1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 431Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la France contre la décision de la Commission excluant certaines dépenses du financement de l'UE, validant les corrections financières appliquées. Il confirme notamment que la définition nationale des "pâturages permanents" n'était pas conforme au droit de l'UE, justifiant l'exclusion des dépenses liées au régime d'aides à la surface, et que la correction forfaitaire pour les contrôles sur place dans le cadre du développement rural était proportionnée. Enfin, il précise la notion d'"installation de production" pour le régime de restructuration de l'industrie sucrière, estimant que l'usage des silos à la date de la demande d'aide était déterminant.
12 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de l'Italie contre la décision de la Commission excluant certaines dépenses du financement du FEAGA. L'affaire portait notamment sur l'interprétation des conditions d'octroi des aides à la restructuration de l'industrie sucrière, en particulier la notion de "démantèlement total" des installations de production et la qualification des silos. Le Tribunal a confirmé que la Commission pouvait appliquer des corrections financières forfaitaires en raison de manquements de l'Italie dans le contrôle et le paiement des aides, sans que l'État membre puisse invoquer une confiance légitime ou une erreur de traduction d'un règlement.
12 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 12 mars 2019 (affaire C-221/17, Tjebbes), a jugé que la perte de plein droit de la nationalité d'un État membre, entraînant celle de la citoyenneté de l'Union, doit respecter le principe de proportionnalité au regard de l'article 20 TFUE et des articles 7 et 24 de la Charte des droits fondamentaux. Elle impose aux autorités nationales et aux juridictions de vérifier, au cas par cas, les conséquences de cette perte sur la situation familiale et personnelle de l'individu, notamment lorsqu'elle affecte des mineurs.
12 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours en annulation introduit par Strabag Belgium contre le rejet de son offre et l'attribution d'un marché de travaux pour les bâtiments du Parlement à Bruxelles. En effet, l'acte attaqué a été remplacé en cours d'instance, entraînant la disparition de l'objet du litige. Cette ordonnance illustre l'application du principe selon lequel le recours devient sans objet lorsque l'acte contesté est retiré ou remplacé avant le jugement.
12 mars 2019
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 12 mars 2019 (affaire T-798/17) rejette le recours de MM. De Masi et Varoufakis contre le refus de la BCE de leur donner accès à un document interne contenant des avis juridiques sur l'interprétation de l'article 14.4 du protocole sur les statuts du SEBC. Le Tribunal confirme que la BCE peut légalement opposer les exceptions relatives à la protection des avis juridiques et des documents à usage interne, et qu'aucun intérêt public supérieur ne justifie la divulgation en l'espèce. Cette décision précise les limites du droit d'accès aux documents des institutions européennes, en particulier pour les documents préparatoires et les consultations juridiques internes.
12 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'EUIPO qui rejetait l'opposition de Xiaomi contre l'enregistrement de la marque figurative "MI" pour des produits similaires. L'arrêt rappelle que l'EUIPO doit motiver suffisamment ses décisions, notamment en ce qui concerne l'appréciation du risque de confusion entre les marques.
12 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a été saisie d'une demande de décision préjudicielle par la Nejvyšší správní soud (République tchèque) dans l'affaire C-704/17, concernant l'interprétation du droit de l'Union en matière d'asile. L'ordonnance du président de la Cour du 8 mars 2019 a radié l'affaire du registre, probablement en raison d'un désistement ou d'une irrecevabilité. Cette décision n'apporte donc pas d'éclairage substantiel sur le fond du droit européen de l'asile, mais illustre la procédure de clôture d'une affaire préjudicielle sans jugement au fond.
8 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal et la décision de la Commission refusant l'enregistrement de l'initiative citoyenne « Politique de cohésion pour l'égalité des régions et le maintien des cultures régionales ». Elle juge que la Commission a appliqué un critère d'examen trop strict en exigeant que la proposition démontre l'existence d'une base juridique précise, alors qu'il suffit qu'elle ne soit pas manifestement en dehors de ses attributions, et qu'elle a ainsi violé l'article 4, paragraphe 2, sous b), du règlement n° 211/2011.
7 mars 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-59/17) concerne le licenciement d'un assistant parlementaire accrédité (APA) par le Parlement européen pour rupture du lien de confiance, en raison d'activités extérieures non déclarées. Le Tribunal rejette le recours du fonctionnaire, jugeant que le Parlement n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que ces activités étaient incompatibles avec ses fonctions et justifiaient la résiliation de son contrat.
7 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a précisé, dans cette affaire, la portée de l'exception de protection des intérêts commerciaux pour refuser l'accès aux études de toxicité du glyphosate, tout en interprétant la notion d'« informations ayant trait à des émissions dans l'environnement » au sens du règlement d'Aarhus. Il a jugé que ces études ne constituent pas en elles-mêmes de telles informations, mais a annulé partiellement la décision de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour défaut de motivation et d'examen d'un intérêt public supérieur. Cet arrêt clarifie l'équilibre entre transparence et secret commercial dans le cadre du renouvellement des substances actives phytopharmaceutiques.
