Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionREJETE

TA44-2402780(TA44-2402780)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B, commandant de police, qui contestait sa mise à la retraite d'office et sa radiation des cadres de la police nationale prononcées par le ministre de l'intérieur le 16 janvier 2024. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment les vices de procédure allégués concernant la consultation du conseil de discipline, la prescription des faits, et le caractère disproportionné de la sanction. Il a jugé que la procédure disciplinaire était régulière et que les faits reprochés étaient établis, sans méconnaître le principe "non bis in idem" ni commettre d'erreur de droit. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets relatifs à la procédure disciplinaire des fonctionnaires.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2208970(TA44-2208970)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, agent technique, contestant le refus implicite du ministre des armées de faire droit à sa demande de mutation. Le requérant invoquait notamment une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 512-19 du code général de la fonction publique, qui instaure des priorités pour les fonctionnaires séparés de leur conjoint. Le tribunal a jugé que cette priorité n'est pas absolue et doit être conciliée avec l'intérêt du service, lequel justifiait le choix d'un autre candidat mieux qualifié. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

TA44-2210221(TA44-2210221)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B épouse C d’une demande d’annulation de la décision du ministre de l’intérieur maintenant à deux ans l’ajournement de sa demande de naturalisation. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s’être désistée de sa requête, et le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2319175(TA44-2319175)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B A épouse C, ressortissante turque, qui contestait le refus implicite de visa de court séjour en France en tant que membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne (son époux belge). La juridiction a jugé que la décision implicite du sous-directeur des visas, qui s'est substituée à la décision consulaire, était fondée sur le motif que Mme C n'avait pas établi la résidence en France ou l'intention de résider de son époux. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 200-4, D. 312-3 et D. 312-8-1) et a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de la directive 2004/38/CE et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2302319(TA44-2302319)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de Loire-Atlantique de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention "stationnement". Statuant en plein contentieux, le tribunal a examiné les droits de l'intéressée à la date de sa décision, au regard des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles. Il a estimé que Mme A ne justifiait pas d'une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment d'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou du recours systématique à une aide technique ou humaine, conditions requises pour l'attribution de cette mention.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2215571(TA44-2215571)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante iranienne, qui contestait la décision de l'OFII du 10 octobre 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour refus d'une proposition d'hébergement. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'information dans une langue comprise, l'absence d'entretien de vulnérabilité, et le défaut d'examen particulier de sa situation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, sur le fondement des articles L. 551-10, L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionANNULE

TA44-2214243(TA44-2214243)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A B, demandeuse d'asile, pour contester la décision du 10 octobre 2022 par laquelle l'OFII avait mis fin à ses conditions matérielles d'accueil. En cours d'instance, l'OFII a retiré cette décision et rétabli rétroactivement les droits de l'intéressée, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a en revanche condamné l'OFII à verser 1 000 euros à l'avocate de Mme A B au titre des frais de justice, sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2214173(TA44-2214173)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci s'étant substituée à la décision ministérielle. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de ressources suffisantes et stables de la requérante, qui était sans emploi et disposait de revenus très faibles. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation de l'opportunité d'accorder la nationalité française.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA44-2214033(TA44-2214033)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de Mme B, une ressortissante ivoirienne demandeuse d'asile, contestant deux décisions de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) : la première du 5 avril 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour défaut de rejoindre son hébergement, et la seconde du 30 septembre 2022 lui refusant le rétablissement de ces conditions. La requérante invoquait notamment l'absence d'entretien préalable sur sa vulnérabilité, un défaut d'examen de sa situation personnelle et familiale, ainsi qu'une méconnaissance des principes de proportionnalité et de l'intérêt supérieur de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et que l'OFII n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2317915(TA44-2317915)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe refusant son titre de séjour en tant que parent d'enfant français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a considéré que le préfet avait légalement opposé la menace pour l'ordre public, fondée sur des condamnations pénales pour violences, pour refuser le séjour en application des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les stipulations de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2213073(TA44-2213073)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le ministre de l'intérieur s'était fondé sur le fait que l'intéressée avait hébergé son conjoint en situation irrégulière de 2012 à 2016, ce qui constituait une méconnaissance de la législation sur l'entrée et le séjour des étrangers. Le tribunal a estimé que les justifications avancées par Mme B (précarité du conjoint, maladie d'un enfant) n'étaient pas suffisamment établies pour écarter ce motif. En conséquence, il a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son large pouvoir d'opportunité, conformément à l'article 21-15 du code civil et à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2213069(TA44-2213069)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance des ressources professionnelles de l'intéressée, malgré son insertion sociale et familiale en France. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2213001(TA44-2213001)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de naturalisation opposé par le préfet des Alpes-Maritimes. La juridiction a jugé que le recours était en réalité dirigé contre la décision implicite du ministre de l’intérieur, qui s’est substituée à la décision préfectorale. Le tribunal a estimé que le ministre n’a pas commis d’erreur de droit ni d’erreur manifeste d’appréciation en se fondant sur l’article 21-24 du code civil et l’article 37 du décret du 30 décembre 1993, dès lors que M. B ne justifiait pas d’un niveau de langue suffisant. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B.

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DécisionREJETE

TA44-2212999(TA44-2212999)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tchadienne, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de ressources suffisantes et stables de Mme B, malgré son contrat à durée indéterminée, au regard des dispositions des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionREJETE

TA44-2211869(TA44-2211869)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant algérien, contestant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le ministre de l'intérieur avait confirmé cette décision en raison de l'insertion professionnelle insuffisante et des ressources trop faibles de l'intéressé pour subvenir aux besoins de sa famille. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont donc été rejetées.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2211634(TA44-2211634)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante malienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'insertion professionnelle de l'intéressée n'était pas pleinement réalisée, faute de ressources suffisantes et stables à la date de la décision, malgré une activité récente de serveuse en CDI. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionREJETE

TA44-2211370(TA44-2211370)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à trois ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des faits récents de violence sur mineur et un défaut de paiement de loyers, malgré l'intégration du requérant. La solution retenue s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.

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DécisionANNULE

TA44-2210908(TA44-2210908)

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 28 juin 2022 confirmant l'ajournement à deux ans de la demande de naturalisation de M. B. Le tribunal juge que le motif retenu par le ministre, selon lequel M. B aurait déclaré à tort son enfant mineur à sa charge fiscale, est matériellement inexact. Il estime également que l'intéressé a régularisé spontanément une anomalie dans sa déclaration de revenus, ce qui rend la décision entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. La solution est fondée sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros à M. B.

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DécisionREJETE

TA44-2210854(TA44-2210854)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision, prise en réponse à une demande, n'avait pas à être précédée d'une procédure contradictoire. Il a également estimé que le ministre pouvait légalement se fonder sur l'existence d'une procédure judiciaire en cours pour détention de faux documents, sans attendre une éventuelle condamnation, pour apprécier le comportement du demandeur. La solution s'appuie sur les articles L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et 21-15 du code civil.

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DécisionANNULE

TA44-2210356(TA44-2210356)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B contestant le refus du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle d'agent de recherches privées. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le CNAPS avait fait droit à la demande de renouvellement. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet. Le tribunal a condamné le CNAPS à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA