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Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande d’un étudiant étranger visant à obtenir une injonction enjoignant au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pour pouvoir se présenter à ses examens. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière requise par l’article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d’une liberté fondamentale n’était pas remplie, tout en admettant le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une assignation à résidence d'un étranger. Le juge a jugé la requête irrecevable car le recours contre ce type de mesure, prise sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, doit exclusivement suivre la procédure spéciale et accélérée prévue à l'article L. 921-1 du même code. Par conséquent, la voie du référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) n'était pas ouverte au requérant.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. C... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que le refus est légal, car le requérant n'a pas présenté sa demande d'asile dans le délai de 90 jours sans motif légitime suffisamment établi, et que l'évaluation de sa vulnérabilité a été régulièrement effectuée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. D... G... visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet de la Moselle était compétent et que les décisions contestées, prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), étaient légalement motivées et proportionnées. Il a également rejeté les demandes d'aide juridictionnelle provisoire et de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'expulsion. La juridiction a estimé que son casier judiciaire, marqué par de multiples condamnations pour des délits graves, établissait une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 631-1 du CESEDA, justifiant la mesure. Elle a également jugé que cette expulsion, bien qu'interférant avec sa vie familiale, était proportionnée et nécessaire à la sécurité publique au regard de l'article 8 de la CEDH, compte tenu de la gravité des faits.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant la réduction de ses droits à l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que ce litige relève de la juridiction judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui attribuent la compétence contentieuse pour les prestations d'assurance chômage servies par France Travail à l'ordre judiciaire.
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de France Travail concernant le calcul de son allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige, car les contestations relatives aux prestations servies au titre du régime d'assurance chômage relèvent de la juridiction judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, confirmant que la compétence contentieuse n'a pas été modifiée par la création de France Travail.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête d'un gendarme contestant sa mutation d'office. Le juge a estimé que la décision, motivée par la condamnation de l'agent pour violences intrafamiliales et une instruction interne imposant son éloignement du public, était prise dans l'intérêt légitime du service et ne constituait pas une sanction déguisée. La décision s'appuie sur l'article L. 4121-5 du code de la défense et une note de service de la gendarmerie.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête en annulation de la délibération municipale du 16 novembre 2023 approuvant une modification du PLU de Forstheim. Il écarte les moyens soulevés par les requérants, estimant notamment que la procédure a bien été engagée à l'initiative du maire et que les obligations de notification aux personnes publiques associées ont été respectées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier ses articles L. 153-37 et L. 153-40.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'un titre de séjour d'une ressortissante centrafricaine, mère d'un enfant français. Le tribunal a annulé la décision préfectorale, considérant que l'administration avait commis une erreur de droit dans l'appréciation de la condition de résidence de l'enfant français, exigée par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête en annulation de la délibération municipale approuvant une modification du PLU de Forstheim. Il écarte les moyens des requérants, considérant que la durée de l'enquête publique (17 jours) était conforme au code de l'environnement pour un projet non soumis à évaluation environnementale, et que les autres griefs (insuffisance de la concertation, absence d'étude d'impact) ne sont pas fondés ou suffisamment étayés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme (articles L. 153-41 et L. 104-1) et du code de l'environnement (article L. 123-9).
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du maire de Kertzfeld du 2 février 2024 retirant un permis de construire. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que le requérant, ayant explicitement demandé à présenter des observations orales conformément à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, en avait été privé. Cette privation d'une garantie essentielle, dans le cadre d'une décision de retrait d'une autorisation créatrice de droits, a entraîné l'illégalité de la décision municipale.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a jugé que sa demande, fondée sur l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, était irrecevable car elle avait été déposée par voie postale. En effet, depuis le 26 juin 2023, ces demandes doivent obligatoirement être effectuées via le téléservice ANEF, conformément à l'arrêté du 22 juin 2023 pris en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le silence de l'administration sur une demande irrégulièrement présentée ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du 22 août 2024 par lequel le ministre de la justice suspendait pour quatre mois un éducateur de la PJJ. Le tribunal a jugé que cette seconde suspension, fondée sur les mêmes faits qu'une première mesure de 2023, constituait une prolongation illégale au-delà du délai maximal de quatre mois prévu par les articles L. 531-1 et L. 531-2 du code général de la fonction publique. Il a également rejeté les arguments de l'administration fondés sur des poursuites pénales distinctes, celles-ci n'étant pas mentionnées dans l'arrêté attaqué et ne justifiant pas, en l'espèce, une telle prolongation.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de parents demandant l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fils. Le tribunal a jugé que la composition de la commission académique était régulière et que le refus, fondé sur l'absence de situation propre à l'enfant justifiant ce mode d'instruction au sens de l'article L. 131-5 du code de l'éducation, ne comportait pas d'erreur de droit ou d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation relatives à l'instruction en famille et au recours administratif préalable.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de parents demandant l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fille. Le tribunal a jugé que la commission académique avait légalement apprécié l'absence de justification suffisante du motif d'itinérance et l'insuffisance du projet éducatif présenté au titre de l'article L.131-5 du code de l'éducation. La décision attaquée n'est pas entachée d'erreur de droit ou de fait, ni d'un défaut de motivation.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé le refus du préfet du Haut-Rhin de délivrer un document de circulation pour étranger mineur (A...). Le tribunal a jugé que l'enfant, entré en France avant l'âge de 13 ans avec un visa de longue durée et résidant habituellement dans le pays, remplissait les conditions légales de l'article L. 414-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer le document dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 500 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en annulation d'un refus d'autorisation d'instruction en famille. Le tribunal a jugé que la décision de la commission académique, prise par sa secrétaire générale représentant légalement le recteur, était régulière en termes de composition et de procédure. Il a également estimé que la commission avait correctement apprécié, au regard des articles L. 131-5 et suivants du code de l'éducation, que la situation de l'enfant ne justifiait pas une dérogation à l'obligation de scolarisation.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de parents demandant l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leurs deux filles. Le tribunal a jugé que la composition de la commission académique, présidée par la secrétaire générale en tant que représentante du recteur, était conforme aux dispositions des articles L. 131-5 et D. 131-11-11 du code de l'éducation. Il a également estimé que les motifs du refus, fondés sur l'absence de situation propre de l'enfant justifiant ce mode d'instruction, étaient légalement justifiés au regard du 4° de l'article L. 131-5 du même code.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'expulsion. Le tribunal a jugé que le préfet du Haut-Rhin était compétent pour prononcer cette mesure, car l'étranger, bien que résidant en France depuis l'âge de 13 ans, avait été condamné pour des délits punis de peines d'emprisonnement, ce qui permet une dérogation aux règles de compétence du ministre. La décision s'appuie sur les articles L. 631-1, L. 631-3 et R. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.