Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2600161(TA45-2600161)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de la commune de Bazoches-sur-le-Betz visant à mettre fin à la suspension d'un permis de construire. Le juge estime que le permis modificatif du 12 janvier 2026 ne purge pas l'illégalité initiale, notamment concernant le nombre insuffisant de places de stationnement pour l'établissement recevant du public (ERP). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme (notamment L. 151-33 et R. 431-26) et maintient la suspension prononcée le 19 décembre 2025.
N° TA45-2501287(TA45-2501287)
La SAS Lisotherme demandait au Tribunal Administratif d'Orléans l'annulation ou la transformation en subvention de son prêt garanti par l'État, invoquant une rupture d'égalité devant les charges publiques entre les aides sectorielles pendant la crise Covid-19. Le tribunal, statuant par ordonnance de référé, a rejeté la requête. Il a jugé incompétent pour connaître d'un contrat de droit privé (le prêt bancaire) et a déclaré irrecevable la demande d'injonction à l'administration d'accorder une subvention, celle-ci ne visant pas l'annulation d'une décision. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2305325(TA45-2305325)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'une demande d'expertise médicale en référé, formulée par un agent public victime d'un accident de service. Le juge a fait droit à cette demande, estimant que la mesure était utile en l'absence de tout recours contentieux déjà introduit sur le fond, et l'a ordonnée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert consistera à déterminer la date de consolidation et à évaluer l'intégralité des préjudices de l'agent, en vue d'un éventuel futur litige indemnitaire contre la commune employeur.
N° TA45-2600544(TA45-2600544)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution d'un arrêté préfectoral d'expulsion et de fixation du pays d'éloignement d'un ressortissant marocain. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'incompétence de l'auteur ou de la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme, n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Les conclusions subsidiaires (injonction, astreinte et indemnité) sont également rejetées.
N° TA45-2501290(TA45-2501290)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la demande d'aménagement du paiement d'une amende pour dépôt irrégulier de déchets. Le juge estime qu'il ne lui appartient pas de se substituer à l'administration pour accorder des délais de paiement. La requête est jugée irrecevable au titre de l'article R. 222-1 du code de justice administratif.
N° TA45-2501580(TA45-2501580)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de l'association Centrexpert-ctre gestion agréé qui demandait le remboursement gracieux d'un excédent de prélèvement à la source. Le juge estime que la demande est manifestement irrecevable, car il n'appartient pas à la juridiction administrative de prononcer des mesures gracieuses. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
N° TA45-2600522(TA45-2600522)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, se prononce sur une question de compétence territoriale dans un litige relatif à un arrêté d'éloignement et un arrêté de placement en rétention administrative. Il constate que le requérant, initialement en rétention dans le Loiret, est domicilié à Strasbourg (Bas-Rhin). En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le tribunal administratif de Strasbourg est désormais compétent. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA45-2600603(TA45-2600603)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus d'autorisation de travail pour un ressortissant étranger. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant ne démontre pas que ce refus lui cause un préjudice grave et immédiat, notamment au regard de sa situation financière. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2505025(TA45-2505025)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait une proposition de rectification fiscale et les impositions qui en découlent. Le tribunal estime la requête manifestement irrecevable car le contribuable n'a pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire (la réclamation préalable) devant l'administration fiscale, comme l'exige l'article R. 190-1 du Livre des procédures fiscales. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du Code de justice administrative et R. 190-1, R. 196-1, L. 199 et R. 199-1 du Livre des procédures fiscales.
N° TA45-2303956(TA45-2303956)
**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale en référé par un infirmier anesthésiste réanimateur pour déterminer la date de consolidation et évaluer ses préjudices suite à un accident de service reconnu imputable. **Juridiction** : Tribunal administratif d'Orléans (juge des référés). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'expertise, estimant qu'elle manque d'utilité au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués et motifs** : Le juge constate que l'inaptitude définitive du requérant est déjà établie par des expertises médicales concordantes dans le cadre de sa procédure de mise à la retraite pour invalidité. De plus, un jugement antérieur du même tribunal a déjà condamné l'hôpital à réparer son préjudice moral et financier. Une nouvelle expertise n'est donc pas nécessaire pour le règlement du litige.
