Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2405033(TA45-2405033)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a statué sur un recours en excès de pouvoir contre des décisions implicites de refus de titre de séjour. Le sujet principal concerne la demande d'annulation de ces refus implicites opposés à deux ressortissants kosovars, parents d'un enfant français, qui sollicitaient un titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a annulé les décisions implicites de rejet, estimant que le silence de l'administration, réputé décision de rejet en vertu des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ne pouvait tenir lieu de motivation légale. Elle a enjoint au préfet de réexaminer leurs situations dans un délai de deux mois.
N° TA45-2600643(TA45-2600643)
Sujet principal : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour. Juridiction : Tribunal administratif d'Orléans (statuant par ordonnance). Solution retenue : Le tribunal déclare la requête irrecevable car elle a été enregistrée hors du délai spécial de 48 heures suivant la notification de l'arrêté, délai qui s'applique lorsque l'étranger est placé en rétention administrative. Textes appliqués : Articles L. 614-1, L. 614-2 et L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que l'article R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA45-2600738(TA45-2600738)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait un délai supplémentaire de deux semaines pour des occupants d'un terrain. Le juge estime que sa saisine, prévue par l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 relative aux gens du voyage, ne lui permet pas d'accorder un tel sursis, mais seulement de statuer sur l'annulation de la mise en demeure préfectorale. La requête est donc jugée manifestement irrecevable et rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2506593(TA45-2506593)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Métro FSD France de son recours en plein contentieux. La société demandait initialement la condamnation du centre hospitalier d’Auch au paiement d'intérêts moratoires et de frais pour retard de paiement. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond.
N° TA45-2600658(TA45-2600658)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de refus de reconnaissance d'un accident de service. Le requérant, un directeur général des services, invoquait un préjudice psychologique après avoir découvert une infidélité de sa compagne avec le maire. Le juge estime que l'événement litigieux, de nature strictement privée, ne présente aucun lien avec l'exercice des fonctions du requérant et ne peut donc être qualifié d'accident de service au sens des articles L. 822-18 et suivants du code général de la fonction publique.
N° TA45-2400908(TA45-2400908)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par le ministre de la justice, ordonne une expertise judiciaire concernant les désordres affectant le Centre Pénitentiaire d'Orléans-Saran. La juridiction accueille la demande, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer l'origine, l'étendue et les solutions pour remédier aux malfaçons constatées depuis la réception des travaux. L'expertise, à laquelle les diverses sociétés de construction et d'ingénierie mises en cause ne s'opposent pas formellement, vise à éclairer le juge sur les responsabilités et les travaux de réparation nécessaires.
N° TA45-2304726(TA45-2304726)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la commune de Montargis d'un recours en plein contentieux visant à obtenir réparation pour divers désordres (infiltrations, vitres fissurées, portes défectueuses, surchauffe) affectant un groupe scolaire, sur le fondement des garanties légales de la construction. Le tribunal a jugé que les désordres liés aux infiltrations de toiture et à la surchauffe relevaient bien de la garantie décennale, engageant la responsabilité solidaire des entreprises concernées, du maître d'œuvre et du bureau de contrôle. En revanche, il a estimé que les désordres affectant les vitrages et les portes extérieures relevaient de la garantie de parfait achèvement, ne mettant en cause que la responsabilité des entreprises exécutantes pour ces lots spécifiques.
N° TA45-2103309(TA45-2103309)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en premier ressort, a été saisi par la société La Dunoise d'un recours en plein contentieux visant à obtenir le paiement d'un solde de marché de travaux de gros œuvre et à contester diverses retenues opérées par l'OPH Habitat Drouais. Le tribunal a rejeté la requête de l'entreprise, considérant que les pénalités de retard et la retenue pour non-conformité appliquées par le maître d'ouvrage étaient justifiées et régulières. La décision s'appuie sur les stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) et du cahier des clauses administratives générales (CCAG) Travaux applicables au marché.
