25 077 décisions disponibles — page 287/1254
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus du département de Tarn-et-Garonne de lui renouveler la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement" (CMI-S). La requérante invoquait une perte d'autonomie dans ses déplacements et besoins élémentaires, mais le tribunal a estimé, au vu des pièces médicales, que son périmètre de marche était supérieur à 200 mètres et qu'elle ne justifiait pas d'une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied nécessitant une aide humaine ou technique. La solution retenue est fondée sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la commune de Bagnères-de-Luchon pour obtenir la condamnation in solidum de plusieurs constructeurs (sociétés Pene et fils, Edeis, Campodarne, GFC, F E et M. C) au titre de la garantie décennale pour divers désordres affectant un bâtiment communal (fissuration, humidité, instabilité des cuves). La commune invoquait des manquements imputables à chaque intervenant, notamment un défaut d'études géotechniques et des travaux non conformes. Le tribunal a rejeté la requête en ce qui concerne la société GFC, estimant que le désordre de fissuration ne relevait pas de la garantie décennale faute d'impropriété à la destination ou d'atteinte à la solidité dans le délai d'épreuve, et que la prescription décennale n'avait pas été interrompue à son égard. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité décennale des constructeurs (articles 1792 et suivants du code civil) et les règles de prescription applicables.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en juge unique, était saisi par M. B d’un recours en plein contentieux contre une décision du président du conseil départemental de l’Aveyron du 15 septembre 2023 lui notifiant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 8 108,19 euros pour la période d’août 2021 à mars 2023, ainsi qu’une amende administrative de 450 euros. Le tribunal a relevé d’office que, suite au recours administratif préalable obligatoire exercé par M. B le 16 novembre 2023, une décision implicite s’était substituée à la décision initiale du 15 septembre 2023, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. La solution retenue est donc l’irrecevabilité de la requête en tant qu’elle conteste l’indu, sur le fondement des articles L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles et de la jurisprudence du Conseil d’État.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme A et de l’EARL A, qui demandaient l’annulation de la délibération du 10 décembre 2021 par laquelle le conseil municipal de Merville a approuvé la révision de son plan local d’urbanisme (PLU). Le tribunal a jugé que la commune était compétente pour adopter cette révision, en raison de l’opposition régulière de vingt-quatre communes, dont Merville, au transfert de cette compétence à la communauté de communes des Hauts-Tolosan, conformément aux articles L. 5214-16 du code général des collectivités territoriales et 136 de la loi ALUR. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions à fin d’annulation.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme H épouse I, agente publique, qui demandait réparation des préjudices subis suite à un accident de service reconnu imputable au service le 24 janvier 2019. La requérante invoquait à titre principal la responsabilité pour faute de l'État pour manquement à son obligation de protection, et à titre subsidiaire la responsabilité sans faute pour risque professionnel. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les préjudices invoqués étaient déjà couverts par le forfait de pension et les dispositions applicables, notamment la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de l'EURL LBC contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour les exercices 2014 à 2018. La société invoquait des irrégularités procédurales, notamment le dépassement du délai de trois mois des opérations de vérification de comptabilité prévu à l'article L. 52 du livre des procédures fiscales, et un défaut de débat oral et contradictoire. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la régularité de la procédure et le bien-fondé des impositions. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 17 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée. Il a également jugé que le moyen tiré de l'article 3 de la Convention n'était pas assorti de précisions suffisantes. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1, et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande de M. A, ancien militaire parachutiste, qui sollicitait la révision de sa pension militaire d'invalidité pour deux nouvelles infirmités (lombalgies et discarthrose). Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que le lien direct et certain entre ces affections et le service n'était pas établi, et que les conditions d'ouverture du droit à pension n'étaient pas remplies. La décision s'appuie sur le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, notamment ses articles L. 121-5 et L. 151-2.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C, ressortissant malgache, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant son titre de séjour en tant que parent d'enfant français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que M. C ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant depuis au moins deux ans, comme l'exige l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a annulé la décision attaquée et rejeté l'ensemble des demandes de M. C.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 9 décembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjoint de français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé, le préfet n'étant pas tenu d'examiner un droit au séjour en tant que salarié non sollicité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-marocain.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. Le tribunal a jugé que la requérante ne pouvait invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car les conditions de séjour des Algériens sont exclusivement régies par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant ont été écartés, le tribunal estimant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 30 mai 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme D contre l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant le renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé, que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, et qu'elle n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction, ainsi que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse annule la décision du 11 mai 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a prononcé la cessation des conditions matérielles d'accueil de M. B, un ressortissant guinéen demandeur d'asile. Le tribunal relève d'office que l'OFII a méconnu le champ d'application de la loi en fondant sa décision sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que les conditions prévues par cet article ne soient remplies. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour erreur de droit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2013, consécutives à la remise en cause d'une réduction d'impôt pour investissements dans des éoliennes en Guyane. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation de la proposition de rectification et de la réponse à leurs observations, sur le fondement de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que l'administration n'était pas tenue de répondre à tous les arguments des contribuables. En conséquence, la demande de décharge des impositions a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2013 suite à la remise en cause d'une réduction d'impôt pour investissements dans des éoliennes en Guyane. Les requérants invoquaient des vices de procédure, notamment une motivation insuffisante de la proposition de rectification et de la réponse à leurs observations, ainsi que des moyens de fond. Le tribunal a jugé la procédure régulière, estimant que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que l'administration n'était pas tenue de répondre à tous les arguments des contribuables, en application des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de la SAS La clinique néphrologique Saint-Exupéry, qui sollicitait la restitution de crédits d'impôt recherche pour les années 2019 et 2020. Le tribunal a d'abord écarté comme inopérant le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision de rejet de l'administration fiscale. Sur le fond, il a examiné l'éligibilité des projets au regard des articles 244 quater B du code général des impôts et 49 septies F de son annexe III, qui définissent les opérations de recherche scientifique ou technique. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la décision de l'administration fiscale.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de l'EURL Exclusiv, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, de rappels de TVA et de taxe sur les véhicules de société pour les années 2014 à 2018. La société invoquait notamment l'irrégularité de la procédure de vérification de comptabilité, le non-respect du débat oral et contradictoire, et contestait le bien-fondé des rectifications et des pénalités pour manquement délibéré. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions et rejetant l'ensemble des demandes de l'EURL Exclusiv. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme B, agent du CCAS de Toulouse, contestant le refus de lui accorder un congé pour invalidité temporaire imputable au service suite à un accident psychologique, ainsi que le placement en congé maladie ordinaire. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation et une erreur d'appréciation au regard de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de Mme A, surveillante pénitentiaire, qui contestait la décision du 3 janvier 2022 du directeur interrégional de l'administration pénitentiaire de cesser le versement de son demi-traitement à compter de décembre 2021. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de forme, estimant que le signataire était identifiable malgré une lisibilité imparfaite. Il a également jugé que le versement du demi-traitement au-delà de la durée légale maximale de deux ans de congé de longue durée était illégal, en application de l'article 34 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance du principe de séparation entre ordonnateurs et comptables, la décision litigieuse émanant de l'autorité administrative compétente.