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Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la demande de provision de 300 000 euros présentée par la requérante contre le CHU de Poitiers, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La juridiction estime que l'obligation de l'établissement hospitalier est sérieusement contestable, notamment en raison de la complexité liée à la qualification de la faute et à l'évaluation des préjudices. La demande au titre de l'article L. 761-1 du même code est également rejetée.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante, bien que parent d'un enfant français, ne démontre pas que le refus de titre porte une atteinte grave et immédiate à sa situation. La demande est examinée sur le fondement des articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la SCI Aligrean de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait initialement l'annulation d'un arrêté municipal de Niort relatif à des travaux sur une cheminée. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite un magistrat à constater un tel désistement.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de l'association Asalée visant à obtenir le versement sous astreinte d'une subvention de l'assurance maladie. Le juge a estimé que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, se heurtait à une contestation sérieuse de la part de la CNAM et de la CPAM concernant le respect par l'association de ses obligations contractuelles et légales. Par conséquent, les conditions d'urgence et d'absence de contestation sérieuse requises pour prononcer une mesure d'injonction n'étaient pas réunies.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'une association et d'un particulier visant à obtenir l'accès immédiat à une aire d'accueil pour gens du voyage. Le juge a estimé que les requérants n'avaient pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, notamment en ne justifiant pas de l'absence d'alternative de stationnement et de la composition de leur groupe. La demande a donc été jugée mal fondée au regard des conditions de la procédure d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante tchadienne, visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation de pouvoir et que les décisions étaient suffisamment motivées, sans méconnaître les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également rejeté sa demande d'aide juridictionnelle provisoire, estimant qu'elle n'avait pas été formée dans les délais requis par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de suspension et d'injonction formée par Mme B... contre le refus d'inscription en classe réglementée du CNED. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, la requérante, majeure et non soumise à l'obligation scolaire, pouvant s'inscrire sous le statut libre. La juridiction applique les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a jugé un litige relatif à la compétence juridictionnelle concernant des dommages causés à un câble électrique lors de travaux de déploiement de la fibre optique. Le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que les travaux, bien que d'intérêt général, n'étaient pas exécutés dans le cadre d'une mission de service public confiée par une personne publique, mais relevaient d'une initiative privée. Par conséquent, le litige relève de la compétence de l'ordre judiciaire, et non du droit administratif.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le montant de sa taxe locale sur la publicité extérieure. Le tribunal estime que ce litige fiscal, relevant de la catégorie des taxes assimilées aux contributions indirectes, entre dans la compétence exclusive du juge judiciaire. La décision s'appuie sur les articles L. 199 du livre des procédures fiscales et R. 222-1 du code de justice administrative pour constater l'incompétence manifeste de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... qui contestait le montant de l'indemnité (11 000 €) qui lui avait été accordée par la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (CNIRR) pour les préjudices subis dans les camps de harkis. Le tribunal a jugé que la décision de la commission, fondée sur la loi du 23 février 2022 et son décret d'application, n'était entachée ni d'erreur manifeste d'appréciation ni d'insuffisance de motivation, et que le requérant ne pouvait se prévaloir directement de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme pour déterminer le montant de la réparation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a statué sur un recours en excès de pouvoir contre la décision du centre hospitalier de Rochefort de mettre fin au versement de l'allocation d'ARE à un ancien agent. Le tribunal, se prononçant en plein contentieux, a examiné directement les droits du requérant au regard des textes applicables, notamment l'article L. 557-1 du code général de la fonction publique et l'article L. 5424-1 du code du travail. Il a annulé la décision attaquée et enjoint à l'administration de recalculer et de rétablir les droits à l'ARE du requérant.
