Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2410414(TA44-2410414)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B contestant la décision du 17 juin 2024 mettant fin à son RSA. La requête était irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision rendue sur le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation, M. B n'a pas justifié avoir exercé ce recours dans le délai imparti. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donc rejeté la requête comme manifestement irrecevable.
N° TA44-2407880(TA44-2407880)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de court séjour par l’autorité consulaire française à Dakar. La requérante avait demandé l’annulation de la décision implicite de rejet du sous-directeur des visas et de la décision consulaire du 13 mars 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 17 mars 2025, mettant ainsi fin à l’instance sans examen au fond.
N° TA44-2406221(TA44-2406221)
Le Tribunal Administratif de Nantes a constaté le désistement d'office de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de Maine-et-Loire d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, après le rejet de son référé suspension le 27 mai 2024 et l'absence de confirmation de sa requête au fond dans le délai d'un mois. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA44-2418867(TA44-2418867)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. C, qui contestait le refus de délivrance de visas de court séjour pour son épouse et sa fille majeure. Le tribunal a jugé que M. C ne justifiait pas d'un intérêt personnel lui permettant d'agir en justice pour contester les refus de visa concernant des tiers majeurs. Il a également relevé que M. C ne pouvait pas représenter valablement son épouse et sa fille devant le tribunal, n'étant pas un mandataire habilité au sens de l'article R. 431-2 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA44-2419262(TA44-2419262)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B relative à sa demande de naturalisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions ni moyens, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. La requérante n’a pas régularisé sa demande dans le délai de recours contentieux.
N° TA44-2504514(TA44-2504514)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de visa de court séjour opposée à Mme E D veuve B A par l'autorité consulaire à Oran. La requérante n'a pas justifié avoir saisi la commission de recours contre les décisions de refus de visa, condition préalable obligatoire, en produisant une copie de son recours. En application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
N° TA44-2503353(TA44-2503353)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme H contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de sa demande d'asile, ainsi que son assignation à résidence. La requérante invoquait notamment des vices de procédure, une méconnaissance des règlements européens (UE n° 604/2013) et des risques de mauvais traitements en Croatie. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision de transfert était légale et que l'assignation à résidence était justifiée. En conséquence, il a rejeté la requête de Mme H.
N° TA44-2503352(TA44-2503352)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 17 février 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme B D et à ses enfants le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de la situation personnelle et familiale de la requérante, notamment de la vulnérabilité de ses enfants mineurs. Il a enjoint à l'OFII de procéder à un réexamen de la situation dans un délai de quinze jours. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2503459(TA44-2503459)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par une famille de ressortissants azerbaïdjanais, Mme G et M. F, agissant pour eux-mêmes et leurs enfants, afin d’annuler la décision du 17 février 2025 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) leur a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Les requérants contestaient notamment un défaut de motivation, une méconnaissance des articles L. 522-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi qu’une erreur manifeste d’appréciation de leur vulnérabilité. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que la décision de l’OFII était légalement justifiée. Cette solution s’appuie sur les dispositions du CESEDA, notamment les articles relatifs aux conditions matérielles d’accueil des demandeurs d’asile.
N° TA44-2409911(TA44-2409911)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A et M. F contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus consulaire de délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a justifié avoir donné instruction de délivrer le visa, ce qui a été effectué le 20 février 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros aux requérants au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2400605(TA44-2400605)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B C, agissant en qualité de représentante légale de trois enfants malgaches, d’un recours contre le refus de délivrance de visas de long séjour en qualité d’enfants d’une ressortissante française. En cours d’instance, les visas sollicités ont finalement été délivrés le 23 août 2024. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à Mme C au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2318704(TA44-2318704)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. La commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait motivé son refus par un risque de détournement de l'objet du visa, en raison de l'inadéquation présumée entre les compétences du demandeur et l'emploi de technicien comptable proposé. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de cette adéquation, faute de traduction de ses diplômes et justificatifs d'emploi, et a considéré que le motif de refus était fondé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2504621(TA44-2504621)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 février 2025 par laquelle l'ambassade de France à Conakry a refusé de délivrer un visa court séjour à Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour saisir le juge avant la décision de la commission de recours contre les refus de visa, n'était pas remplie. Il a relevé que la requérante avait saisi cette commission le 3 mars 2025 et qu'elle devait statuer au plus tard le 3 mai 2025, les motifs familiaux invoqués ne suffisant pas à caractériser une urgence justifiant une intervention immédiate du juge. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2504558(TA44-2504558)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale au profit de deux ressortissants maliens. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas satisfaite, les requérants n'établissant pas de manière suffisante une situation de danger immédiat ou de rupture des liens familiaux justifiant une intervention en référé. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2504557(TA44-2504557)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire de refus de visa de long séjour pour études présentée par M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, car le requérant, gérant d'une start-up au Maroc, pouvait bénéficier d'un report de rentrée et n'a pas démontré une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée sans audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2504435(TA44-2504435)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, un mineur haïtien de 16 ans, qui demandait la suspension du refus de visa de long séjour opposé par l’ambassade de France à Port-au-Prince pour rejoindre son père bénéficiaire de la protection subsidiaire en France. Le juge a constaté que M. B n’avait pas saisi la commission de recours contre les décisions de refus de visa, recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En l’absence de cette démarche préalable, la requête a été jugée irrecevable, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’urgence ou les moyens soulevés, notamment la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’intérêt supérieur de l’enfant.
N° TA44-2504361(TA44-2504361)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension d’un refus de visa de court séjour pour une enfant de six ans, présentée par sa mère sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car la requérante n’établit pas que les vacances en France ne pourraient être reportées ni qu’elle serait dans l’impossibilité de se rendre au Cameroun. Il écarte également l’argument tiré d’une discrimination, faute d’éléments circonstanciés, et rappelle que le droit à la vie privée et familiale ne garantit pas la possibilité de venir passer des vacances en France. La requête est donc rejetée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2504222(TA44-2504222)
Le Tribunal administratif de Nantes a radié des registres la requête n° 2504222 de la SCI Oyster Bay, qui contestait une décision de non-opposition à travaux prise par le maire du Croisic. Cette radiation a été ordonnée car le document déposé constituait un projet de mémoire envoyé par erreur, correspondant en réalité à une autre requête déjà enregistrée sous le numéro 2504223. La solution retenue est une mesure de pure procédure fondée sur les règles de gestion des instances, sans examen au fond. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant au code de justice administrative.
N° TA44-2202148(TA44-2202148)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B pour contester le classement sans suite de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Loire-Atlantique. En cours d'instance, le préfet a délivré à l'intéressée une carte de résident valable jusqu'en 2032, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 500 euros à l'avocate de Mme B, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.
N° TA44-2317515(TA44-2317515)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante marocaine, contestant le refus de délivrance d’un visa de court séjour pour visite familiale. La décision du sous-directeur des visas, confirmant le refus consulaire, était fondée sur un risque de détournement de l’objet du visa à des fins migratoires. Le tribunal a estimé que l’administration n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation, faute pour la requérante de justifier de ses attaches dans son pays d’origine. Cette solution s’appuie sur les articles 10 de la convention d’application de l’accord de Schengen et 21 et 32 du code communautaire des visas.