Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

17 348 décisions disponibles — page 93/868

DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2301549(TA45-2301549)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les demandes de la SAS Sologne Agri Méthanisation, qui sollicitait la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023 concernant son installation de méthanisation. La société invoquait l'exonération prévue au 14° de l'article 1382 du code général des impôts, qui exige que l'activité de méthanisation soit réalisée dans les conditions fixées à l'article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime. Le tribunal a jugé que la société ne remplissait pas les conditions, car elle n'était pas détenue majoritairement par des exploitants agricoles, ses actionnaires (commune, fédération d'équitation et société financière) n'ayant pas cette qualité. La solution retenue est le rejet des requêtes, fondé sur les articles 1382 du code général des impôts et L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2300751(TA45-2300751)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant les cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2015 à 2022. Le tribunal a jugé que la qualité d'héritier ayant accepté la succession sous bénéfice d'inventaire ne le dispensait pas, en tant que coïndivisaire, d'être personnellement redevable de la taxe foncière. La solution retenue s'appuie sur les articles 1400 et 1402 du code général des impôts, qui imposent la taxe au nom du propriétaire actuel, sans que les règles du code civil sur les successions n'y fassent obstacle.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2304490(TA45-2304490)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SAS WTN, qui contestait le refus de l'administration de lui accorder une aide financière prévue par le décret n° 2022-967 du 1er juillet 2022 pour compenser la hausse des coûts de l'énergie liée à la guerre en Ukraine. La société invoquait l'absence de son comptable en congés pour justifier le dépôt tardif de pièces complémentaires. Le tribunal a jugé que ce motif, lié à l'organisation interne de l'entreprise, ne constituait pas un cas de force majeure ou un événement exceptionnel justifiant une dérogation aux délais impératifs fixés par le décret. En conséquence, la décision de rejet de la direction générale des finances publiques a été confirmée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2303943(TA45-2303943)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 5 517 euros pour son activité de location d’un mobil-home en meublé non professionnel. Le tribunal a jugé que l’article 261 D du code général des impôts, qui exonère de TVA les locations meublées sauf si trois prestations hôtelières sont offertes, est incompatible avec la directive européenne 2006/112/CE. Cette directive impose de soumettre à TVA toute location meublée en concurrence avec le secteur hôtelier, même si moins de trois prestations accessoires sont proposées. En conséquence, l’administration fiscale a légalement refusé le remboursement, l’activité de M. B... ne relevant pas des exceptions à l’exonération de TVA.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2506097(TA45-2506097)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme irrecevable la requête de M. A... contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. Le requérant n'ayant fourni qu'un domicile imprécis ("dans la commune de Rouen"), l'irrecevabilité pour défaut de mention d'un domicile au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative n'a pu être régularisée. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le magistrat désigné a donc rejeté la requête par ordonnance.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA45-2505531(TA45-2505531)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante turque née en France, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de naturalisation. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, la requérante ne démontrant pas que l'impossibilité de déposer sa demande par voie dématérialisée, faute de numéro étranger, lui cause un préjudice grave et immédiat. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes spécifiques sur la nationalité (décret n° 93-1362 et arrêté du 3 février 2023) au-delà de leur mention dans les visas.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA45-2505783(TA45-2505783)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... et Mme C... contestant un avertissement pour fraude et une majoration de 50% des sommes indues au titre d’un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car les requérants n’ont pas produit la décision attaquée ni justifié d’un recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, malgré une demande de régularisation. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2505900(TA45-2505900)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B..., qui sollicitait un aménagement amiable du paiement d'une dette de 410 euros due à la Caisse d'allocations familiales du Loiret. La requête a été jugée manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision contestée ou justifié de l'impossibilité de le faire, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, le tribunal a rappelé qu'il ne peut être saisi d'une simple demande amiable, ce qui constitue un motif supplémentaire de rejet. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2300750(TA45-2300750)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande de la SA Storengy, qui sollicitait une réduction de 106 519 euros de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2020, concernant ses sites de stockage de gaz dans le Loir-et-Cher. La société invoquait l'exonération des outillages et installations industriels prévue au 11° de l'article 1382 du code général des impôts, en se fondant sur la jurisprudence du Conseil d'État. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les biens en cause, notamment les ouvrages en maçonnerie et les installations de stockage, relevaient des 1° et 2° de l'article 1381 du même code et ne pouvaient donc bénéficier de l'exonération. La solution retenue confirme l'imposition contestée, en application des articles 1381, 1382 et 1495 du code général des impôts.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA45-2506333(TA45-2506333)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de dettes locatives et sociales ainsi que d'un jugement d'expulsion. Concernant la dette locative et l'expulsion, le juge a constaté que ces litiges relèvent de la compétence des juridictions judiciaires, et non de l'ordre administratif. Pour la dette de la CAF, la requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun exposé sommaire des faits et moyens, en violation de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2506345(TA45-2506345)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 22 octobre 2025 par laquelle la préfecture du Loiret avait notifié à Mme A... B... la perte de validité de son permis de conduire. Le juge a estimé que le courriel litigieux ne constituait pas une décision administrative susceptible de faire l'objet d'un recours, rendant la requête manifestement irrecevable. En conséquence, la requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2304093(TA45-2304093)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la SAS HA770, qui sollicitait le remboursement d'un crédit de TVA de 3 812 euros pour le deuxième trimestre 2023. La société invoquait un manque de trésorerie dû au développement d'une application web sans produit fini, mais n'a fourni aucune pièce justifiant de frais engagés en 2023 pour ce projet. Le tribunal a rappelé que le droit à déduction de la TVA est subordonné à l'utilisation des biens ou services pour des opérations imposables, et que la société n'a pas démontré avoir réalisé de telles opérations depuis 2019. La décision s'appuie sur les articles 271 du code général des impôts et les articles 167 et 168 de la directive 2006/112/CE.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2506363(TA45-2506363)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait des injonctions à l'encontre de la CAF, de France Travail et de la CPAM concernant ses droits sociaux, notamment l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le juge a constaté que la demande ne relevait pas des articles L. 521-1 ou L. 521-2 du même code, faute de requête au fond ou d'atteinte à une liberté fondamentale. Sur le fondement de l'article L. 521-3, la requête a été rejetée comme irrecevable, car le requérant n'a pas précisé le fondement juridique de sa demande, ce qui est requis sous peine d'irrecevabilité.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2506371(TA45-2506371)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., un ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté préfectoral fixant le pays de destination de son éloignement. La requête a été jugée irrecevable car le requérant n'avait pas indiqué de domicile précis, se bornant à mentionner une ville sans autre précision, ce qui empêchait toute régularisation. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, relatifs à l'irrecevabilité manifeste des requêtes ne comportant pas les mentions obligatoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA45-2403177(TA45-2403177)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 12 juin 2024 par laquelle la préfète du Loiret a refusé de délivrer un titre de séjour à M. D..., ressortissant congolais. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a relevé que l'intéressé résidait en France depuis près de sept ans, vivait en concubinage avec une ressortissante angolaise en situation régulière et était père de deux enfants nés en France. La solution retenue est l'annulation de la décision, avec injonction de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale".

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2404273(TA45-2404273)

Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision implicite de rejet du préfet d'Indre-et-Loire refusant de délivrer un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant tchadien. Le tribunal retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, la décision est insuffisamment motivée. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA45-2506416(TA45-2506416)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... C... contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi par France Travail. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la demande de suspension de la décision de radiation du 29 janvier 2025 et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2405420(TA45-2405420)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 septembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. B... au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa courte durée de séjour en France (deux ans) et de ses attaches familiales en Algérie. La solution s'appuie notamment sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2405426(TA45-2405426)

Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d’Indre-et-Loire. La requérante invoquait une insuffisance de motivation, une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) et une méconnaissance de l’intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant). Le tribunal a jugé la motivation suffisante et a estimé que la cellule familiale pouvait se reconstituer hors de France, compte tenu de l’absence de communauté de vie établie et de l’insertion professionnelle non démontrée. La décision s’appuie sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2500103(TA45-2500103)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 4 décembre 2024. Le requérant contestait l'obligation de quitter le territoire français, mais le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Saisi sur le fond, le juge a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant, en raison de l'absence de progression et de sérieux dans le cursus universitaire de l'intéressé, conformément aux articles L. 422-1 et L. 411-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA