment une méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 et une erreur manifeste d'appréciation du préfet qui n'avait pas fait usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. Le tribunal a fait droit à sa demande, considérant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant d'examiner sa demande d'asile en France, compte tenu de sa situation personnelle (présence de son fils, de sa belle-fille et de ses petits-enfants réfugiés en France). La solution retenue s'appuie sur l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

TA44-2211304(TA44-2211304)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A pour contester une décision de la caisse d’allocations familiales de la Loire-Atlantique du 2 août 2022, qui ne lui accordait qu’une remise partielle de dette sur un indu d’aide personnelle au logement. En cours d’instance, la caisse a informé le tribunal que la créance était intégralement soldée. Invitée à confirmer le maintien de sa requête, Mme A n’a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée, et le tribunal donne acte de ce désistement.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2503668(TA44-2503668)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. H G, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de son droit à l'information (article 4 du règlement) et des défaillances systémiques en Espagne. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2409882(TA44-2409882)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C D, ressortissant congolais, contestant l’arrêté du 31 mai 2024 par lequel la préfète de la Mayenne lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte et d’insuffisance de motivation. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de son entrée récente en France et de la situation régulière de son épouse, également sous le coup d’une obligation de quitter le territoire.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA44-2503972(TA44-2503972)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A qui demandait le rétablissement du ramassage des ordures ménagères et le versement d’une provision pour préjudice. Le juge a estimé que la demande de provision, fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative, ne pouvait être accordée faute pour le requérant d’établir l’existence d’une obligation non sérieusement contestable de la part de l’autorité communale. La solution retenue est le rejet de l’intégralité de la requête.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

TA44-2504023(TA44-2504023)

Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 20 mars 2025, du désistement pur et simple de Mme A de sa requête dirigée contre un arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français. La requérante contestait cette mesure ainsi que l'interdiction de retour et le pays de destination fixés. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, l'a accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

TA44-2504520(TA44-2504520)

Le Tribunal administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 20 mars 2025, du désistement pur et simple de Mme A B, qui contestait des difficultés rencontrées auprès de l’Institut National de la Propriété Intellectuelle pour modifier son entreprise. La présidente de la formation de jugement a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La procédure est ainsi close sans examen au fond.

Résumé IA
OrdonnanceNON_LIEU

TA44-2504575(TA44-2504575)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par un mineur non accompagné isolé et en situation de vulnérabilité, demandant son hébergement d'urgence par le département de la Loire-Atlantique. Le département ayant finalement pris en charge le requérant le 17 mars 2025 dans le cadre d'une mesure de recueil provisoire, le juge a constaté que les conclusions principales étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le département a été condamné à verser 800 euros à l'avocat du requérant au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2108192(TA44-2108192)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A contestant le retrait de la prime "MaPrimeRénov" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions à fin d'annulation, car le recours administratif préalable obligatoire de Mme A avait déjà été agréé par une décision de l'ANAH du 26 mai 2021, antérieure à l'introduction de la requête. S'agissant des conclusions indemnitaires, le tribunal les a également rejetées, estimant que Mme A n'avait pas justifié de l'existence d'une faute de l'administration ni d'un préjudice direct en lien avec celle-ci. La décision s'appuie sur le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2210328(TA44-2210328)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord précisé que la décision ministérielle du 29 septembre 2022 s'était substituée à la décision préfectorale initiale, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, le juge a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'irrégularité du séjour de M. B de 2008 à 2015, ces faits n'étant pas suffisamment anciens pour perdre leur pertinence. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.

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DécisionREJETE

TA44-2203030(TA44-2203030)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, puéricultrice au CHU de Nantes, qui contestait son reclassement au 7e échelon de son grade à compter du 1er octobre 2021. La requérante soutenait que l’administration avait sous-évalué son ancienneté (99 mois retenus au lieu de 127 mois), ce qui retardait son passage à l’échelon supérieur. Le tribunal a jugé que, conformément au décret n° 2021-1406 du 29 octobre 2021, Mme A devait être reclassée au 6e échelon avec une ancienneté conservée limitée à 42 mois, puis promue au 7e échelon, sans erreur de calcul. La décision attaquée a donc été validée, et l’ensemble des conclusions de la requête rejetées.

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DécisionREJETE

TA44-2209740(TA44-2209740)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme E, ressortissante irakienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen réel et sérieux. Il a jugé que le ministre avait pu légalement fonder son ajournement sur le fait que Mme E était redevable d'une dette de prestations sociales (allocation de soutien familial et prime d'activité) envers la CAF, même si celle-ci avait été apurée avant la décision attaquée, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2504689(TA44-2504689)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait confirmé le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité de salarié à une ressortissante colombienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'a pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré l'approche de la saison touristique et les besoins de son employeur. Aucun texte spécifique autre que le code de justice administrative n'a été appliqué pour ce rejet.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2504692(TA44-2504692)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de visa de long séjour en qualité de salarié opposé à M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, car les éléments fournis par le requérant, notamment les besoins de son employeur pour la saison touristique, ne caractérisaient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, l'ordonnance a été rendue sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2504875(TA44-2504875)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la suspension du refus de visa de long séjour pour activité professionnelle opposé par le ministre de l'intérieur le 3 septembre 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les rendez-vous professionnels et bancaires invoqués ne constituant pas des circonstances particulières justifiant une intervention dans les 48 heures. Il a également relevé que le refus de visa ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2504898(TA44-2504898)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant un titre de séjour à un ressortissant algérien en qualité de conjoint de français. Le requérant contestait le motif du refus fondé sur l'absence d'entrée régulière en France, malgré un visa Schengen délivré par l'Espagne, et invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

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TA44-2503702(TA44-2503702)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission des recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour à deux enfants congolais en tant que membres de famille d’un réfugié. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés par le requérant (insuffisance de motivation, méconnaissance des articles L. 561-2 et suivants du CESEDA, violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais d’instance.

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