Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2504590(TA44-2504590)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 10 février 2025 refusant un visa de long séjour pour réunification familiale à Mme A D B, ressortissante afghane. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas établie, faute pour la requérante de démontrer l'intensité des liens conjugaux et l'impact de sa situation personnelle actuelle. La requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2504626(TA44-2504626)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision 48 SI du 6 février 2025 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé le permis de conduire de M. C. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant peut continuer à travailler en binôme et dispose de transports en commun pour ses déplacements professionnels et de formation, malgré les contraintes alléguées. Cette décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiant la suspension, et tient compte de la gravité des infractions routières commises.
N° TA44-2105010(TA44-2105010)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait la condamnation de l'État à l'indemniser de son préjudice d'anxiété et de ses troubles dans les conditions d'existence, résultant d'une carence fautive dans la prévention des risques liés à l'amiante. Le tribunal retient que la créance de Mme B est prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de prescription quadriennale ayant commencé à courir à compter de la connaissance de son exposition à l'amiante, acquise au plus tard en 2011. La solution est fondée sur l'avis du Conseil d'État n° 457560 du 19 avril 2022, qui a jugé que le point de départ de la prescription pour ce type de préjudice est la date à laquelle le travailleur a eu connaissance de son exposition.
N° TA44-2503053(TA44-2503053)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête en référé suspension de Mme B, animatrice territoriale, qui contestait son exclusion de six mois prononcée par le maire d'Angers. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante de justifier de sa situation financière globale par des pièces suffisantes, comme sa déclaration d'impôts. Aucun des moyens soulevés (violation des droits de la défense, irrégularité de la procédure disciplinaire, erreur d'appréciation, disproportion de la sanction) n'a été examiné au fond, le défaut d'urgence suffisant à écarter la demande. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2502956(TA44-2502956)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale à Mme A D. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, en raison du délai écoulé depuis l’obtention du statut de réfugié par M. B C E et de l’absence de preuve de vulnérabilité immédiate de Mme D en Éthiopie. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés (méconnaissance des articles L. 561-5 du CESEDA, 8 et 3 de la CEDH) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le lien familial n’étant pas établi de manière probante. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA44-2105016(TA44-2105016)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui demandait réparation pour un préjudice d'anxiété et des troubles dans ses conditions d'existence liés à son exposition à l'amiante. La juridiction a estimé que la créance de Mme B était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter de la publication de l'arrêté du 6 décembre 2011 inscrivant son établissement sur la liste des sites ouvrant droit à l'allocation de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante. La requête a été jugée tardive, car introduite en 2021, et le lien de causalité entre les fautes alléguées de l'État et les préjudices n'a pas été examiné en raison de cette prescription.
N° TA44-2319425(TA44-2319425)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. D C, représentant légal de deux enfants mineurs, B C et A C, pour contester le refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial par l'autorité consulaire française à Oran (Algérie) le 30 août 2023. En défense, le ministre de l'intérieur a indiqué que les visas sollicités avaient été délivrés le 27 mars 2024, postérieurement à l'introduction des requêtes. Par une ordonnance du 19 mars 2025, la présidente du tribunal a constaté que les conclusions des requêtes étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2418333(TA44-2418333)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision du préfet des Hauts-de-Seine d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'avait pas, avant de saisir le tribunal, exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le ministre de l'intérieur, conformément à l'article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a rappelé que seule la décision ministérielle prise sur ce recours peut faire l'objet d'un recours contentieux.
N° TA44-2105052(TA44-2105052)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser pour un préjudice d’anxiété et des troubles dans ses conditions d’existence, résultant d’une exposition à l’amiante. Le tribunal a estimé que la créance de M. B était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale des créances sur l’État. Il a constaté que le point de départ du délai de prescription était l’année suivant l’inscription de l’établissement sur la liste ouvrant droit à l’allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante, soit le 1er janvier 2013, et que la demande indemnitaire de M. B, formulée en 2020, était tardive. La solution retenue est le rejet de la requête pour cause de prescription.
