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Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet d'une demande de reconstitution de carrière et de versement d'indemnités par un agent public placé illégalement en disponibilité d'office. Le tribunal a jugé la requête recevable et a annulé la décision attaquée, considérant que l'administration avait méconnu son obligation de réparation intégrale du préjudice causé par une mesure illégale. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et du droit à réparation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à annuler un avis de sommes dûes émis par le CHU de Poitiers pour des frais de copie de dossier administratif. Le tribunal a jugé la requête recevable et a annulé l'avis de paiement de 56,52 euros, considérant que la décision tarifaire du CHU était entachée d'erreur manifeste d'appréciation en assimilant le coût de numérisation à celui d'une simple reproduction. Les textes appliqués incluent le code des relations entre le public et l'administration et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation des ayants droit d'un patient décédé d'une infection à la Covid-19 contractée lors de son hospitalisation. La juridiction a jugé que l'infection ne présentait pas le caractère d'une infection nosocomiale indemnisable au titre de la solidarité nationale par l'ONIAM, au sens de l'article L. 1142-1 II du code de la santé publique. Elle a également estimé que la responsabilité du centre hospitalier n'était pas engagée pour défaut d'information envers la famille.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. F... B... qui contestait le classement de ses parcelles en zone N (naturelle) par le plan local d'urbanisme intercommunal déplacements (PLUi-D) de la communauté d'agglomération du Niortais. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la collectivité, estimant que le requérant, qui n'avait pas justifié de sa qualité de propriétaire, n'avait pas d'intérêt à agir. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative concernant l'intérêt pour agir.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société des éoliennes de Courson, qui demandait l'annulation de la délibération approuvant le PLUi-D de la communauté d'agglomération du Niortais. Le tribunal a jugé que l'interdiction générale du grand éolien (mâts > 50m) dans le règlement n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, considérant que la collectivité avait procédé à une pesée des intérêts entre développement des énergies renouvelables et d'autres objectifs d'intérêt général. La décision s'appuie sur les articles L. 101-2 et L. 151-4 du code de l'urbanisme, qui imposent un équilibre entre divers objectifs, dont la production d'énergie renouvelable et la protection des paysages.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête en excès de pouvoir formée par la société WKN France et le GFA Veillat contre la délibération approuvant le PLUi-D de la communauté d'agglomération du Niortais. Les requérants contestaient principalement les règles restrictives encadrant l'implantation de projets agrivoltaïques, les jugeant insuffisamment motivées et contraires au code de l'urbanisme. Le tribunal a estimé que la collectivité avait suffisamment justifié, dans le rapport de présentation, les choix urbanistiques et environnementaux à l'origine de ces règles, lesquelles ne méconnaissaient pas les dispositions des articles L. 151-4 et R. 151-3 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante tchadienne, visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation de pouvoir et que les décisions étaient suffisamment motivées, sans méconnaître les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également rejeté sa demande d'aide juridictionnelle provisoire, estimant qu'elle n'avait pas été formée dans les délais requis par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision était régulière, notamment en écartant les griefs d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen individuel de la situation. La juridiction a fondé sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 refusant un titre de séjour à une ressortissante malgache et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a retenu que l'administration n'avait pas examiné la demande de l'intéressée sur le fondement de l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (étranger malade), après qu'elle eut fourni des éléments médicaux complémentaires. En conséquence, le préfet est enjoint de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande d'expertise médicale présentée par une agente des finances publiques pour évaluer ses préjudices liés à une maladie professionnelle. Le juge estime que la mesure n'est pas utile, car l'état de santé de la requérante, notamment son taux d'incapacité permanente de 15% et sa date de consolidation, a déjà été fixé par une décision administrative du 17 avril 2025 qu'elle n'a pas contestée. La juridiction fonde sa décision sur les dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté de sanction disciplinaire (exclusion temporaire avec sursis) prononcé contre un fonctionnaire territorial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, le préjudice financier allégué n'étant pas irrémédiable, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la sanction ne ressortait des éléments de la procédure. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de suspension et d'injonction formée par Mme B... contre le refus d'inscription en classe réglementée du CNED. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, la requérante, majeure et non soumise à l'obligation scolaire, pouvant s'inscrire sous le statut libre. La juridiction applique les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler le rejet de sa demande d'indemnisation en tant que fils de harki. Le tribunal a jugé que le camp de la Brelaisière à Chauvigny, où il a séjourné, ne figurait pas sur la liste officielle des structures d'accueil ouvrant droit à réparation. La décision s'appuie sur la loi du 23 février 2022 et son décret d'application du 18 mars 2022, qui conditionnent l'indemnisation au séjour dans une structure expressément répertoriée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société Genesius Construction et réseaux, qui contestait un titre exécutoire de 645,61 euros émis par la régie des services d’eau de la Charente-Maritime suite à la détérioration d'une conduite d'eau. Le tribunal a jugé que les travaux de déploiement de la fibre optique, bien qu'exécutés par une chaîne d'entreprises privées, constituaient des travaux publics réalisés pour le compte du département dans un but d'intérêt général, relevant ainsi de la compétence de la juridiction administrative. Il a également écarté les exceptions d'incompétence et de tardiveté soulevées par la régie, en s'appuyant notamment sur les dispositions du code général des collectivités territoriales concernant la prescription des recours.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du principal de collège refusant de dispenser une élève des cours d'éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité (EVARS). Le juge estime que les requérants n'ont pas caractérisé l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le cours n'étant pas imminent. Il rappelle que cette éducation, prévue par les articles L. 121-1 et L. 312-16 du code de l'éducation, est une mission obligatoire de l'école, contribuant notamment à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande principale de la société Vert Marine visant à engager la responsabilité contractuelle de la communauté de communes de l'île d'Oléron (CCIO) pour des surconsommations d'eau dans un centre aquatique. Le tribunal a estimé que le risque d'exploitation, y compris celui lié à d'éventuels désordres de l'ouvrage, incombait au délégataire en vertu de la convention de délégation de service public. Les conclusions subsidiaires dirigées contre les constructeurs ont également été rejetées, le juge administratif s'estimant incompétent pour connaître de ces demandes en responsabilité quasi-délictuelle qui relèvent de la juridiction judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête en excès de pouvoir formée par des propriétaires contre le classement de leurs parcelles en zones N et A par le Plan Local d'Urbanisme intercommunal déplacements (PLUi-D) de la communauté d'agglomération du Niortais. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir opposée par la collectivité, estimant que les requérants n'avaient pas justifié de leur intérêt à agir en ne rapportant pas la preuve de leur qualité de propriétaires. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, les requérants ont été condamnés à verser à la communauté d'agglomération une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par un ressortissant marocain contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence prononcées par le préfet de la Vienne. Le tribunal a annulé l'arrêté d'assignation à résidence du 31 mars 2025 pour vice de forme, mais a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté du 8 janvier 2025 (refus de titre et OQTF), considérant que le préfet avait légalement apprécié l'absence de perspectives sérieuses d'emploi et la situation irrégulière du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête d'un ressortissant tchadien contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que la demande d'aide juridictionnelle était irrecevable car tardive, et a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant que le requérant ne suivait plus d'études de manière effective, condition essentielle au titre de séjour étudiant prévue par les articles L. 422-1 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision de l'ANAH retirant la prime MaPrimeRénov'. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas établie, la requérante n'ayant pas apporté d'éléments précis et justificatifs sur sa situation financière difficile alléguée. Par conséquent, il n'y a pas lieu d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.