N° TA45-2600327(TA45-2600327)
La SARL HB Coiffure a demandé au Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, la suspension d'un arrêté préfectoral ordonnant la fermeture administrative de son salon de coiffure pour six semaines. Le juge a rejeté la demande, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, malgré les arguments financiers de la société, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de l'arrêté n'était soulevé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 8272-2 du code du travail.
N° TA45-2600628(TA45-2600628)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... B... qui sollicitait la prescription acquisitive trentenaire sur deux terrains. Il estime que cette demande constitue une action immobilière pétitoire, relevant de la compétence exclusive du tribunal judiciaire en vertu des articles L. 211-4 et R. 211-3-36 du code de l'organisation judiciaire. En conséquence, la juridiction administrative se déclare manifestement incompétente pour connaître de l'affaire, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2600634(TA45-2600634)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. C... A... qui demandait l'injonction au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. La juridiction relève que cette demande a perdu son objet depuis que le préfet a délivré une attestation de prolongation d'instruction postérieurement à l'introduction du recours. Le juge fonde sa décision sur les articles L. 521-3 et R. 222-1 du code de justice administrative et rejette également la demande de condamnation de l'État aux dépens.
N° TA45-2401591(TA45-2401591)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant. Le litige portait sur le refus initial du CNAPS de délivrer une autorisation d'accès à une formation en sécurité privée, mais l'intérêt à agir a disparu suite à la délivrance ultérieure de cette autorisation. La juridiction a appliqué la procédure de désistement implicite prévue à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête après y avoir été invité.
N° TA45-2600588(TA45-2600588)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un permis de construire et l'injonction d'arrêter les travaux. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (sécurité publique, densité, atteinte à la jouissance) ne crée un doute sérieux sur la légalité du permis. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2600104(TA45-2600104)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné au préfet d'Indre-et-Loire de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à une ressortissante brésilienne. Le juge a estimé que l'administration avait manqué à son obligation légale de délivrer ce récépissé pour une demande complète, et que la situation de l'étrangère, qui risquait la suspension de son emploi, caractérisait l'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA45-2600461(TA45-2600461)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante, qui sollicitait un titre pour soins (article L. 425-9 du CESEDA), n'établissait pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision administrative. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2600478(TA45-2600478)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant moldave, qui contestait son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment au regard de la condamnation pénale de l'intéressé, qui justifiait le refus d'un délai de départ volontaire et l'interdiction de retour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la directive européenne 2008/115/CE relative au retour des ressortissants de pays tiers.
N° TA45-2402589(TA45-2402589)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant. Le tribunal a constaté que l'intérêt de la requête, dirigée contre le refus d'une autorisation d'accès à une formation en sécurité privée, était devenu douteux après la délivrance d'une carte professionnelle au requérant. Suite à l'absence de réponse de ce dernier à une invitation à confirmer le maintien de sa demande, il a été réputé s'être désisté en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2506619(TA45-2506619)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant son recours contre une saisie administrative à tiers détenteur. Le juge applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de l'affaire.
N° TA45-2600590(TA45-2600590)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un infirmier visant à suspendre sa suspension d'exercice prononcée par l'ARS. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas caractérisé l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, faute d'avoir produit des éléments concrets sur sa situation professionnelle et financière. La décision administrative de suspension, fondée sur l'article L. 4311-26 du code de la santé publique, est donc maintenue.
N° TA45-2404194(TA45-2404194)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à son encontre. La juridiction a estimé que la requérante, née en France de parents étrangers, ne remplissait pas les conditions posées par l'article 21-7 du code civil pour acquérir automatiquement la nationalité française à sa majorité, notamment celle d'avoir résidé en France de manière habituelle depuis l'âge de 8 ans. Par conséquent, le tribunal a jugé que son séjour restait régi par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a rejeté ses moyens contestant la légalité des décisions préfectorales.