Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2406424(TA44-2406424)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule l'arrêté du 19 juin 2023 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante comorienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. La juridiction estime que le refus de séjour méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'intensité des liens personnels et familiaux de l'intéressée en France, où résident ses quatre enfants et petits-enfants. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination sont également annulées.
N° TA44-2410919(TA44-2410919)
Le Tribunal Administratif de Nantes, par une ordonnance du 20 mars 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A. Celle-ci contestait le refus implicite du département de la Loire-Atlantique de lui délivrer un agrément d'accueillante familiale. En cours d'instance, le département a finalement accordé l'agrément par un arrêté du 3 octobre 2024, rendant le litige sans objet. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2406402(TA44-2406402)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme C née B pour contester une décision du préfet de l'Essonne ajournant sa demande de naturalisation à deux ans, ainsi que le rejet implicite de son recours ministériel. Le ministre de l'intérieur a opposé un non-lieu à statuer, justifiant que la requérante avait obtenu la nationalité française par un décret de naturalisation du 28 octobre 2024, publié au Journal officiel. Le tribunal constate que les conclusions principales de la requête sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer sur celles-ci. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État est condamné à verser 500 euros à l'avocate de la requérante, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'aide juridictionnelle.
N° TA44-2406857(TA44-2406857)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 9 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec un délai de trente jours, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également rejeté les autres moyens, dont la méconnaissance des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C.
N° TA44-2403901(TA44-2403901)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 20 mars 2025, du désistement pur et simple de la SAS Foncidis de sa requête tendant à la réduction d’une cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties de 83 317 euros. Cette décision, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate l’absence d’opposition à ce désistement et en donne acte. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée avant tout examen au principal.
N° TA44-2503972(TA44-2503972)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A qui demandait le rétablissement du ramassage des ordures ménagères et le versement d’une provision pour préjudice. Le juge a estimé que la demande de provision, fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative, ne pouvait être accordée faute pour le requérant d’établir l’existence d’une obligation non sérieusement contestable de la part de l’autorité communale. La solution retenue est le rejet de l’intégralité de la requête.
N° TA44-2504023(TA44-2504023)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 20 mars 2025, du désistement pur et simple de Mme A de sa requête dirigée contre un arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français. La requérante contestait cette mesure ainsi que l'interdiction de retour et le pays de destination fixés. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, l'a accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2406251(TA44-2406251)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. A B et de Mme E D épouse B, qui contestaient les arrêtés du 29 juin 2023 du préfet de Maine-et-Loire leur refusant un titre de séjour, leur faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'absence d'examen de la situation personnelle, l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la méconnaissance des articles L. 423-23 du même code, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA44-2008110(TA44-2008110)
Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné l'État à indemniser une ressortissante camerounaise pour le refus illégal de délivrance d'un visa de retour, annulé par la cour administrative d'appel pour violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette illégalité a été jugée constitutive d'une faute engageant la responsabilité de l'État, sans exonération possible liée au comportement de la requérante. Le tribunal a évalué la perte de chance sérieuse de percevoir des salaires à 50 000 euros, et a également reconnu un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence, sans en préciser le montant dans l'extrait fourni. La période d'indemnisation court du refus du visa le 3 septembre 2015 jusqu'au début de validité du visa le 8 août 2019.
N° TA44-2406224(TA44-2406224)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la décision était légale, compte tenu de l'entrée récente de l'intéressée et de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B.
N° TA44-2102394(TA44-2102394)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation du centre hospitalier d'Ancenis à lui verser une indemnité de précarité de 15 094,04 euros. Le requérant soutenait que le refus de l'établissement était illégal et fondé sur une interprétation erronée des articles L. 1243-8 et L. 1243-10 du code du travail. Le tribunal a estimé que le centre hospitalier n'avait commis aucune faute, car M. B, ayant poursuivi son activité après l'âge légal de la retraite, ne se trouvait pas en situation de précarité au sens de ces dispositions. En conséquence, la requête a été rejetée, incluant les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2405802(TA44-2405802)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 20 mars 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique avait refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B, ressortissante tunisienne, en qualité de conjointe de Français, et l'avait obligée à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en s'estimant en compétence liée par un classement sans suite de la procédure pénale, alors que les pièces du dossier établissaient l'existence de violences conjugales ayant conduit à la rupture de la vie commune, au sens des articles L. 423-1 et L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, la décision de refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination ont été annulées.
