Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2600499(TA45-2600499)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait une injonction au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant d'apporter des éléments probants, notamment la preuve d'une suspension de son contrat de travail ou de la réalité de sa demande de titre. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres conditions de la procédure de référé.
N° TA45-2600545(TA45-2600545)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A... et M. D... d'une demande visant à faire déplacer une croix chrétienne installée devant une école primaire à Villaines-les-Rochers, en invoquant une violation de l'article 28 de la loi du 9 décembre 1905. Le tribunal rappelle que cet article interdit d'élever des signes religieux sur un emplacement public, une interdiction qui s'applique tant au domaine public qu'au domaine privé des personnes publiques. Cependant, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable car elle ne contient pas de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative ou à la condamnation de l'administration, mais sollicite une injonction que le juge administratif n'a pas le pouvoir d'adresser en dehors des cas prévus par le code de justice administrative.
N° TA45-2300061(TA45-2300061)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de prélèvements sociaux et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour les années 2017 à 2019. Les requérants contestaient la régularité de la procédure de taxation d'office et les pénalités pour manquement délibéré. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que l'administration avait correctement motivé les pénalités. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2304406(TA45-2304406)
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la demande de M. A... tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. Le requérant, bénéficiaire de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) jusqu'en mars 2024, n'en percevait pas le montant au 1er janvier 2023, condition requise pour l'exonération prévue par l'article 1390 du code général des impôts et la doctrine administrative (BOI-IF-TFB-10-55-10). La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA45-2404067(TA45-2404067)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, contestant un arrêté préfectoral du 9 août 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que M. A... n'avait pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, comme l'exige l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a prononcé le désistement d'office de la requête en annulation. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour désistement, sans examen au fond des moyens soulevés.
N° TA45-2300161(TA45-2300161)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., qui demandait l'annulation de la décision du service des retraites de l'État refusant de réviser sa pension pour prendre en compte sa promotion au grade de brigadier de police, obtenue après sa radiation des cadres. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article L. 55 du code des pensions civiles et militaires de retraite, un fonctionnaire retraité ne peut se prévaloir d'actes modifiant rétroactivement sa situation administrative intervenus après son admission à la retraite, sauf exceptions non applicables en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA45-2303004(TA45-2303004)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme A... contestant son classement au 5ème échelon du grade de professeur certifié. La requérante invoquait l’illégalité de son contrat de 2012 et une erreur de droit dans le calcul de son reclassement. Le tribunal a jugé irrecevable l’exception d’illégalité du contrat de 2012, devenu définitif, et a écarté le moyen tiré de l’erreur de droit. La décision s’appuie notamment sur les décrets n° 51-1423 et n° 72-581.
N° TA45-2303117(TA45-2303117)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme C..., agent du centre hospitalier Jacques Cœur de Bourges, afin d'obtenir réparation des préjudices subis à la suite de deux accidents de service survenus en 2012 et 2018. La requérante invoquait à la fois la responsabilité sans faute de son employeur et une faute de ce dernier pour ne pas avoir respecté les préconisations du médecin de prévention. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que la créance relative à l'accident de 2012 était prescrite et qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'hôpital n'était établie pour l'accident de 2018. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 et du code de justice administrative.
N° TA45-2303891(TA45-2303891)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., professeur des écoles, qui contestait son titre de pension de retraite du service des retraites de l'État, demandant une réévaluation de sa durée d'assurance et de sa majoration. La requête a été jugée irrecevable car tardive, en application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. Le requérant avait accusé réception du titre de pension le 17 juillet 2023, mais n'a saisi le tribunal que le 24 septembre 2023, soit au-delà du délai de deux mois.
N° TA45-2304427(TA45-2304427)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande du Centre Hospitalier de Nogent-le-Rotrou concernant les désordres affectant le réseau d'eau chaude sanitaire de son EHPAD. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour déterminer les causes des sinistres et éclairer un éventuel contentieux de responsabilité contractuelle ou décennale. Le tribunal a rejeté les conclusions de la société SOGEA Centre tendant à la condamnation du CH au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et a mis hors de cause la compagnie SMA SA et la société APAVE SA, tout en admettant l'intervention volontaire de la société APAVE Infrastructures et Construction France. Les frais d'expertise sont réservés.
N° TA45-2304666(TA45-2304666)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de la préfète du Loiret d'autoriser le regroupement familial pour son épouse et ses enfants. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, constatant que le maire avait émis un avis favorable implicite. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète ne s'était pas estimée en situation de compétence liée. La solution retenue est fondée sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2305316(TA45-2305316)
Le Tribunal administratif d'Orléans annule la décision du 29 novembre 2023 par laquelle le préfet d'Eure-et-Loir a rejeté la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme A..., ressortissante turque. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en se fondant sur une circulaire du 28 novembre 2012 pour exiger une condition de durée de séjour de cinq ans, non prévue par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA45-2400249(TA45-2400249)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant son licenciement pour insuffisance professionnelle par le ministre du travail. Le juge a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que le requérant avait été informé plus de quinze jours à l'avance de la date de la commission administrative paritaire, conformément à l'article 4 du décret n° 84-961 du 25 octobre 1984. La décision a été rendue au visa du code général de la fonction publique et du code du travail.
N° TA45-2500904(TA45-2500904)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle de l'intéressé. La décision s'appuie sur les articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2500922(TA45-2500922)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire de l'arrêté disposant d'une délégation régulière. Il a substitué aux dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile les stipulations de l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993, qui imposent les mêmes conditions de fond. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes.
N° TA45-2501434(TA45-2501434)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du préfet d'Eure-et-Loir du 3 février 2025 annulant son épreuve théorique du permis de conduire pour fraude. Le juge a estimé que l'administration avait apporté la preuve de la fraude, notamment en raison de l'éloignement du centre d'examen, de l'absence de maîtrise de la langue française par le requérant et de son incapacité à répondre aux questions théoriques lors d'un entretien. La décision a été fondée sur l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012 et l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, ce dernier permettant le retrait sans délai d'un acte obtenu par fraude.
N° TA45-2501682(TA45-2501682)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 28 février 2025 de la préfète du Loiret refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français, comme l'exige l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA45-2503342(TA45-2503342)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant algérien, contre l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a annulé la décision de refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour d'un an, en raison d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle et professionnelle du requérant. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le préfet n'ayant pas suffisamment motivé son refus au regard de l'insertion de M. A... en France.
N° TA45-2505970(TA45-2505970)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet d'Eure-et-Loir du 20 janvier 2026 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA45-2600055(TA45-2600055)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a mis fin à la suspension du permis de construire du 2 juin 2025, précédemment ordonnée le 2 octobre 2025. La requérante justifiait d'un élément nouveau, le permis de construire modificatif du 30 décembre 2025, qui régularisait les vices retenus (incompétence du signataire et méconnaissance de l'article UB-7 du PLU). Le juge a constaté que ce permis modificatif, signé par le maire, corrigeait l'implantation litigieuse et que les autres moyens soulevés n'étaient plus de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'autorisation. La solution s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.