7 mars 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE, rendu le 7 mars 2019 dans l'affaire T-59/17, concerne un litige entre un assistant parlementaire accrédité (L) et le Parlement européen suite à la résiliation de son contrat pour rupture du lien de confiance. Le Tribunal a examiné si le Parlement avait commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des activités extérieures de l'assistant pour justifier cette rupture, et a statué sur la demande en indemnité. La décision précise les limites du pouvoir d'appréciation de l'institution dans l'évaluation du lien de confiance avec ses assistants.
7 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal qui avait confirmé le refus de la Commission d'enregistrer l'initiative citoyenne « Politique de cohésion pour l'égalité des régions et le maintien des cultures régionales ». La Cour a jugé que le Tribunal avait commis une erreur de droit en exigeant des organisateurs de l'initiative qu'ils prouvent que la Commission pouvait présenter une proposition d'acte juridique sur le fondement de l'article 174 TFUE, alors que la condition de l'article 4, paragraphe 2, sous b), du règlement n° 211/2011 impose seulement que la proposition ne soit pas manifestement en dehors du cadre des attributions de la Commission.
7 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de M. Brouillard, qui contestait le refus de l'Office européen de sélection du personnel (EPSO) d'admettre sa candidature à un concours de juristes-linguistes. L'EPSO avait estimé que son diplôme de master 2, obtenu par validation des acquis de l'expérience (VAE), ne correspondait pas au niveau d'enseignement requis par l'avis de concours, lequel exigeait une formation juridique complète sanctionnée par un diplôme délivré à l'issue d'un cursus universitaire classique. La Cour a confirmé que l'EPSO dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour définir les conditions de diplôme et que la VAE ne saurait être assimilée à une formation académique complète au sens de l'avis de concours.
7 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne annule la décision de la Commission autorisant l'utilisation du jaune de sulfochromate de plomb et du rouge de chromate, de molybdate et de sulfate de plomb, au motif que la Commission a commis une erreur de droit dans l'application de l'article 60, paragraphes 4 et 5, du règlement REACH. L'arrêt précise que l'examen de l'indisponibilité de solutions de remplacement doit être effectué de manière rigoureuse et ne peut se fonder sur une simple absence de demande d'autorisation pour ces alternatives. Cette décision renforce les conditions d'octroi des autorisations pour les substances extrêmement préoccupantes (SVHC) et impose à la Commission une évaluation stricte de la démonstration de l'absence d'alternative par le demandeur.
7 mars 2019
7 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-716/14, a annulé partiellement la décision de l'EFSA refusant l'accès à des études de toxicité sur le glyphosate, au motif que ces informations constituent des "émissions dans l'environnement" au sens du règlement (CE) n° 1367/2006. Il en résulte que l'exception de protection des intérêts commerciaux ne peut être invoquée pour occulter de telles données, un intérêt public supérieur à la divulgation étant présumé. Cet arrêt clarifie la portée de l'obligation de transparence pour les substances actives, en imposant la divulgation des études toxicologiques nécessaires à l'évaluation des risques environnementaux.
7 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a interprété l'article 37 du code des douanes communautaire et l'article 313 de son règlement d'application, relatifs à la présomption du caractère communautaire des marchandises. Elle a jugé que cette présomption ne peut être renversée par la simple constatation que des marchandises ont été transportées sous un régime douanier suspensif, sans preuve concrète de leur origine non-communautaire. Cette décision clarifie les conditions de preuve nécessaires pour contester le statut douanier présumé des biens dans l'Union.
7 mars 2019
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de validité des diplômes obtenus par validation des acquis de l'expérience (VAE) dans le cadre des concours de recrutement de la fonction publique européenne. La Cour juge que l'Office européen de sélection du personnel (EPSO) peut légalement refuser d'admettre à concourir un candidat dont le diplôme, bien que reconnu par un État membre, a été obtenu par VAE, si l'avis de concours exige un diplôme sanctionnant une "formation juridique complète" suivie dans un établissement d'enseignement supérieur. En substance, la VAE ne permet pas de présumer que le candidat a effectivement suivi la formation académique requise par l'avis de concours, ce qui justifie un traitement différencié par rapport aux diplômes obtenus après un cursus classique.
7 mars 2019
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 7 mars 2019 (affaire T-329/17) précise la portée de l'exception de protection des intérêts commerciaux pour le refus d'accès aux documents, en l'espèce les études de cancérogénicité du glyphosate. Il juge que la notion d'«informations ayant trait à des émissions dans l'environnement» au sens du règlement (CE) n° 1367/2006 doit être interprétée largement, incluant les données sur les effets à long terme de l'exposition à une substance active, ce qui fait primer un intérêt public supérieur à la divulgation. Cette décision renforce l'obligation de transparence de l'EFSA et des agences européennes pour les données environnementales liées aux autorisations de produits phytopharmaceutiques.
7 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cet arrêt, la portée de la présomption de caractère communautaire des marchandises prévue à l'article 313 du règlement d'application du code des douanes communautaire. Elle juge que cette présomption ne peut être renversée par la seule constatation que les marchandises ont été transportées sous un régime douanier suspensif, comme le transit externe, sans preuve concrète de leur origine non communautaire. Cette décision clarifie les conditions de preuve incombant à l'administration fiscale pour contester le statut douanier de marchandises circulant dans l'Union.
7 mars 2019