Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2415205(TA44-2415205)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Vendée Biogaz 2, qui contestait le refus du préfet de la Vendée de lui délivrer un permis de construire pour une unité de méthanisation. Le tribunal a jugé que le refus était suffisamment motivé et que les motifs retenus par le préfet étaient légalement fondés, notamment l'incompatibilité du projet avec l'exercice d'une activité agricole sur le terrain, en application des articles L. 151-11 du code de l'urbanisme et du règlement du plan local d'urbanisme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la société requérante.
N° TA44-2504617(TA44-2504617)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa refusant un visa de long séjour à l'enfant E Ba. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie, la requérante n'apportant pas de justifications probantes démontrant un préjudice grave et immédiat nécessitant une suspension avant le jugement au fond. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens tirés de la méconnaissance de la convention européenne des droits de l'homme ou de la convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA44-2500638(TA44-2500638)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l'État et du bureau d'aide juridictionnelle à lui verser 20 000 euros en réparation de préjudices liés au rejet de ses demandes d'aide juridictionnelle. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la preuve d'une réclamation préalable auprès de l'administration, conformément aux articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée au requérant, celui-ci n'a pas fourni les pièces nécessaires dans le délai imparti.
N° TA44-2305509(TA44-2305509)
Le Tribunal Administratif de Nantes a constaté le désistement d'office de M. A, qui contestait la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur relative à l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance.
N° TA44-2305208(TA44-2305208)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. B A pour contester la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Par ordonnance du 18 mars 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA44-2503915(TA44-2503915)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande de M. B, a constaté un non-lieu à statuer sur sa requête en suspension de la décision de placement à l’isolement prise le 30 janvier 2025 par le directeur du centre pénitentiaire de Nantes. Cette décision est devenue sans objet car le 10 mars 2025, l’administration pénitentiaire a prononcé la mainlevée de la mesure et transféré l’intéressé en détention ordinaire. Le juge a toutefois condamné l’État à verser 550 euros à l’avocat de M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridictionnelle.
N° TA44-2503701(TA44-2503701)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société Free Mobile d’une demande de suspension de l’arrêté du 18 décembre 2024 par lequel le maire de L’Ile-d’Olonne s’est opposé à la déclaration préalable de travaux pour l’installation d’une station relais de téléphonie mobile. La société invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d’une erreur de droit sur l’application des dispositions relatives aux zones Natura 2000 et au principe de précaution. La commune a contesté l’urgence en faisant valoir que la couverture mobile était déjà excellente et que les objectifs nationaux de déploiement n’étaient pas compromis. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, et a mis à la charge de Free Mobile une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2502617(TA44-2502617)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée, en se fondant sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le refus était justifié par le fait que M. A présentait une demande de réexamen de sa demande d'asile. Il a également estimé que ce refus ne méconnaissait ni l'article 20 de la directive 2013/33/UE ni le principe de dignité humaine, en l'absence de situation de particulière vulnérabilité ou de besoins spécifiques établis.
N° TA44-2502609(TA44-2502609)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 6 février 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait, et qu'elle ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation. Il a estimé que les mesures de contrôle (présentation périodique et plage horaire de résidence) étaient nécessaires, adaptées et proportionnées à l'objectif d'éloignement, dès lors que l'intéressé faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français non exécutée. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 731-1, L. 732-1, L. 732-3, L. 733-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2502608(TA44-2502608)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B D, ressortissante gabonaise, qui contestait le renouvellement de son assignation à résidence par le préfet de la Sarthe. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée et fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'éloignement de l'intéressée demeurant une perspective raisonnable. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur de droit, ont été écartés.
N° TA44-2502335(TA44-2502335)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, la méconnaissance de son droit à l'information et l'existence de défaillances systémiques en Italie. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"), et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le règlement Dublin III, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2502334(TA44-2502334)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté d’obligation de quitter le territoire sans délai avec interdiction de retour d’un an (6 novembre 2024) et une assignation à résidence (2 février 2025). Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, l’erreur de fait et la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2503371(TA44-2503371)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B E épouse F, ressortissante arménienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 14 février 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la mesure, prise sur le fondement des articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était nécessaire, adaptée et proportionnée à l'objectif d'éloignement, et ne méconnaissait pas l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA44-2112859(TA44-2112859)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A pour contester un trop-perçu de 5 933,19 euros notifié par la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire, et demander une remise de dette. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance du 17 mars 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA44-2316526(TA44-2316526)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par une ordonnance du 17 mars 2025, du désistement pur et simple des sociétés MMA IARD et MMA IARD Assurances Mutuelles de leur instance et de leur action. Les sociétés demandaient initialement la condamnation de la commune de La Quinte à leur verser 1 916 euros en réparation des préjudices subis par leur assurée suite à une montée en charge d’un fossé communal. Ce désistement a été accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2503459(TA44-2503459)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par une famille de ressortissants azerbaïdjanais, Mme G et M. F, agissant pour eux-mêmes et leurs enfants, afin d’annuler la décision du 17 février 2025 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) leur a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Les requérants contestaient notamment un défaut de motivation, une méconnaissance des articles L. 522-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi qu’une erreur manifeste d’appréciation de leur vulnérabilité. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que la décision de l’OFII était légalement justifiée. Cette solution s’appuie sur les dispositions du CESEDA, notamment les articles relatifs aux conditions matérielles d’accueil des demandeurs d’asile.
N° TA44-2113096(TA44-2113096)
Le Tribunal Administratif de Nantes a constaté le désistement d'office de Mme A, qui contestait le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention "stationnement" par la maison départementale des personnes handicapées de la Sarthe. Faute pour la requérante d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance.
N° TA44-2113442(TA44-2113442)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A B d’un litige concernant le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de Maine-et-Loire de lui accorder la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Par une ordonnance du 17 mars 2025, la présidente du tribunal a constaté le désistement d’office de M. B, faute pour lui d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Il est donné acte de ce désistement.
N° TA44-2402389(TA44-2402389)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B, résidant en Algérie, pour contester un refus de visa de court séjour. La requête a été jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la preuve du recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, et la requérante n'avait pas régularisé sa situation malgré une invitation. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la requête en l'état.
N° TA44-2504361(TA44-2504361)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension d’un refus de visa de court séjour pour une enfant de six ans, présentée par sa mère sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car la requérante n’établit pas que les vacances en France ne pourraient être reportées ni qu’elle serait dans l’impossibilité de se rendre au Cameroun. Il écarte également l’argument tiré d’une discrimination, faute d’éléments circonstanciés, et rappelle que le droit à la vie privée et familiale ne garantit pas la possibilité de venir passer des vacances en France. La requête est donc rejetée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.