Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2318914(TA44-2318914)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en tant que conjoint de ressortissante française. Le tribunal a estimé que la décision implicite était suffisamment motivée, car elle reprenait les motifs de la décision consulaire initiale, et que le caractère frauduleux du projet d'installation n'était pas établi par les pièces du dossier. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les demandes de substitution de motifs du ministre. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article D. 312-8-1, et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA44-2318912(TA44-2318912)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 20 octobre 2023 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé de délivrer un visa de court séjour à Mme C veuve B, ressortissante algérienne de 82 ans. Le tribunal a estimé que le motif de refus, fondé sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Il a relevé que la requérante justifiait d'attaches familiales et matérielles en Algérie, avait respecté les termes de précédents visas, et que la seule présence de ses enfants en France ne suffisait pas à caractériser un risque migratoire. La décision s'appuie notamment sur le règlement (CE) n° 810/2009 établissant un code communautaire des visas. Le tribunal enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa sollicité dans un délai de deux mois.
N° TA44-2318910(TA44-2318910)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de Mme B A et Mme D C visant à annuler le refus de visa de long séjour opposé à cette dernière pour rejoindre sa mère alléguée en France. La décision implicite de la commission de recours s'étant substituée à la décision consulaire, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette dernière a été écarté comme inopérant. Le tribunal a estimé que la commission avait valablement fait sien le motif de l'autorité consulaire, fondé sur le caractère non authentique des documents d'état civil produits pour établir la filiation. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2318886(TA44-2318886)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. F E G et de Mme D A, qui contestaient les refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale opposés par l'autorité consulaire française en République Centrafrique à Mme A et à trois enfants mineurs. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne procédaient pas d'un défaut d'examen. Il a estimé que les refus n'étaient entachés ni d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation, et qu'ils ne méconnaissaient pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni du paragraphe 1 de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA44-2317915(TA44-2317915)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe refusant son titre de séjour en tant que parent d'enfant français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a considéré que le préfet avait légalement opposé la menace pour l'ordre public, fondée sur des condamnations pénales pour violences, pour refuser le séjour en application des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les stipulations de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA44-2317734(TA44-2317734)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant gabonais, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 29 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour pour raison de santé, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, du vice de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII, et de la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA44-2311985(TA44-2311985)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus de la CAF de Loire-Atlantique de lui accorder une remise gracieuse d’un trop-perçu de prime d’activité de 307,20 euros. Le tribunal a jugé que Mme A ne justifiait ni de sa bonne foi, ni d’une situation de précarité financière suffisante pour justifier une remise, son quotient familial étant évalué à 947 euros. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise d’un indu à la preuve de la bonne foi ou de la précarité du débiteur.
N° TA44-2311704(TA44-2311704)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B, qui contestait la décision de la CAF de Loire-Atlantique de ne lui accorder qu'une remise partielle de 615,65 euros sur un trop-perçu de RSA de 2 052,17 euros, laissant à sa charge 1 436,52 euros. La requérante sollicitait l'annulation de cette décision et une remise gracieuse totale de la dette restante. Le tribunal, appliquant l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, estime que Mme B, qui ne conteste pas le bien-fondé de l'indu, ne justifie pas d'une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise supplémentaire, faute de précisions sur ses ressources et charges. La requête est donc rejetée.
N° TA44-2310235(TA44-2310235)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 20 juin 2023 par laquelle la CAF de Loire-Atlantique n’avait accordé qu’une remise partielle de 719,17 euros sur un trop-perçu de prime d’activité de 958,89 euros, laissant 239,72 euros à la charge de Mme A. Saisi en plein contentieux, le tribunal accorde la remise totale de la dette restante. Il retient que Mme A, retraitée vivant seule avec une pension de 1 158 euros et des charges supérieures, justifie d’une situation de précarité et de bonne foi, faits non contestés par la CAF. La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité.
