1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
1 248
Total documents
429 373
Avec texte intégral
275 210
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 821Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 504Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 739Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne annule la décision de la Commission de résilier le contrat d'un agent contractuel, faute pour l'institution d'avoir apporté la preuve de l'inexactitude matérielle des faits reprochés. Il précise que le juge de l'Union exerce un contrôle entier sur l'exactitude matérielle des éléments de fait invoqués pour justifier une résiliation fondée sur l'intérêt du service. En conséquence, l'absence de preuves suffisantes constitue une erreur manifeste d'appréciation ouvrant droit à réparation du préjudice matériel subi.
2 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les sociétés enregistrées à Gibraltar et assujetties à l'impôt sur les sociétés dans ce territoire ne peuvent pas être considérées comme des « sociétés constituées conformément au droit du Royaume-Uni » au sens de la directive 2011/96/UE. Par conséquent, elles ne peuvent pas bénéficier de l'exonération de retenue à la source sur les dividendes versés à leur société mère, car Gibraltar ne figure pas dans la liste des formes de sociétés couvertes par la directive. Cet arrêt précise la portée territoriale et matérielle de la notion de société mère/filiale dans le cadre du régime fiscal commun.
2 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cette affaire, que la notion de "client de détail" au sens de la directive MiFID (2004/39) ne se confond pas avec celle de "consommateur" au sens du règlement Bruxelles I bis (compétence judiciaire). Un investisseur qualifié de client de détail ne peut pas automatiquement se prévaloir des règles protectrices de compétence réservées aux consommateurs, notamment pour assigner le prestataire de services d'investissement devant le tribunal de son domicile.
2 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'exclusion systématique des retraités des secteurs public ou privé d'un appel à manifestation d'intérêt pour des emplois temporaires constitue une discrimination directe fondée sur l'âge, prohibée par la directive 2000/78/CE. Cette décision précise que le seul statut de retraité ne justifie pas une restriction générale à l'accès à l'emploi, sauf si des objectifs légitimes et proportionnés sont démontrés. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt impose de vérifier la conformité des dispositifs nationaux ou locaux excluant les retraités de procédures de recrutement temporaire avec le principe d'égalité de traitement.
2 avril 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne interprète la directive 2000/78/CE relative à l'égalité de traitement en matière d'emploi. Il juge qu'une réglementation nationale excluant automatiquement les retraités des secteurs public ou privé d'un appel à manifestation d'intérêt pour un emploi constitue une discrimination directe fondée sur l'âge. Une telle exclusion ne peut être justifiée que si elle poursuit un objectif légitime et est proportionnée, ce qu'il appartient au juge national de vérifier.
2 avril 2020
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne rejette comme irrecevable la demande en révision introduite par Petrus Kerstens à l'encontre d'un arrêt de la Cour. La Cour rappelle que, conformément à l'article 159 de son règlement de procédure, la révision est subordonnée à la découverte d'un fait nouveau de nature à exercer une influence décisive, ce qui n'est pas démontré en l'espèce, les éléments invoqués ne constituant pas des preuves nouvelles et pertinentes.
2 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un prestataire de services de stockage (comme Amazon) qui entrepose pour le compte de tiers des produits contrefaisants, sans avoir connaissance de cette contrefaçon, n'utilise pas lui-même la marque au sens du droit de l'Union. Ainsi, un tel prestataire ne peut être tenu pour responsable d'une contrefaçon de marque pour le seul fait de détenir ces produits en vue de leur expédition.
2 avril 2020
2 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que la directive 2007/64/CE relative aux services de paiement s'applique aux opérations libellées dans une devise autre que l'euro ou celle d'un État membre hors zone euro, lorsqu'elles sont fournies par un établissement de crédit. Elle établit que, en cas d'inexécution ou de mauvaise exécution d'un ordre de paiement, le prestataire de services de paiement du donneur d'ordre est responsable, et ce indépendamment des procédures de contrôle prudentiel ou des recours extrajudiciaires disponibles. Cette décision clarifie la portée matérielle et personnelle de la directive, renforçant la protection des utilisateurs de services de paiement transfrontaliers.
2 avril 2020
Le Tribunal de l'Union européenne annule le droit antidumping définitif imposé par la Commission européenne sur les importations de certains papiers thermosensibles légers originaires de Corée du Sud. L'arrêt censure la Commission pour avoir commis des erreurs dans le calcul de la marge de dumping et de la marge de préjudice, affectant ainsi la détermination du préjudice subi par l'industrie de l'Union. Cette décision rappelle l'importance du respect strict des méthodologies de calcul prévues par le règlement antidumping de base.
