Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2600089(TA45-2600089)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B..., ressortissante congolaise, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. La décision attaquée, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen sérieux et l'absence d'évaluation de la vulnérabilité, en retenant que la décision prenait en compte la situation de la requérante. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le refus de l'OFII.
N° TA45-2506624(TA45-2506624)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement pur et simple de la société Métro FSD France, qui demandait la condamnation du groupement de coopération sanitaire du pays d’Aix au paiement d’intérêts moratoires et de frais de recouvrement pour retard de paiement de factures. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l’instance sans examen au fond. Aucune condamnation aux dépens n’est prononcée.
N° TA45-2304427(TA45-2304427)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande du Centre Hospitalier de Nogent-le-Rotrou concernant les désordres affectant le réseau d'eau chaude sanitaire de son EHPAD. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour déterminer les causes des sinistres et éclairer un éventuel contentieux de responsabilité contractuelle ou décennale. Le tribunal a rejeté les conclusions de la société SOGEA Centre tendant à la condamnation du CH au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et a mis hors de cause la compagnie SMA SA et la société APAVE SA, tout en admettant l'intervention volontaire de la société APAVE Infrastructures et Construction France. Les frais d'expertise sont réservés.
N° TA45-2303117(TA45-2303117)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme C..., agent du centre hospitalier Jacques Cœur de Bourges, afin d'obtenir réparation des préjudices subis à la suite de deux accidents de service survenus en 2012 et 2018. La requérante invoquait à la fois la responsabilité sans faute de son employeur et une faute de ce dernier pour ne pas avoir respecté les préconisations du médecin de prévention. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que la créance relative à l'accident de 2012 était prescrite et qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'hôpital n'était établie pour l'accident de 2018. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 et du code de justice administrative.
N° TA45-2506514(TA45-2506514)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant, détenu sous surveillance électronique et ayant un lourd passé judiciaire, n'a soulevé aucun moyen dans sa requête. Le tribunal, après avoir vérifié d'office la compétence du signataire de l'arrêté, a considéré que la demande n'était pas fondée. La décision s'inscrit dans le cadre des articles L. 776-1 et R. 776-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2303004(TA45-2303004)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme A... contestant son classement au 5ème échelon du grade de professeur certifié. La requérante invoquait l’illégalité de son contrat de 2012 et une erreur de droit dans le calcul de son reclassement. Le tribunal a jugé irrecevable l’exception d’illégalité du contrat de 2012, devenu définitif, et a écarté le moyen tiré de l’erreur de droit. La décision s’appuie notamment sur les décrets n° 51-1423 et n° 72-581.
N° TA45-2504761(TA45-2504761)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A... pour contester la décision du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. En défense, le ministre a fait valoir un non-lieu à statuer, démontrant qu'après l'introduction de la requête, le permis de conduire de la requérante était redevenu valide avec un capital de quatre points. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande de frais de justice a été rejetée.
N° TA45-2600188(TA45-2600188)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 30 décembre 2025 par laquelle la préfète du Loiret a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant guinéen et père d'un enfant français. La juge a estimé que la condition d'urgence était présumée et non contestée, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a également enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d'un mois.
N° TA45-2504956(TA45-2504956)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour six mois. Constatant que le requérant n’a pas répondu à une demande de confirmation du maintien de sa requête, le tribunal, sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, l’a réputé s’être désisté. Par ordonnance du 29 janvier 2026, il a été donné acte de ce désistement.
N° TA45-2600460(TA45-2600460)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la société Agarshi alimentation générale. Celle-ci contestait un arrêté préfectoral du 27 janvier 2026 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour deux mois. Le juge a constaté que la requérante n'avait pas introduit de recours en annulation au fond, condition préalable à la recevabilité d'une demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2501711(TA45-2501711)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le ministre a conclu au non-lieu à statuer, faisant valoir qu’entre-temps, le permis de conduire de l’intéressé était redevenu valide avec un capital de douze points. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.
N° TA45-2600357(TA45-2600357)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet d'Indre-et-Loire du 21 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur des actes, la secrétaire générale bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire français était suffisamment motivée au regard des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2506630(TA45-2506630)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D... qui demandait d'enjoindre à la direction des services départementaux de l'éducation nationale (DSDEN) du Loiret de prendre des mesures pour contrôler l'obligation d'instruction de ses enfants en vue de leur scolarisation. Le juge a estimé que la mesure sollicitée n'était pas utile, compte tenu de l'existence d'une mesure d'investigation éducative ordonnée par le juge des enfants et d'une décision de rejet du recteur de l'académie d'Orléans-Tours. La requête a été rejetée comme mal fondée.
N° TA45-2500922(TA45-2500922)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire de l'arrêté disposant d'une délégation régulière. Il a substitué aux dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile les stipulations de l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993, qui imposent les mêmes conditions de fond. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes.
N° TA45-2300161(TA45-2300161)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., qui demandait l'annulation de la décision du service des retraites de l'État refusant de réviser sa pension pour prendre en compte sa promotion au grade de brigadier de police, obtenue après sa radiation des cadres. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article L. 55 du code des pensions civiles et militaires de retraite, un fonctionnaire retraité ne peut se prévaloir d'actes modifiant rétroactivement sa situation administrative intervenus après son admission à la retraite, sauf exceptions non applicables en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA45-2600322(TA45-2600322)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension d'une décision du préfet d'Indre-et-Loire refusant de reconstituer des points de permis de conduire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la copie de la requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et de frais de justice.
N° TA45-2400249(TA45-2400249)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant son licenciement pour insuffisance professionnelle par le ministre du travail. Le juge a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que le requérant avait été informé plus de quinze jours à l'avance de la date de la commission administrative paritaire, conformément à l'article 4 du décret n° 84-961 du 25 octobre 1984. La décision a été rendue au visa du code général de la fonction publique et du code du travail.
N° TA45-2505970(TA45-2505970)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet d'Eure-et-Loir du 20 janvier 2026 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA45-2600338(TA45-2600338)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant une autorisation de travail à M. B..., ressortissant tunisien. La requête était fondée sur un moyen unique tiré de l'erreur de droit, le préfet ayant motivé son refus par l'antériorité de la date d'embauche par rapport à la demande. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
N° TA45-2305316(TA45-2305316)
Le Tribunal administratif d'Orléans annule la décision du 29 novembre 2023 par laquelle le préfet d'Eure-et-Loir a rejeté la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme A..., ressortissante turque. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en se fondant sur une circulaire du 28 novembre 2012 pour exiger une condition de durée de séjour de cinq ans, non prévue par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.