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de la SCEA A... Limouillas visant à annuler les arrêtés préfectoraux refusant une autorisation d'exploiter au profit d'un concurrent. La juridiction estime que le préfet a légalement appliqué les priorités définies par le schéma directeur régional, en accordant la priorité à l'agrandissement d'une exploitation existante (M. C...) sur une nouvelle installation, conformément aux objectifs hiérarchisés du contrôle des structures. La décision s'appuie sur les articles L. 331-1 et L. 312-1 du code rural et de la pêche maritime.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande principale d'indemnisation d'un ancien formateur en CDD du GRETA Poitou-Charentes. Le requérant invoquait une faute liée au non-renouvellement illégal de son contrat, annulé par la cour administrative d'appel de Bordeaux en 2018. Le tribunal a jugé que le préjudice financier allégué, basé sur une perte de rémunération après la fin de son contrat, n'était pas en lien direct et certain avec cette faute, appliquant les principes généraux de la responsabilité de la puissance publique.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté de sanction disciplinaire (exclusion temporaire avec sursis) prononcé contre un fonctionnaire territorial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, le préjudice financier allégué n'étant pas irrémédiable, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la sanction ne ressortait des éléments de la procédure. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête d'une agente hospitalière visant à faire annuler le refus de son employeur de reconnaître le caractère professionnel d'une rechute de sa hernie discale. Le tribunal a jugé que l'agent n'apportait pas la preuve que ses nouveaux troubles résultaient de l'évolution spontanée et exclusive de sa pathologie initiale reconnue en 2004, condition requise pour bénéficier d'un congé pour invalidité temporaire imputable au service. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 et les principes issus de l'ordonnance du 19 janvier 2017 concernant la prise en charge des rechutes.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la fille d'un harki contestant le montant de l'indemnité forfaitaire qui lui avait été accordée par la Commission Nationale Indépendante de Reconnaissance et de Réparation (CNIRR). La juridiction a jugé que la somme de 49 000 euros, allouée au titre de la réparation des préjudices liés aux conditions d'accueil indignes dans les camps, était conforme aux critères légaux et ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur la loi du 23 février 2022 et son décret d'application, qui instaurent un régime forfaitaire d'indemnisation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler le rejet de sa demande d'indemnisation en tant que fils de harki. Le tribunal a jugé que le camp de la Brelaisière à Chauvigny, où il a séjourné, ne figurait pas sur la liste officielle des structures d'accueil ouvrant droit à réparation. La décision s'appuie sur la loi du 23 février 2022 et son décret d'application du 18 mars 2022, qui conditionnent l'indemnisation au séjour dans une structure expressément répertoriée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société Genesius Construction et réseaux, qui contestait un titre exécutoire de 645,61 euros émis par la régie des services d’eau de la Charente-Maritime suite à la détérioration d'une conduite d'eau. Le tribunal a jugé que les travaux de déploiement de la fibre optique, bien qu'exécutés par une chaîne d'entreprises privées, constituaient des travaux publics réalisés pour le compte du département dans un but d'intérêt général, relevant ainsi de la compétence de la juridiction administrative. Il a également écarté les exceptions d'incompétence et de tardiveté soulevées par la régie, en s'appuyant notamment sur les dispositions du code général des collectivités territoriales concernant la prescription des recours.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du principal de collège refusant de dispenser une élève des cours d'éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité (EVARS). Le juge estime que les requérants n'ont pas caractérisé l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le cours n'étant pas imminent. Il rappelle que cette éducation, prévue par les articles L. 121-1 et L. 312-16 du code de l'éducation, est une mission obligatoire de l'école, contribuant notamment à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande principale de la société Vert Marine visant à engager la responsabilité contractuelle de la communauté de communes de l'île d'Oléron (CCIO) pour des surconsommations d'eau dans un centre aquatique. Le tribunal a estimé que le risque d'exploitation, y compris celui lié à d'éventuels désordres de l'ouvrage, incombait au délégataire en vertu de la convention de délégation de service public. Les conclusions subsidiaires dirigées contre les constructeurs ont également été rejetées, le juge administratif s'estimant incompétent pour connaître de ces demandes en responsabilité quasi-délictuelle qui relèvent de la juridiction judiciaire.