2 avril 2020
2 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le simple fait pour un prestataire de services de logistique (comme Amazon) de stocker des produits contrefaisants pour le compte d'un vendeur tiers ne constitue pas un "usage" de la marque au sens du droit de l'Union, à moins que ce prestataire ne poursuive lui-même un objectif de mise dans le commerce. Cet arrêt précise donc les conditions de la responsabilité des plateformes et des prestataires de services d'entreposage dans le cadre de la contrefaçon de marque, en distinguant la simple détention technique de l'acte de commercialisation.
2 avril 2020
2 avril 2020
Cet arrêt de la CJUE précise que la notion de "client de détail" au sens de la directive MiFID (2004/39) n'est pas équivalente à celle de "consommateur" au sens du droit de la consommation. Il en résulte que la qualification de client de détail dans le cadre des services d'investissement ne confère pas automatiquement la protection juridictionnelle attachée à la qualité de consommateur, notamment pour déterminer la compétence judiciaire en matière contractuelle.
2 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne, dans les conclusions de l'avocat général Bobek, examine la portée du principe de reconnaissance mutuelle des décisions de justice en matière pénale, notamment en ce qui concerne l'exécution des mandats d'arrêt européens. L'avocat général propose une interprétation restrictive des motifs de refus d'exécution, en insistant sur la confiance mutuelle entre États membres et en limitant les possibilités pour l'État d'exécution de contrôler le respect des droits fondamentaux par l'État d'émission. Cette affaire est cruciale pour les praticiens français, car elle clarifie les conditions dans lesquelles un juge national peut refuser de remettre une personne recherchée, en particulier en cas de risques de violation de ses droits fondamentaux.
2 avril 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "membres de la famille" au sens du droit de l'Union pour l'octroi d'allocations familiales. Il juge qu'une réglementation nationale qui exclut l'enfant du conjoint d'un travailleur non-résident de cette allocation, alors qu'elle l'accorde à l'enfant du conjoint d'un travailleur résident, constitue une discrimination indirecte injustifiée. Cette décision a pour portée d'obliger les États membres à étendre le bénéfice des avantages sociaux aux enfants du conjoint des travailleurs frontaliers, sous peine de violer le principe d'égalité de traitement et la libre circulation des travailleurs.
2 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une société enregistrée à Gibraltar et assujettie à l'impôt sur les sociétés local ne peut pas bénéficier de la directive 2011/96/UE sur le régime fiscal commun des sociétés mères et filiales. En effet, Gibraltar ne fait pas partie du Royaume-Uni au sens de cette directive, et son impôt sur les sociétés n'est pas équivalent à la "corporation tax" britannique. Par conséquent, les dividendes versés par une telle société ne peuvent pas ouvrir droit à l'exonération de retenue à la source prévue par la directive.
2 avril 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Parlement européen excluant un fonctionnaire de la liste des agents autorisés à suivre le programme de certification pour l'exercice 2016. L'arrêt précise les conditions de mise en œuvre de l'article 45 bis du statut, notamment l'obligation pour l'institution de motiver suffisamment ses décisions de non-sélection et de ne pas commettre d'erreur manifeste d'appréciation dans l'évaluation des mérites des candidats.
2 avril 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Parlement européen excluant un fonctionnaire de la liste des candidats autorisés à suivre un programme de certification pour l'exercice 2016. L'arrêt rappelle l'obligation de motivation des décisions individuelles en matière de promotion et de certification, et précise les conditions dans lesquelles une institution peut écarter un candidat au regard de l'article 45 bis du statut, notamment en cas d'erreur manifeste d'appréciation ou de violation du principe d'égalité de traitement.
2 avril 2020
Le Tribunal de l'Union européenne annule la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de classer un agent recruté sur concours interne à un échelon inférieur à celui des candidats externes, jugeant cette différence de traitement discriminatoire. L'arrêt précise que la pratique de la BCE, consistant à ne pas prendre en compte l'expérience professionnelle antérieure acquise en son sein pour le classement en échelon, viole le principe d'égalité de traitement entre candidats internes et externes. Cette décision a une portée directe pour les contentieux relatifs à la rémunération et au classement des agents des institutions européennes en France.
2 avril 2020