N° TA44-2504768(TA44-2504768)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de visa de long séjour présentée par M. A, ressortissant algérien et conjoint d’une Française. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie. Il a notamment relevé que l’intéressé pouvait solliciter un titre de séjour sur le fondement de l’accord franco-algérien sans détenir ce visa, et qu’il n’avait pas saisi la commission de recours contre les refus de visa. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience.
N° TA44-2503760(TA44-2503760)
Le tribunal administratif de Nantes, saisi par Mme A née B, a examiné sa contestation des décisions du 21 janvier 2025 refusant l’allocation aux adultes handicapés (AAH), la prestation de compensation du handicap (PCH) et la carte mobilité inclusion. En application des articles L. 241-6, L. 241-9 et L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, le juge a constaté que les litiges relatifs à l’AAH, à la PCH et aux mentions "invalidité" ou "priorité" de la carte relèvent de la compétence du juge judiciaire. Seule la contestation de la mention "stationnement" de la carte mobilité inclusion relève de la compétence administrative. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente pour l’essentiel des demandes et a renvoyé le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de La Roche-sur-Yon pour les parties relevant de l’ordre judiciaire.
N° TA44-2504098(TA44-2504098)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de l'ambassade de France en Iran refusant d'avancer la convocation de M. B pour l'enregistrement de sa demande de visa au titre de l'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas un risque imminent et personnel d'expulsion vers l'Afghanistan, et s'étant placé lui-même dans la situation d'urgence alléguée en ne confirmant pas un précédent rendez-vous. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment d'un défaut de motivation, d'une erreur d'appréciation ou d'une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2206213(TA44-2206213)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui demandait réparation pour un préjudice d'anxiété et des troubles dans ses conditions d'existence, en raison de la carence fautive de l'État dans la prévention des risques liés à l'amiante. Le tribunal a fait application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale des créances sur l'État. Il a jugé que la créance de M. B était prescrite, car le délai de quatre ans avait commencé à courir à compter de la connaissance de son exposition à l'amiante, et que sa demande indemnitaire, présentée en 2022, était tardive. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour cause de prescription.
N° TA44-2206215(TA44-2206215)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser de son préjudice d'anxiété et des troubles dans ses conditions d'existence. La requérante soutenait que l'État avait commis une faute en ne prévenant pas suffisamment les risques liés à l'exposition à l'amiante durant son emploi chez Eaton SA. Le tribunal a appliqué la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale des créances sur l'État, constatant que la créance de Mme A était prescrite. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen au fond des fautes alléguées.
N° TA44-2419591(TA44-2419591)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte du désistement pur et simple de M. B A, qui contestait le refus du département de la Vendée de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la juridiction a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et l'a homologué, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA44-2504067(TA44-2504067)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 30 janvier 2025 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France (CRRV), confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour la jeune A B au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières établissant une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré la séparation familiale et les risques allégués. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le lien de filiation n’étant pas établi.
N° TA44-2413678(TA44-2413678)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. C, Mme A et l'association Vivre à Chênehutte pour contester un permis de construire délivré par le maire de Gennes-Val-de-Loire à la société Cellnex France Infrastructure pour une antenne relais téléphonique. Les requérants se sont désistés de leur requête par un mémoire du 10 février 2025. Par ordonnance du 19 mars 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la société Cellnex France Infrastructure au titre de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit.
N° TA44-2504069(TA44-2504069)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission des recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France (CRRV) confirmant le refus de visa de long séjour pour la jeune G B, présentée par ses parents au titre du regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, relevant que les requérants, entrés en France en 2014, n'avaient entrepris les démarches pour leur fille qu'à l'approche de sa majorité, sans justifier d'une situation d'isolement ou d'un besoin médical urgent nécessitant sa venue immédiate. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2503634(TA44-2503634)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. O I, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 20 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA44-2503551(TA44-2503551)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante mauritanienne, qui contestait le renouvellement de son assignation à résidence pour 45 jours dans le Maine-et-Loire. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une incompétence du signataire et une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que la mesure était justifiée par l'impossibilité d'exécuter immédiatement l'éloignement, lequel demeurait une perspective raisonnable. La solution s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.