N° TA45-2500205(TA45-2500205)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'indu de prime d'activité et d'aide au logement. Le juge a estimé que le requérant, qui ne contestait pas les sommes dues, n'apportait pas la preuve d'une situation de précarité justifiant une telle remise, notamment en ne produisant pas d'éléments sur ses ressources et charges actuelles. La décision s'appuie sur les principes applicables au contentieux de la remise gracieuse, relevant que le juge se substitue à l'administration pour apprécier les conditions de précarité et de bonne foi.
N° TA45-2500451(TA45-2500451)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... qui contestait un recouvrement de 701 euros d'allocation de logement sociale. Le juge a estimé que la caisse d'allocations familiales avait légalement recalculé le droit suite à la reprise d'une activité salariée par le requérant durant l'été 2023. Cette reprise d'activité a entraîné la fin du bénéfice du forfait étudiant (article R. 822-20 du code de la construction et de l'habitation) et de l'abattement sur les ressources pour chômeurs (article R. 822-14 du même code), justifiant l'indu.
N° TA45-2500569(TA45-2500569)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en juge unique des référés, rejette les requêtes de Mme B... visant à obtenir la remise gracieuse d'indus d'aide personnelle au logement et de prime d'activité. Le juge, exerçant son plein contrôle contentieux, estime que la requérante, qui invoque des difficultés financières, n'apporte pas la preuve d'une situation de précarité justifiant la remise du solde restant dû (84,20 €). La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif et les règles applicables aux prestations sociales.
N° TA45-2500664(TA45-2500664)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en juge unique des référés, a rejeté la demande de M. B... A... visant à annuler le rejet de sa demande de remise gracieuse d'un trop-perçu de RSA. Le juge a constaté que l'indu de 11 394,72 euros provenait de l'omission volontaire et répétée de déclarer son mariage et les revenus de son épouse, ce qui constitue une fausse déclaration. En application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, une telle fraude fait obstacle à la remise gracieuse, quelle que soit la situation de l'allocataire.
N° TA45-2500859(TA45-2500859)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en juge unique des référés, a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la remise gracieuse d'un trop-perçu d'aide personnelle au logement (APL). Le juge, exerçant son plein contentieux, a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une situation de précarité justifiant cette remise, notamment en ne produisant pas d'éléments sur ses ressources et charges actuelles pour apprécier sa capacité à rembourser le solde de 681,71 euros. La décision s'appuie sur les principes jurisprudentiels régissant la remise gracieuse des indus d'APL et les articles du code de la construction et de l'habitation.
N° TA45-2506347(TA45-2506347)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision d'une commission de médiation qui avait déclaré sans objet sa demande de logement d'urgence. Le tribunal a considéré que le requérant, ayant été relogé dans un logement social avant sa saisine, ne pouvait plus être regardé comme prioritaire et devant être logé d'urgence au sens des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Par conséquent, sa demande était infondée.
N° TA45-2600370(TA45-2600370)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... F..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 19 janvier 2026 lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a notamment écarté le moyen d'incompétence du signataire, considérant que la délégation de signature était régulière, et a examiné la légalité de la décision au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la procédure d'éloignement.
N° TA45-2501688(TA45-2501688)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... C... visant à contester une amende pour dépôt sauvage de déchets infligée à sa fille majeure. Le tribunal estime que la requérante, n'étant pas la destinataire directe de la décision, ne justifie pas d'un intérêt à agir pour la contester. Cette décision de rejet est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet d'écarter les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA45-2500893(TA45-2500893)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à annuler la suspension de son permis de conduire. Le juge estime le recours irrecevable car il a été introduit hors délai, l'arrêté préfectoral du 1er novembre 2024 ayant été notifié en novembre 2024. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 (délai de recours) et R. 222-1 (pouvoir de rejet des requêtes irrecevables) du code de justice administrative.
N° TA45-2600141(TA45-2600141)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté municipal ordonnant la fermeture administrative d'un établissement. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par l'exploitant, la SASU RLMC, ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.