N° TA44-2309673(TA44-2309673)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de la CAF de Loire-Atlantique de ne lui accorder qu'une remise partielle de 2 448,56 euros sur un trop-perçu de RSA de 8 706,93 euros, laissant à sa charge 5 713,32 euros. Le tribunal a estimé que M. A, qui invoquait sa situation de chômage, n'établissait pas sa bonne foi ni une précarité suffisante pour justifier une remise totale ou supplémentaire, conformément à l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA44-2309093(TA44-2309093)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de Mme A tendant à l'annulation du refus de la CAF de Loire-Atlantique de lui accorder une remise gracieuse d'un trop-perçu de prime d'activité de 1 233,15 euros. La requérante ne démontre pas que le montant de l'indu est erroné et n'établit pas, faute de précisions sur ses ressources et charges, une situation de précarité justifiant une remise. Le tribunal applique les articles L. 842-1, L. 843-1, R. 846-5 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Il estime que la bonne foi de Mme A n'est pas suffisante pour obtenir une remise, en l'absence de précarité avérée.
N° TA44-2214243(TA44-2214243)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A B, demandeuse d'asile, pour contester la décision du 10 octobre 2022 par laquelle l'OFII avait mis fin à ses conditions matérielles d'accueil. En cours d'instance, l'OFII a retiré cette décision et rétabli rétroactivement les droits de l'intéressée, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a en revanche condamné l'OFII à verser 1 000 euros à l'avocate de Mme A B au titre des frais de justice, sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2214173(TA44-2214173)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci s'étant substituée à la décision ministérielle. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de ressources suffisantes et stables de la requérante, qui était sans emploi et disposait de revenus très faibles. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation de l'opportunité d'accorder la nationalité française.
N° TA44-2214033(TA44-2214033)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de Mme B, une ressortissante ivoirienne demandeuse d'asile, contestant deux décisions de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) : la première du 5 avril 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour défaut de rejoindre son hébergement, et la seconde du 30 septembre 2022 lui refusant le rétablissement de ces conditions. La requérante invoquait notamment l'absence d'entretien préalable sur sa vulnérabilité, un défaut d'examen de sa situation personnelle et familiale, ainsi qu'une méconnaissance des principes de proportionnalité et de l'intérêt supérieur de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et que l'OFII n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2213001(TA44-2213001)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de naturalisation opposé par le préfet des Alpes-Maritimes. La juridiction a jugé que le recours était en réalité dirigé contre la décision implicite du ministre de l’intérieur, qui s’est substituée à la décision préfectorale. Le tribunal a estimé que le ministre n’a pas commis d’erreur de droit ni d’erreur manifeste d’appréciation en se fondant sur l’article 21-24 du code civil et l’article 37 du décret du 30 décembre 1993, dès lors que M. B ne justifiait pas d’un niveau de langue suffisant. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B.
N° TA44-2212999(TA44-2212999)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tchadienne, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de ressources suffisantes et stables de Mme B, malgré son contrat à durée indéterminée, au regard des dispositions des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2211869(TA44-2211869)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant algérien, contestant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le ministre de l'intérieur avait confirmé cette décision en raison de l'insertion professionnelle insuffisante et des ressources trop faibles de l'intéressé pour subvenir aux besoins de sa famille. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont donc été rejetées.
N° TA44-2211634(TA44-2211634)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante malienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'insertion professionnelle de l'intéressée n'était pas pleinement réalisée, faute de ressources suffisantes et stables à la date de la décision, malgré une activité récente de serveuse en CDI. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2211370(TA44-2211370)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à trois ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des faits récents de violence sur mineur et un défaut de paiement de loyers, malgré l'intégration du requérant. La solution retenue s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.
N° TA44-2209400(TA44-2209400)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour pour raisons médicales. Le tribunal estime que la décision attaquée est suffisamment motivée et que le préfet a procédé à un examen particulier de sa situation. Il écarte également le moyen tiré d'un défaut de délibération collégiale de l'avis médical de l'OFII. Enfin, le tribunal juge que le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni des stipulations de l'accord franco-sénégalais.