N° TA44-2104458(TA44-2104458)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales pour les années 2010 et 2011, ainsi que les pénalités correspondantes. Le requérant soulevait divers moyens de procédure, notamment l'irrégularité de la notification de la proposition de rectification, le défaut de motivation, et l'irrégularité de la procédure devant le comité de l'abus de droit. Il contestait également le bien-fondé de l'application de la procédure d'abus de droit, estimant que les conditions n'étaient pas réunies et que les montages sociétaires litigieux n'avaient pas de motif fiscal. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement mis en œuvre la procédure de l'abus de droit sur le fondement de l'article L. 64 du livre des procédures fiscales, et que les moyens soulevés par M. A n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions contestées.
N° TA44-2105213(TA44-2105213)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu de 10 512 euros en droits et 8 788 euros en pénalités pour l'année 2017. La requérante soutenait que l'administration n'avait pas démontré l'exercice d'une activité occulte en France et que la méthode de reconstitution des recettes était viciée. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les dispositions de l'article 155 A du code général des impôts, en imposant les sommes perçues par Mme A pour des prestations de consultante informatique réalisées en France, et a validé la méthode de reconstitution des recettes. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, confirmant ainsi la taxation des bénéfices non commerciaux.
N° TA44-2405592(TA44-2405592)
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. A D, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 20 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, valide le refus de titre de séjour au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en raison de l'absence d'éléments suffisants sur ses attaches personnelles et familiales en France, et rejette le moyen tiré de l'illégalité de la décision d'éloignement par voie de conséquence. La requête est rejetée dans son ensemble.
N° TA44-2107555(TA44-2107555)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation complémentaire des frais d’assistance par tierce personne, consécutifs à un accident médical non fautif survenu en 2002, déjà reconnu comme relevant de la solidarité nationale. Le tribunal a condamné l’ONIAM à verser à M. B une somme de 26 779,90 euros au titre des arrérages échus, avec intérêts et capitalisation, et une rente trimestrielle viagère de 4 377,50 euros, après déduction de la prestation de compensation du handicap jusqu’au 30 avril 2028. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du II de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique et les principes d’indemnisation intégrale du préjudice.
N° TA44-2108192(TA44-2108192)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A contestant le retrait de la prime "MaPrimeRénov" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions à fin d'annulation, car le recours administratif préalable obligatoire de Mme A avait déjà été agréé par une décision de l'ANAH du 26 mai 2021, antérieure à l'introduction de la requête. S'agissant des conclusions indemnitaires, le tribunal les a également rejetées, estimant que Mme A n'avait pas justifié de l'existence d'une faute de l'administration ni d'un préjudice direct en lien avec celle-ci. La décision s'appuie sur le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique.
N° TA44-2503702(TA44-2503702)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission des recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour à deux enfants congolais en tant que membres de famille d’un réfugié. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés par le requérant (insuffisance de motivation, méconnaissance des articles L. 561-2 et suivants du CESEDA, violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais d’instance.
N° TA44-2504520(TA44-2504520)
Le Tribunal administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 20 mars 2025, du désistement pur et simple de Mme A B, qui contestait des difficultés rencontrées auprès de l’Institut National de la Propriété Intellectuelle pour modifier son entreprise. La présidente de la formation de jugement a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La procédure est ainsi close sans examen au fond.
N° TA44-2504575(TA44-2504575)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par un mineur non accompagné isolé et en situation de vulnérabilité, demandant son hébergement d'urgence par le département de la Loire-Atlantique. Le département ayant finalement pris en charge le requérant le 17 mars 2025 dans le cadre d'une mesure de recueil provisoire, le juge a constaté que les conclusions principales étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le département a été condamné à verser 800 euros à l'avocat du requérant au titre des frais de justice.