24 965 décisions disponibles — page 5/1249
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du préfet du Bas-Rhin assignant à résidence un ressortissant burkinabé. Le juge a estimé que l'obligation de se présenter une fois par semaine à la police aux frontières, imposée en application des articles L. 731-1 et L. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, constituait une erreur d'appréciation, car disproportionnée au regard de la situation personnelle du requérant et des finalités de la mesure.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet d'une demande de document de circulation pour étranger mineur. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas justifié de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en raison d'un délai de sept mois et demi entre la formation de la décision et la saisine du juge. Par voie de conséquence, les demandes d'injonction et de condamnation aux dépens ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. et Mme B... dirigée contre leur bailleur. Il estime que ce litige relève des juridictions judiciaires, car il porte sur des rapports de droit privé issus d'un contrat de location d'habitation. La décision s'appuie sur l'article L. 213-4-4 du code de l'organisation judiciaire, qui attribue cette compétence au juge des contentieux de la protection, et applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable pour incompétence.
Le Tribunal administratif de Strasbourg rejette par ordonnance une protestation électorale visant l'annulation des élections municipales de Herbitzheim du 15 mars 2026. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle a été déposée hors délai, ayant été reçue le 24 mars alors que le délai expirait le 20 mars à 18 heures. La décision s'appuie sur l'article R. 119 du code électoral, qui fixe ce délai, et sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement et le retrait de l'attestation de demandeur d'asile. Le juge a estimé que la contestation de cette obligation de quitter le territoire français (OQTF) relevait exclusivement de la procédure spéciale prévue par les articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non du référé-liberté. Par conséquent, la requête fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative a été jugée manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-liberté, rejette la requête de Mme A... qui sollicitait diverses mesures urgentes (statut de lanceuse d'alerte, accès à des locaux, provision...). Le juge estime que la requête est manifestement mal fondée, car la requérante ne démontre pas que les faits allégués constituent une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale imputable à une personne publique ou chargée d'un service public, comme l'exige l'article L. 521-2 du code de justice administrative. L'ordonnance de rejet est prise sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus des conditions matérielles d'accueil (CMA) notifié par l'OFII. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment au regard de l'incompétence du signataire, du défaut d'examen de sa situation personnelle et de sa vulnérabilité. Elle a appliqué les articles L. 551-15, L. 522-1 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la directive 2013/33/UE, pour constater que le refus était justifié par l'absence de demande d'asile dans le délai légal sans motif légitime et que la vulnérabilité de la requérante avait été dûment prise en compte.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a ordonné l'expulsion de M. A... d'un logement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'il occupait sans titre. Le juge a considéré que la demande du préfet ne rencontrait aucune contestation sérieuse, l'intéressé ayant épuisé ses recours en matière d'asile et étant resté dans les lieux malgré une mise en demeure, et que l'évacuation présentait un caractère d'urgence et d'utilité au vu des besoins d'hébergement. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et d'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté la requête de l'étranger, estimant que les décisions contestées n'étaient pas entachées d'illégalité. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... C..., un ressortissant géorgien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 30 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour pour raison médicale et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet du Bas-Rhin était compétent pour signer les décisions contestées et que le refus de titre de séjour, pris sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'état de santé du requérant et de l'offre de soins dans son pays d'origine. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de l'OFPRA de lui reconnaître la qualité d'apatride. Le tribunal a jugé que le requérant, né en Angola de parents angolais, n'apportait pas la preuve d'avoir effectué des démarches répétées et assidues auprès des autorités angolaises pour obtenir la reconnaissance de sa nationalité, ni qu'il l'avait perdue. La décision s'appuie sur la définition de l'apatridie de l'article 1er de la Convention de New York de 1954 et les articles L. 812-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice moral et matériel suite à la révélation de l'identité d'une mère ayant demandé le secret de sa naissance lors d'un accouchement sous X en 1984. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (5e chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la demanderesse. Il constate que la procédure légale a été respectée : le Conseil national pour l'accès aux origines personnelles (CNAOP) a dûment vérifié l'absence de volonté expresse de la mère de maintenir le secret avant de communiquer son identité à son fils majeur, conformément aux dispositions du code de l'action sociale et des familles. **Textes appliqués** : Articles 326 du code civil, et L. 147-1, L. 147-3, L. 147-6 et R. 147-16 du code de l'action sociale et des familles, relatifs au secret de l'identité et à la procédure d'accès aux origines personnelles.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande d'un avocat visant à obtenir la décharge d'impositions sur une plus-value de cession de parts de SCP au titre de 2019. Le tribunal a jugé que la vente de l'intégralité des parts ne constituait pas la transmission d'une "branche complète d'activité" au sens de l'article 238 quindecies du code général des impôts, car elle ne s'accompagnait pas du transfert effectif des éléments essentiels, notamment du personnel, nécessaires à une exploitation autonome. L'exonération fiscale n'était donc pas applicable en l'espèce.
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... qui demandait l'injonction de lui délivrer un titre de séjour ou de réexaminer sa situation. La juridiction a jugé la requête **manifestement irrecevable** car elle ne contestait aucune décision administrative préalable et cherchait à substituer le juge à l'administration, ce qui n'est pas son rôle. La décision s'appuie sur les articles **R. 421-1** (nécessité d'un recours contre une décision) et **R. 222-1, 4°** du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables).
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait des mesures de protection. Le juge a estimé que sa requête, fondée sur des allégations de harcèlement et de menaces, était manifestement mal fondée au sens de l’article L. 522-3 du code de justice administrative. En effet, les faits dénoncés n'étaient pas imputés à une personne morale de droit public ou à un organisme chargé d'un service public, condition nécessaire pour invoquer cette procédure d'urgence.
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a déclaré son incompétence territoriale, relevant que le litige, relatif à une décision du préfet de Saône-et-Loire concernant une personne résidant dans ce département, relevait de la compétence du Tribunal administratif de Dijon. Cette décision s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative définissant la compétence matérielle et territoriale.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) par la caisse d'allocations familiales de la Moselle. Le tribunal se déclare incompétent, considérant que ce litige relève manifestement de la compétence des tribunaux judiciaires en vertu des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son licenciement pour inaptitude physique. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement respecté la procédure de reclassement prévue par les articles L. 826-2 à L. 826-4 du code général de la fonction publique et le décret du 30 novembre 1984, notamment en lui proposant un détachement. Il a estimé que les moyens soulevés, concernant notamment la composition du comité médical ou l'obligation de reclassement, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 mars 2025 qui refusait son admission au séjour et lui ordonnait de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet, agissant par délégation régulière, n'était pas incompétent et que les autres moyens soulevés (défaut de motivation, erreur d'appréciation, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et des dispositions du CESEDA) n'étaient pas fondés. Le tribunal a ainsi confirmé la légalité de la décision contestée, appliquant principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions préfectorales refusant un titre de séjour à un ressortissant turc et prononçant son éloignement. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant de manière excessive sur une circulaire non réglementaire pour apprécier la demande au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans procéder à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant. L'État a été condamné à verser une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.