Jurisprudence — Tribunal Administratif de Strasbourg
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N° TA67-2602575(TA67-2602575)
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. D... visant à être relevé d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal estime que cette demande, qui concerne une peine complémentaire prononcée par une juridiction pénale (la chambre des appels correctionnels de la Cour d'appel de Metz), relève exclusivement de la compétence de l'ordre judiciaire. La requête est donc déclarée irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative et aux articles 131-30 du code pénal et 702-1 du code de procédure pénale.
N° TA67-2602945(TA67-2602945)
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'assignation à résidence d'un étranger dans les Vosges. Il a estimé que la compétence territoriale revenait au tribunal administratif de Nancy, en application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA67-2602436(TA67-2602436)
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... A..., une ressortissante sierra-léonaise, qui demandait l'annulation de son arrêté de transfert vers l'Espagne et de son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet du Bas-Rhin n'avait pas méconnu les dispositions du règlement Dublin III (article 17 du règlement UE 604/2013) ni violé l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que l'Espagne était en mesure d'examiner sa demande d'asile dans des conditions conformes. Il a également rejeté la demande d'injonction de délivrer une attestation de demande d'asile, tout en prononçant son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
N° TA67-2602994(TA67-2602994)
Le Tribunal administratif de Strasbourg rejette la demande de suspension en référé-liberté formée par une demandeuse d'asile contre la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration mettant fin à son hébergement. Le juge estime que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'est pas caractérisée, notamment au regard du rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux conditions de sortie des lieux d'hébergement.
N° TA67-2602881(TA67-2602881)
Le Tribunal administratif de Strasbourg rejette la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant son pays de renvoi. Le tribunal estime le recours irrecevable car introduit hors délai, l'intéressé, placé en rétention, n'ayant pas saisi la juridiction dans les 48 heures suivant sa notification, comme l'impose l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est rendue par ordonnance en application de l'article R. 922-17 du même code, permettant de rejeter les recours manifestement irrecevables.
N° TA67-2602457(TA67-2602457)
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours en excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant étranger. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet du Haut-Rhin avait légalement exercé ses pouvoirs de police des étrangers. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et estime que les moyens tirés de la méconnaissance de la vie privée et familiale (article 8 CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant étaient inopérants en l'espèce.
N° TA67-2602445(TA67-2602445)
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision préfectorale déclarant irrecevable une demande de titre de séjour pour vie privée et familiale, ainsi que de mesures d'injonction. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En revanche, il a rejeté la demande de suspension de la décision préfectorale, considérant que le requérant n'avait pas caractérisé l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, son séjour en France n'étant pas menacé à court terme. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle provisoire), et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA67-2400328(TA67-2400328)
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral autorisant l'usage de drones pour filmer le marché de Noël 2023. La juridiction a jugé que la mesure, prise sur le fondement de l'article L. 242-5 du code de la sécurité intérieure pour prévenir les atteintes à l'ordre public et les actes de terrorisme, était proportionnée et ne portait pas d'atteinte disproportionnée aux libertés publiques, notamment au droit au respect de la vie privée. Le tribunal a également estimé que l'obligation d'information du public était satisfaite et a rejeté la demande d'injonction de production de la notice d'usage des drones.
N° TA67-2402852(TA67-2402852)
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le retard de plus de 90 jours dans le dépôt de sa demande d'asile, sans motif légitime justifié, rendait légal le refus de l'allocation. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 552-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA67-2602361(TA67-2602361)
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d’accueil à une demandeuse d'asile turque. Le tribunal a jugé que le retard de plus de 90 jours pour déposer la demande d'asile était justifié par un motif légitime, à savoir les persécutions subies en Turquie après la signature de la déclaration « D... pour la paix ». La décision s'appuie sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la directive 2013/33/UE.
N° TA67-2602738(TA67-2602738)
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, l'interdiction de retour et le refus de titre de séjour. La juridiction a estimé que le préfet du Bas-Rhin avait légalement caractérisé une menace pour l'ordre public, justifiant la mesure, en se fondant sur les multiples condamnations pénales du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a examiné, sans les retenir, les moyens tirés de l'accord franco-algérien de 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA67-2503383(TA67-2503383)
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir de M. A... B... visant à annuler le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française. La juridiction estime que ce classement, motivé par le caractère incomplet du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours. Elle fonde sa décision sur les articles 37-1 et 40 du décret du 30 décembre 1993 et sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, déclarant la requête manifestement irrecevable.
N° TA67-2603084(TA67-2603084)
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C... A... épouse B... qui contestait un avis de recouvrement d'un indu de Prestation de compensation du handicap (PCH). Le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que les litiges relatifs à la PCH et au recouvrement de ses indus relèvent de la compétence du juge judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 134-3 et L. 245-2 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire.
N° TA67-2603019(TA67-2603019)
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision ministérielle prolongeant l'isolement d'un détenu. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence de circonstances particulières justifiant une urgence spécifique au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, malgré la longue durée de l'isolement. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a, en revanche, été accordée sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA67-2400494(TA67-2400494)
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre une pénalité financière infligée par la CPAM à un opticien pour manquement aux règles de distribution de l'offre « 100% santé ». **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (5e chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SARL et confirme la pénalité. Il écarte les moyens de la société, notamment le vice de procédure (l'opticien avait bien été invité à présenter ses observations) et l'argument d'une régularisation ultérieure, sans incidence sur le constat du manquement. **Textes appliqués** : Articles L. 165-1-4 et R. 165-86 du code de la sécurité sociale, ainsi que l'arrêté du 3 décembre 2018 fixant les règles de présentation de l'offre.
N° TA67-2507696(TA67-2507696)
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), la fixation d'un pays de renvoi et une interdiction de retour à l'encontre de deux ressortissants géorgiens. Le tribunal a constaté le désistement pur et simple des requérants, intervenu après le rejet de leur demande d'asile. En conséquence, il a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond de l'affaire.
N° TA67-2602391(TA67-2602391)
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge a considéré que, malgré une urgence présumée, le requérant n'avait pas soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA67-2602414(TA67-2602414)
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'article L. 423-5 du CESEDA et l'article 8 de la CEDH, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. Par conséquent, sans même examiner la condition d'urgence, la requête a été rejetée, entraînant le rejet des demandes accessoires d'injonction et de frais.
N° TA67-2602430(TA67-2602430)
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour pour raisons de santé. Le juge a estimé que la requérante, Mme A..., n'avait pas justifié de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en ne démontrant pas de circonstances particulières créant une nécessité immédiate. En revanche, il a prononcé son admission provisoire à l'aide juridictionnelle au titre de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA67-2602449(TA67-2602449)
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours en excès de pouvoir contre le refus de l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil d'une demandeuse d'asile. Le tribunal a annulé la décision attaquée du 4 mars 2026, considérant qu'elle méconnaissait l'autorité de la chose jugée attachée à un arrêt antérieur de la cour administrative d'appel de Nancy. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-16.